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jeudi 27 février 2014

Tu t'es rasé avec une biscotte?

Si on me surnomme papa Hérisson, ça n'est pas sans raison : c'est parce que j'ai tendance à piquer un peu (et à ronchonner aussi, mais c'est un autre problème). Je ne compte plus les fois où on m'a sorti :

– Dit donc, tu es en procès avec Ginette™ ou quoi?
ou
– Tient!? Tu t'es rasé avec une biscotte ?

Bin oui : j'ai le poil dru, j'ai le poil noir, et j'ai la peau sensible (et accessoirement parfois un peu la flemme aussi). Du coup, les rasages quotidien me posaient problème, car soit je ressemblais à ça :
"Je crois que je me suis rasé d'un peu trop près..."
soit je ressemblais à ça :
"Oui, je pique un peu..."
Oui, je sais. Du calme quand même les filles, maman Koala n'est pas prêteuse. Du coup, vous l'imaginez bien, j'ai testé pas mal de techniques, de produits et d'ustensiles de rasage avant de trouver la méthode :
1/ la meilleur marché
2/ la plus efficace
3/ la moins douloureuse

Notons que si j'ai résolu les problèmes de poils drus et noirs et de peau sensible, le problème de flemme étant toujours d'actualité, je ne me rase toujours pas quotidiennement, ce qui fait qu'en général, je ressemble à ça :
"Boah... ça va encore, je me raserai demain!"
Rhaaaaa! Du calme les filles j'ai dit!

Bien, je vais donc vous faire profiter de ma grande expérience en la matière en vous proposant cet article de test (non sponsorisé je le précise) :

Papa ne pique plus (enfin plus trop)


► Test n°1 : Les rasoirs

♦ Les rasoirs électriques
Ces petits bijoux de technologie qui font la joie et la fierté de l'homme moderne (et accessoirement de son catalogue) n'ont jamais vraiment été une expérience inoubliable pour moi. Déjà ces appareils sont en général fort coûteux à l'achat, et pas vraiment meilleur marché à l'entretien puisque les grilles de remplacement (bin oui, les lames sont à changer périodiquement) coûtent en général un testiboule.
Ajoutons à cela qu'il convient de nettoyer soigneusement ces fameuses grilles, faute de quoi leur durée du vie s'en trouve grandement réduite, et par la même le nombre de vos testiboules itou. Certains vous diront que le rasage à l'électrique est plus doux pour la peau : je m'inscrit en faux. Certes, il est difficile de se faire une coupure au rasoir électrique, mais le passage rapide de la grille a tout de même tendance à irriter l'épiderme... d'où le fait que maintenant les industriels proposent des rasoirs électrique qui déposent préalablement un gel protecteur à l'aloejoba de karité. Vendu en dosettes qui coûtent un rein bien sur.
Naturellement, ça complique d'autant le nettoyage de cette @#&*$ de grille, qui, non contente d'être garnie de micropoils abrasifs obstruant le machin, est donc à présent plâtrée de gel collant, cimentant ainsi les dit poils. Le bonheur.
Et pour ce qui est de l'efficacité, franchement on repassera : je n'ai jamais réussi à être rasé de vraiment près à l'électrique. Et comme j'ai le poil noir, ça fait un voile même quand je viens de me raser... pas terrible quand même. Ou alors il faut que j'insiste trois plombes, et du coup ça prend des heures et en plus après, je ressemble à ça :
"Ça irrite un peu la peau quand même..."
Bref, autant dire que pour le côté pratique, rapide et indolore, on repassera.

♦ Le rasoir mécanique à têtes jetables (2, 3, 4, 5 ou whatmille lames)

Bon. En terme d'efficacité, y a clairement pas photo : le rasage mécanique permet sans surprise d'être rasé de beaucoup plus près. Il est aussi beaucoup moins cher à l'achat, d'autant qu'on trouve régulièrement des offres de remboursement (total ou partiel) sur l'achat du nouveau dernier modèle-tip-top-wahou-qui-déchire-sa-race de chez Ginette™ (ou Ouiquisonne?™) avec encore plus de lames.
Le nouveau Ginette™ 4 lames sur pivot qui rase d'encore plus près!
Sur ce plan là, avantage avantage au mécanique. Sur l'entretien... je suis déjà plus partagé : sous prétexte d'efficacité et de confort de rasage (Mouaih. J'y reviendrai plus loin...), les industriels on jugé bon de pourvoir les têtes de ces rasoirs d'un nombre de lames improbable. Et en constante augmentation : c'est l'inflation. Au dernières nouvelles on était arrivé à 5 lames il me semble?
Bref, toutes ces lames c'est bien joli, et ça permet de faire de belles pub dans lesquelles on a l'impression que le rasoir a été conçu par la Nasa à l'aide d'un ordinateur quantique, mais le problème c'est que ça fini par coûter un bras. Grosso merdo, comptez une bonne quinzaine d'euros pour un petit paquet de 4 têtes de rechange. Argh!
Et du coup, deuxième problème, qui dit inflation du nombre de lames, dit effet grille d'égout : les poils se coincent entre les lames. Et comme avec un rasoir mécanique vous avez franchement intérêt à utiliser un gel ou une mousse à raser si vous ne voulez pas ressembler à ça :
"Oh mince, je me suis un peu coupé..."
du coup, vous retrouvez, comme pour l'électrique, à devoir nettoyer consciencieusement cette fichue tête garnie de mortier poil-savon si vous ne voulez pas la changer à chaque rasage (je rappelle : un bras les 4 têtes). Autre aspect : le confort. Alors pour un rasage pas trop fréquent, ça peut encore aller, mais sur un rasage quotidien : franchement non. En même temps, c'est logique : la multiplicité des lames fait que le rasage est plus rapide et plus efficace, MAIS du point de vue de la peau, chaque lame compte indépendamment pour un passage. Faite le calcul : disons 4 lames par tête, un passage vers le bas, un passage vers le haut, ça fait l'équivalent de 8 passages. Ouch. Pas étonnant que vous ayez la peau irritée, nécessitant un baume après-rasage apaisant et hydratant (prix : un oeil). Naturellement, il convient donc de préparer la peau avant le rasage à l'aide d'un gel ou d'une mousse de haute technologie (conçue elle aussi par la Nasa... pas étonnant que leurs sondes tombent en panne, les mecs doivent être trop occupés à concevoir des rasoirs et des cosmétiques) contenant moult substances allergènes, et coûtant un os.
Notez le design futuriste du bouzin : on dirait une navette spatiale de la Nasa.

♦ Le rasoir dit "de sureté"

Concrêtement, c'est le rasoir de grand-papy.
"–En 45, c'est avec ça que j'ai rasé la tête de cette gourgandine qui avait fricoté avec les boches! C'est du bon matériel!   –Grand papy! Voyons!"
Alors bon, oui c'est archaïque. Mais l'objet est plutôt luxueux finalement. Et en plus de son aspect rétro assez sympa (oh le bel objet!), il a une bonne maniabilié, à condition de bien choisir son modèle en terme de longueur de manche et de matière. Plus lourd que les mécaniques ordinaires, ça lui donne une meilleure tenue de main à mon sens.D'ailleurs les modèles haut de gamme coûtent un poumon (mais sont de belle facture). Pour ma part, j'ai choisi un Merkur Solingen™ qui doit coûter une quarantaine d'euros. Par contre, les lames sont à un prix dérisoire : comptez 1,50€ le petit paquet de 10 lames (allez : 3€ si vous achetez des lames haut de gamme au lieu des bonnes vieilles lames Ginette™ Blue Serie). Disons que le prix du rasoir se situe entre le mécanique à têtes classique et l'électrique, par contre, pour les lames, y a pas photo, c'est facile 30 fois moins. Du coût l'entretien revient considérablement moins cher, et le rasoir est, finalement, très vite amorti.

Bon, le prix c'est une chose, mais en termes d'efficacité? Ça rase moins bien, non?

Bin... non en fait. Bon, la qualité de la lame joue pas mal (c.f. forum du site rasage-traditionnel.com), mais sur les Ginette™ Blue serie par exemple, je n'ai pas constaté de différence notable avec les mécaniques à lames multiples que j'utilisais avant, en terme de qualité de rasage. Ah. Et concernant l'irritation de la peau? Et bien, plutôt moins d'irritation en fait (logique, moins de passage de lame au final...).

Mais vous me direz "tu as dû utiliser un gel ou une mousse de marque Poduku™ conçue par la Nasa aussi, du coup forcément..."

Bin non justement : un bon vieux savon au bol (vendu en grande surface dans son bol en plastoc pour la somme astronomique de 1,50€), à appliquer au blaireau. Bon ok, il faut un blaireau... comptez une vingtaine d'euros pour un blaireau Ouiquisonne?™ qui tiendra un bon moment si vous le rincez bien.

Ok, mais on doit bien se couper avec ce truc non? Et à votre avis, pourquoi appelle-t-on ça un rasoir de sureté?

Non, on ne se coupe pas plus qu'avec les mécaniques whatmille-lames, à moins d'y aller à la barbare, ou de raser dans le sens du fil de la lame, ce qui est très con de base avouons-le... Honnêtement, à part quelques micro-coupures (que je subissais tout autant avec mon Ouiquisonne?™ 4 lames et grille de protection), je ne me suis jamais coupé sérieusement avec mon rasoir de sureté.

Et la durée de vie des lames alors? Parce que bon, elles coûtent moins cher, mais on si on en utilise 20 fois plus...

Bof. Peut être un peu plus courte que les têtes multilames... et encore. Gardez à l'esprit que votre lame servira des deux côtés. A la marge, la retourner dessus-dessous permet de gagner encore 1 ou deux rasages. Petit calcul rapide : en étant pessimiste, et en comptant 1 seul rasage par côté (sans retournement dessus-dessous), sur un rasage quotidien, on obtient 365/2=182,5 lames, soit grosso modo 19 paquets de 10 lames. A 1,50€ le paquet, ça représente 28,50€ sur l'année. Si vous ne dépensez pas plus que ça pour vos têtes 5 lames Ginette™ Proglisse a l'aloejoba (sur un nombre équivalent de rasage) merci de me donner tout de suite votre truc (à part le vol dans les rayons). Et encore, je suis super pessimiste, puisque par expérience je compte plutôt 3 ou 4 rasage par côté, plus encore 1 ou 2 en retournant la lame. Soit : (3x2)+1=7 rasage par lame, donc 1 lame par semaine, soit un paquet pour 10 semaines, ou 6 paquets dans l'année, c'est à dire 1,50x6=9€. Ruineux, non?

Mon bilan : victoire sans appel du bon vieux rasoir de sureté.

► Test n° 2 : Les mousses à raser

♦ Les gels/mousses à raser en spray

J'ai parfois utilisé des gels et autres bombes de mousse, dont je ne remets pas l'efficacité en question. Leur principale atout est de ne pas nécessiter de blaireau pour l'application en général. L'inconvénient est que ces produits ne sont souvent pas très économiques : relativement onéreux à l'achat, il faut renouveler souvent le stock, car les bombes se vident assez rapidement.

♦ Les mousses à raser en tube

Moins chères que leurs homologues en spray, elles durent aussi un peu plus longtemps. A titre personnel, j'aimais bien les gels mentholé, qui donnait une agréable sensation de fraîcheur.  Inconvénient : il faut un blaireau (l'ustensile, pas l'animal) pour le faire mousser et l'appliquer.

♦ Le bol à raser

Je l'ai déjà évoqué brièvement au dessus : personnellement, je me contente maintenant du bon vieux savon à raser au bol, à touiller vigoureusement au blaireau. D'un bête point de vue de rapport qualité-prix, le bol est super intéressant : il coûte peu cher (environ 1,50€), dure longtemps (je dois en utiliser un en quatre à six mois environ) et se montre tout aussi efficace que les gels hors de prix, malgré ma peau sensible. Seul bémol, il nécessite lui aussi d'avoir un blaireau.

► Test n°3 : Les blaireaux

Comme le dit si bien wikipedia le blaireau est une brosse servant à faire mousser et appliquer sur le visage le savon à barbe. Son nom de "blaireau" vient du fait qu'il était traditionnellement fabriqué avec le poil de l'animal éponyme.
Il faut donc attraper ce petit animal, et le trucider pour lui carotter ses poils comme une vulgaire racaille qui chourave le sac d'une vieille.
On en trouve aussi en soies de sanglier, de porc, en crin de cheval, et en synthétique. Les blaireaux bas de gamme peuvent se trouver en grande surface pour 15 à 20€. Par contre, les prix pour un blaireau de qualité (marque Kent, Omega ou Plisson) atteignent aisément les 90 à 150€. Et on trouve même des modèles à plus de 1000€!

♦ Le blaireau basique

Jusqu'à une date récente, je vous aurais dit qu'un blaireau est un blaireau. Point barre. On en trouve facilement dans n'importe quelle grande surface.
Non, pas ces blaireaux là...
L'un des modèles les plus courants, est le blaireau Ouiquisonne?™ qui coûte une vingtaine d'euros. Rien à dire de particulier : il fait son boulot. Il a juste tendance à perdre ses poils et sa douceur au bout d'un moment.

♦ Le blaireau haut de gamme

Mais ça c'était avant. Car depuis, maman Koala m'a offert un blaireau relativement haut de gamme, et j'ai compris qu'il y avait de bons et de mauvais blaireaux, comme il y a de bons et de mauvais chasseurs (souvenez-vous!).
Basiquement, le mauvais blaireau tu l'attrapes, tu attrapes ton bol de savon à raser, tu mouilles le blaireau, tu le met sur le savon, et d'un geste vif du poignet : tu touilles jusqu'à ce que ça mousse. Après, tu appliques sur le visage et tu n'as plus qu'à couper les poils.
Le bon blaireau  tu l'attrapes, tu attrapes ton bol de savon à raser, tu mouilles le blaireau, tu le met sur le savon, et d'un geste vif du poignet : tu touilles jusqu'à ce que ça mousse. Après, tu appliques sur le visage et... rhaaaaaaa lovely. C'est doux!!!! Tu as l'impression que Monica Belluci est entrée dans ta salle de bain et est en train de te caresser le visage...
"–Tu piques un peu quand même papa Hérisson...
–Monica, sors de ma salle de bain! J'aime me raser tranquille!"
Bref. Un blaireau de base remplira son office, mais un bon blaireau le fera avec en plus un certain confort. Disons que c'est ce qui peut transformer la corvée du rasage en un moment plaisir. Pour ma part, j'utilise désormais un blaireau Plisson® en synthétique, d'une douceur exceptionnelle, qui coûte une quarantaine d'euros (on le trouve à l'Occitane à priori).

► Test n°4 : Les après rasages

Bon. Là, ça se complique un peu. Quel que soit le mode de rasage choisi, il vous sera difficile d'y couper (ah ah ah!). En effet, que le rasage soit électrique ou mécanique, il agresse plus ou moins votre peau : irritations, coupure, assèchement... Sans compter la sensation dite du "feu" du rasoir pour le mécanique (et l'électrique mais dans une moindre mesure).

♦ Contre les coupures

D'abord, parlons des coupures. Surtout dans le cas du rasage mécanique, elles peuvent toutefois survenir avec un rasoir électrique mal utilisé (ou si vous avez des petits boutons par exemple). A moins de vouloir ressembler à la créature de Frankenstein en vous pointant au boulot, stopper les écoulements sang, fussent-ils mineurs est un impératif. Plusieurs écoles s'affrontent :

  1. le papier hémostatique : vous avez surement déjà vu ça (au moins dans un film ou une série), ce sont ces tout petits bout de papier genre papier à cigarette, que l'on colle sur la micro-coupure le temps que ça sèche. C'est un peu la technique du pansement.
  2. la pierre d'alun : on en trouve encore (ça existe aussi comme déo) sous forme d'un petit tube assez senblable aux tubes de rouge à lèvre. Le tube contient une pierre d'alun (ça alors!) qui, une fois légèrement mouillée, sert à déposer un peu de sa substance, dessechante, sur le bobo. C'est efficace, mais ça pique un peu (Wouaaaaargh!) et ça dessèche la peau.
  3. Tamponner avec une serviette : en gros tu attend que ça coagule et tu essuie quoi!
  4. Faire appel à Edouard
  5. Jacques Dessange aime ça.
  6.  utiliser une crème spéciale de marque Poduku™
  7.  la lanoline : cette substance grasse est extraite de la laine des moutons (d'où le nom de lanoline d'ailleurs). C'est un excellent cicatrisant, et au moins, il ne dessèche pas la peau : au contraire, il l'hydrate. Par contre l'odeur est bof-bof et ça coûte un peu cher. De plus la texture est celle d'une crème très grasse et très compacte, donc inenvisageable comme après-rasage, c'est juste pour les petites coupures. On la trouve en mini tube de la taille du petit doigt, souvent en pharmacie ou parapharmacie pour les femmes allaitantes : la lanoline est recommandée pour les crevasses aux tétons liées à l'allaitement.

♦ L'après-rasage hydratant et apaisant

Voyons maintenant ce qu'on peut utiliser pour hydrater, assouplir et adoucir la peau et atténuer le feu du rasoir. Les après-rasages ne manquent pas dans le commerce : sticks, roller, baume en crème, eau de toilette... difficile de vous donner des conseils, chacun a ses préférences en terme de texture et d'odeur, et chaque peau réagit différemment. Si comme moi vous avez une peau sensible ou très sensible, vous avez probablement déjà opté pour un baume hydratant. La plupart d'entre eux sont à l'aloe vera, qui reste l'une des substances les plus efficaces et les moins allergènes.

En ce qui me concerne, mon côté bobo-écolo-qui-aime-se-la-péter-en-faisant-du-DIY m'a poussé à essayer de fabriquer mon baume moi-même (vous pouvez le retrouver aussi dans les fiches pratiques du menu de droite).

Il est assez facile de trouver des recettes sur internet. Elles sont assez variées, et on en trouve pour toutes les bourses. Comptez quand même un investissement minimum (en huiles essentielles et autre), qui peut paraître élevé de prime abord, mais sera amorti par les quantités de produit final que vous serez capable de produire.

► Epilogue
.
–Papa, tu piques un peu quand même!
–Rhaaa, non mais bon : c'est la faute de Monica! Elle reste trois plombes dans la salle de bain aussi!

vendredi 1 novembre 2013

Allo? Ween? Ici trouille!

*Flashback*

– Tient! Salut papa Hérisson, tu tombes bien. Je voulais te demander : on organise une petite fête pour Halloween, ça vous dirait de venir avec maman Koala et les gnomes?
– Oh bin tient! Oui, c'est une bonne idée! On aura l'impression d'avoir une vie sociale!
– Cool! C'est le soir, et surtout, n'oubliez pas vos déguisements, c'est une fête costumée! A plus!
– Ah ah, pas de soucis!
Minute... en soirée? Après un changement d'heure? Et il va aussi falloir déguiser les gnomes?

*Fin du flashback*

Bon, j'aurais mauvaise grâce de me plaindre, maman Koala et moi adorons les fêtes déguisées, et il faut bien reconnaître que depuis la naissance des gnomes, les occasions se sont faites rares (à l'exception notable d'un apéro-calypse organisé par votre serviteur l'an passé lors de la fin du monde maya qui n'a pas eu lieu. En même temps, les déguisements étaient souvent basiques, on demandait juste d'être dans le thème : la fin du monde. Et les petits étaient au lit.
Là, il va donc falloir se creuser un peu la cervelle, sauf à ressortir des vieux déguisements. Que tout le monde connaît déjà donc.

Pour un bon déguisement il convient de franchir plusieurs étapes :
  1. L'idée
  2. Le budget
  3. Le matériel
  4. La réalisation
  5. S'amuser

Détaillons, voulez-vous?

1. L'idée
Les idées de déguisement, ça ne manque pas forcément. Mais ça peut se compliquer quand il y a un thème imposé. Là, si on veut rester dans le thème "Halloween",  l'idéal c'est quand même un truc qui se veut "effrayant" (pas trop quand même, le but n'est pas de traumatiser des gnomes, impressionnables à cet âge). Hop, un petit tour sur Gogole™ Image pour se donner des idées.
... et en plus, j'avais filtré les recherches.
J'ai juste cherché "déguisement halloween"... j'ai pas ajouté "pouffe" dans les critères.
Ok. Bon.
Première constatation, selon Gogole™, si les hommes et les enfants ont aussi le droit de se déguiser, ça reste tout de même plus rare.
Deuxième constatation, selon Gogole™, lorsqu'une femme se déguise, quel que soit le thème, on pourra y accoler le mot salope sexy. Un homme peut se déguiser en zombie, mais une femme se déguisera forcément en zombie sexy. Ou en vampire sexy. Ou en pirate sexy. Ou en écolière zombie sexy. Ou en Disney Princess zombie sexy. Ou en Mercredi Adams (mais si! Vous savez : la petite fille dans le film et la série). Sexy aussi bien sur. Notons au passage que seules des femmes calibrées comme des poupées Barbantes™ doivent être prises en photo costumées. Les femmes normales, avec des jambes de moins de 1m80, un peu de cellulite et qui ne ressemblent pas à des bombasses siliconées ne sont pas référencées. Un peu comme chez les femen.

Ok, merci Gogole™, je me sens inspiré là.

Bon, réfléchissons pratique, et commençons déjà par trouver une idée pour les gnomes. Cahier des charges :
►le déguisement doit être approuvé par le gnome
►il doit être dans le thème (faire peur mais pas vraiment en fait)
►il doit être relativement neutre : si Plouf a un costume, sa sœur voudra  forcément le même, et inversement (et non, le costume de guerrière-terminator-zombie sexy n'est pas envisageable. Point.)
►il doit être raisonnablement solide (on évitera donc papier crépon et carton sous peine de voir le costume détruit lors des essayages avant même la soirée)

Une idée nous a été proposée par une amie : dépecer un ou deux chats et déguiser les gnomes en gnomes de cro-magnon. Idée retenue, mais pas pour cette fois, car ne correspondant pas vraiment au thème. De plus, pour convaincre les gnomes, il va d'abord falloir faire un peu de lobbying en leur refilant quelques histoires de Rahan, sinon j'ai peur que le concept de "cro-magnon" ne leur passe un peu au dessus de la tête.
Ah! tient!? Rahan va avoir besoin d'une nouvelle peau de chat manifestement...

Finalement, après de longues heures de creusage de méninges, maman Koala a fini par trouvé The Perfect Idea! La chauve-souris. C'est bien dans l'esprit halloween, ça ne fait pas peur, c'est pas trop compliqué à faire, et les gnomes sont ravis à cette idée.
Bon, les gnomes : check!

Passons aux adultes. Si on vise les classiques, on a quoi : vampire, loup-garou, zombie, squelette, fantôme, savant fou... (le tout pouvant bien sur être décliné en "sexy" pour maman Koala, bien sur).
L'idée de la vampire un peu gothique (et sexy donc) n'était pas mauvaise pour maman Koala : elle dispose déjà d'une longue robe noire et d'un corset un peu gothique. Ne manquerait que les dents et le maquillage.
Bob "boule disco" Patouchou aime ça.
Ah bin oui, mais non. On a pas de spray à paillette, c'est ballot. Et puis il semble que le corset ne soit pas au top de sa forme. Tant pis. Comme nous avons eu l'occasion de zieuter le "Alice au pays des Merveilles" de Tim Burton récemment, maman Koala opte finalement pour un costume inspiré du chat de Cheshire. Comment ça c'est pas un costume qui fait peur? Ceusse-zé-celles qui me lisent depuis quelques semaines déjà comprendront que je ne suis pas de cet avis : un chat, ça fiche quand même les chocottes. N'oubliez pas que ce sont des incarnations du diable.
Et puis, celui-là, il sourit trop pour être honnête. C'est louche un chat qui sourit. Chat. Souris. Hum.
Et puis, soyons honnête, si on en croit Gogole™, déguisement+chat+femme=tiercé gagnant en matière de costume de salope sexy. Maman Koala risque d'avoir un certain succès.
Et pourtant, il faut être un peu pervers pour trouver les chats sexy. Quoique... la beauté du diable peut être...
Passons à papa Hérisson. Inutile d'essayer d'avoir le mojo dans un déguisement, ça c'est réservé aux filles. Le déguisement de papa Hérisson pourra être : au mieux pas mal, au pire ridicule.
Papa Hérisson est assez poilu, on pourrait envisager le loup-garou...
Rintintin aime ça!
Ouaih mais bon, il risque de faire frisquet. Sinon, comme il risque d'avoir une tête de déterré après sa semaine de boulot, optons pour un déguisement de zombie : la moitié du boulot sera faite.

2. Le budget
Sur ce point là, c'est pas compliqué : nous sommes en fin de mois, en périodes de taxe foncière/taxe d'habitation, facture de bois de chauffage/ramonage. Ajoutons à cela que Vanina (pour rappel : Variable Aléatoire de Nuisances Intempestives Neutralisant vos Actions) vient d'avoir la peau du micro-ondes (ça vous le saviez déjà) et de l'aspirateur (ça c'est nouveau). Le budget est donc inférieur à zéro depuis le 9 environ : idéalement, il faudrait même que le costume rapporte des sous, faute de quoi papa Hérisson devra se séparer d'un de ses bras (ce qui peut rester cohérent avec un déguisement de zombie ceci étant) ou de ses testiboules.
Remarquez : si maman Koala adopte finalement l'une des idées de l'ami Gogole™ , y p'tet moyen de monnayer des photos avec Lui© ou Playboy©.
L'achat de vêtement et d'accessoires étant inenvisageable, il va falloir faire avec ce qu'on a sous la main :
►fringues usagées     ► 0 €
►anciens déguisements     ► 0 €
►maquillage déjà en stock     ► 0 €
►huile de coude     ► 0 €
►imagination     ► 0 €

Et pour tout le reste il y a :
Ceux qui s'en font des en or ont la version "Gold".

3. Le matériel
Ce critère est plus où moins limité par le critère précédent. Nous sommes contraints de nous limiter à notre savoir-faire et aux éléments de récupération dont nous disposons. En matière de savoir-faire, personnellement, je couds à l’agrafeuse, ce qui est bien mais pas top. Heureusement, maman Koala est un peu plus douée : elle sera donc en charge de l'atelier couture, par défaut.
De mon côté, je me débrouille pas mal en travaux manuels (peinture, etc), je peux donc gérer l'atelier maquillage. En outre, j'ai un vieux flacon de latex liquide (c'est une vieille histoire. Je ne tiens pas à en parler) permettant d'envisager un peu de fantaisie en la matière. C'est juste une façon de parler (n'insistez pas, je ne m'exprimerai qu'en présence de mon avocat!).
Avec un peu d'imagination et en s'exerçant un peu, le latex permet de faire des fausses cicatrices assez chouettes.
Nous disposons en outre de fripes diverses, de chutes de tissus variées, de carrés de feutrine de différentes couleurs. De fausses cicatrices en latex non utilisées (restes de soirées précédentes)sont également en stock, de même que plusieurs flacons de faux-sang. Divers crayons de maquillage (merci maman Koala), fond de teint et autres maquillage pour gnome sont également disponibles. On peut aussi trouver quelques chutes de polystyrène et diverses babioles utilisables dans l'atelier de papa Hérisson.


4. La réalisation

a. Pour les gnomes :
Un vieux bout de drap noir inutilisé coupé en demi disque crénelé, un t-shirt à manches longue de couleur noire, un peu de couture, un peu de maquillage et le tour est joué.
Et hop!
Seul inconvénient : les gnomes ne veulent plus quitter ce déguisement.
 
b. Pour maman Koala :
L'essentiel du déguisement se joue sur le maquillage (le sourire). Faute de lentilles à pupille fendue (pas le budget), on travaillera un peu le maquillage au niveau des yeux. Le principal restant le sourire : un grand trait noir pour élargir la bouche, et du blanc pour les dents.
En addition, un vieux poncho, taggé de rayures faites à la peinture fera le pelage. Son capuchon sera agrémenté d'oreilles de chat du plus bel effet : deux carrés de feutrine, pliés en triangle, avec des triangles de carton dedans pour rigidifier l'ensemble.
Commentaire de Xéna pendant la confection des oreilles :
– Tu fais quoi maman?
– Des oreilles de chat ma puce.
– Mais... tu en as déjà! Là et là! (désignant les oreilles maman Koala)
– ...

Cerise sur le gâteau : quelques brin de laine bleue dispersés dans les cheveux à l'aide de petites pinces permettent de donner l'impression de mèches bleutées du plus bel effet/
Il ne restera plus à maman Koala qu'à choisir des vêtements en accord avec le maquillage. Courts, moulant et sexy si on se fie à Gogole™ bien sûr.
Ah, on me glisse dans l'oreillette que maman Koala ne tenait pas à ressembler à une pouffe un chat de Cheshire sexy. Tant pis.
Oui... enfin, bon, c'est l'idée de base quoi!


c. Pour papa Hérisson :
Là encore, le plus gros du boulot se joue sur le maquillage. Outre les fausses cicatrices déjà en stock, il va falloir jouer du pinceau et du latex liquide. Se méfier néanmoins : certains y sont allergiques (enfin, surtout aux solvants présent dans le latex liquide, souvent à base d'ammoniac). On évitera donc d'en mettre sur les muqueuses (yeux, bouche, etc...), et il est recommandé de faire un test sur une petite portion de peau nue (l'avant-bras par exemple) avant toute chose.
Par chance, je ne fais pas de réaction à ce matériau.
Le latex peut se travailler de différentes façons. Avec un peu de peinture, on peut même le teinter dans la masse. Personnellement, je préfère maquiller par dessus, car je n'ai pas de colorant adapté. Idéalement, on procède de la façon suivante : une couche de latex sur la zone à "cicatriser", un coup de sèche cheveu pour sécher grossièrement, et un peu de coton ou de serviette en papier pour "sculpter" la forme de la cicatrice (à ce stade je recommande de teinter le coton ou le papier avec un fond de teint tout de même). Puis on remet une (ou plusieurs) couche de latex que l'on sèche à nouveau au sèche cheveu. Reste à teinter au fond de teint/rouge à lèvre/faux-sang pour faire réaliste.
Pour compléter, il me reste une lentille de contact de couleur blanche (oui, une seule) qui vient s'ajouter au maquillage (un oeil blanc, ça pète grave quand même). Notons que ça fait trois plombes que je n'ai pas mis de lentilles, et que je n'ai jamais trop aimé me tripoter les yeux : je ressemble donc à un lapin myxomateux aux yeux injectés de sang lorsque j'ai enfin réussi à mettre cette fichue lentille au bout de 3/4 d'heure. Pas grave, ça reste cohérent avec le costume.
Peaufinons avec quelques vieux vêtements déchirés judicieusement et maculés de faux-sang. Cerise sur le gâteau : à l'aide de chutes de polystyrène, je confectionne quelques faux os brisés, censés sortir des déchirures des vêtements. A l'aide d'un peu de faux sang, c'est plus vrai que nature.
Euh...

5. S'amuser
Malgré l'heure tardive, et des gnomes un peu BCBG par moment, force est de reconnaître que la soirée s'est plutôt bien passée, certains déguisements (dont ceux de nos hôtes) étaient particulièrement réussis. La déco et l'ambiance tenaient aussi la route, et malgré un début de repas vers 21h30, les gnomes ont quand même mangé ce qui était proposé (un peu, mais c'est déjà bien) et ne se sont pas montrés trop gonflants. Ils ont même tenu jusqu'à notre départ, vers minuit.

Bon, évidemment, ils nous l'ont fait payer au prix fort le lendemain, le mode BCBG étant activé en permanence.

Et sinon vous savez quoi? J'ai été désigné meilleur déguisement masculin de la soirée (bon, objectivement, celui de notre hôte était meilleur, mais il s'était de lui même placé hors concours).

Epilogue
Mon élection au titre de meilleur costume masculin était accompagnée d'un "trophée" (un Oscar, sans le "car". c.f. ci dessous) et d'un "diplôme" fait maison. Lequel diplôme a été posé sur notre table à notre retour. Il ne lui est rien arrivé jusqu'au matin, malgré 3 chats dans la maison et une table passablement encombrée. En courant de matinée, alors que la quasi totalité des chats avaient été fichu dehors (ne restait que chat n°2), le diplôme se trouvait toujours sur la table. Seul. Pas de nourriture, rien qui pouvait intéresser un chat. Enfin, pas tout à fait seul : un verre d'eau contenant quelques roses du jardin (oui, on a encore des roses au 1er novembre... on a dû oublier d'expliquer aux rosiers que c'était l'automne) trônait également au centre de la table. Ne me demandez pas pourquoi ni comment, mais cette empotée de chat n°2 a réussi à faire choir ce verre pile sur le diplôme (1 chance sur 360°... elle devrait jouer au loto). Comme ça. Pouf. Gratuitement. Bien joué.
Du coup, le diplôme "bave" un peu...




N.B. : pour ceusses-z-aisselles qui seraient intéressé(e)s, je vous mettrais prochainement en ligne des tutoriels détaillés sur la réalisation de ces costumes (et d'autres). Tutoriels qui viendront s'insérer dans une rubrique dédiée aux tutoriels (justement) qu'il me prendrait l'envie de publier. Merci qui? Merci papa Hérisson.

samedi 28 septembre 2013

50 nuances d'aube naissante (Fifty shades of twilight)

Cheveux ébouriffés après une nuit agitée, elle se dirigeait vers sa salle de bain d'une démarche néanmoins féline. Étouffant un bâillement elle s'avançait dans la pénombre de l'aube naissante, lumière éteintes dans la maison pour ne pas éblouir ses yeux encore chargés de sommeil. A demi léthargique elle entra dans la salle de bain, sans même remarquer que ses moindres gestes étaient épiés.
Jojo, le mérou du commandant Cousteau, aime ça!
Lui l'avait à peine entraperçue un peu plus tôt, mais depuis, elle l’obsédait. L'odeur de sa peau, sa chaleur... et surtout le battement de son sang dans ses veines et ses artères. Que n'aurait-il goûté à ce suc enivrant... Il l'observait, silencieux, dissimulé dans la pénombre, tandis qu'elle se livrait à ses ablutions matinales. Torturé par la faim - une faim dévorante - il luttait pour ne pas se jeter sur elle sans attendre. Lorsqu'elle s'approcha du miroir pour se coiffer, à moitié nue, il se glissa subrepticement derrière elle.
Songoku aime ça!

Les lampes étaient allumées à présent, mais elle ne vit pas son reflet dans le miroir - comment l'aurait-elle pu d'ailleurs? - et continua de démêler ses longs cheveux soyeux.
Fit-il un peu de bruit? Soudain, son regard se durcit, elle fronça les sourcils et sa main se crispa sur le peigne. Alors que le terrible suceur de sang s’apprêtait à s'attaquer à son cou délicat, à sa peau mordorée, elle se retourna brusquement en lui assénant un gifle monumentale, sous le regard amusé du prédateur à la fourrure sombre qui observait la scène.
Rantanplan aime ça!

– Purée! Mais c'est pas vrai? s'exclama maman Koala, y'en a combien de ses saloperies de moustiques ici? Je me suis déjà faite bouffer cette nuit!
– M'en parle pas, répondit papa Hérisson qui venait d'entrer dans la salle de bain, j'ai dû en zigouiller au moins sept après avoir pris ma douche. Faut dire, Chat n°2 ne fait aucun effort pour les bouffer... a croire qu'elle n'a d'intérêt que pour les araignées.
Pelotonnée sur la table à langer, Chat n°2 fit celle qui n'entendait rien ou ne se sentait pas concernée.
– Remarque, elle doit être naze : vu l'état de la salle de bain, elle a fait la bringue toute la nuit avec Colegramme.

Oui, pour rappel, ma salle de bain est une vraie ménagerie. Vous vous souvenez que Chat n°2 y passe ses nuits, mais d'autres squatteurs s'y invitent fréquemment. Il faut se rappeler que cette pièce est légèrement à l'écart du reste de la maison, dont elle est séparée par un sorte de couloir-véranda-en-plastoc qui sert de sas avec le monde extérieur selon le schéma suivant :
  • été : effet de serre = température proche de celle que l'on trouve dans la vallée de la mort
  • automne : effet champignonnière = humidité + effet de serre, on se croirait en Inde pendant la mousson
  • hiver : effet d'isolation en plastoc = la Sibérie fait figure de station balnéaire à côté de ça
  • printemps : effet gadoue = cette véranda donnant sur le jardin, tout la bouillasse qu'on a sur les pompes en revenant de ce dernier se retrouve accumulée dedans
Pour peu, donc, que nous décidions d'aérer la salle de bain un chouïa, cette dernière se retrouve alors connectée à notre jardin et donc à sa faune et sa flore. Parmi les squatteurs récurrents du lieu, on retrouve donc :
  • les mouches
  • les moustiques
  • les araignées
  • les champignons
  • les fourmis volantes
  • les crapauds
  • Colegramme : le hérisson du jardin
Tout ce petit monde trouvant que les nuits deviennent fraîches, une retraite stratégique en cet endroit chauffé et humide leur parait manifestement approprié.
Et oui, j'ai bien parlé du hérisson du jardin. Ma mascotte finalement. Ce petit coquin profite parfois de l'ouverture des portes de la véranda au crépuscule pour se glisser dedans. 
Il n'est pas méchant, mais si on a le malheur de ne pas le voir avant de fermer et d'aller nous coucher, il se retrouve alors piégé, et met le souk. Car le hérisson est nocturne, crapahute pas mal, grimpe plutôt bien, et défèque souvent. Et non, ça ne sont pas des anneaux qu'il drope...
Elle est chouette ma salle de bain hein?
Avec tout ça, autant vous dire que la douche matinal tient parfois plus du parcours du combattant que du réveil douceur.