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vendredi 13 février 2015

Dis donc! Tu veux mon doigt?

 –Les gnoooooomes! C'est l'heure de manger! On va se laver les mains!
–Non, j'veux pas me laver les mains!
"Je t'ai déjà de pas fouiller dans ton nez avec tes doigts, y a mouchoirs pour ça!"

–P'tit Prince : c'est pas discutable. Vu que tu manges avec tes doigts, et vu les endroits ou tu les mets avant, on pourrait aussi bien te tailler une assiette dans le lino du tramway si tu les laves pas, y aura pas plus de microbes...
–Pffff, bon... d'accord...

Agad', on secoue, on frotte un peu, et ayé, c'est bon.
Et oui, car il faut bien le dire, nos mains, nos doigts nous servent à tout et surtout n'importe quoi, ce qui en fait la porte d'entrée principale à tous les miasmes, microbes et autres toxiques possibles. Surtout en cette saison. Le problème, c'est que la conception gnomesque de l'hygiène concernant ce qu'on peut porter à la bouche est un peu particulière :
  • des mains cradingue :
  • une rembarde de tramway :
  • le sol :
  • une cuvette de WC :
  • des légumes en contact avec la viande dans l'assiette :


Comme vous ne vous en doutez peut être pas, aujourd'hui on va parler d'une excroissance oblongue, parfois turgescente, et qu'on a tendance à fourrer un peu n'importe où : je veux bien sûr parler des doigts. Mais je vous rassure, on va aussi causer de bistouquette,  vu qu'entre le procès du Carlton et la sortie de "50 nuances..." au ciné, ça serait ballot de se priver. Et en plus, une récente étudalacon fait le lien entre les deux.
50 nuances de Gris.

Ah mais dites donc... ça fait longtemps qu'on a pas parlé d'une étudalacon! Et pourtant, la science poursuit sa route (mais jusqu'où s'arrêteront-ils?). Et accessoirement, ça fait un certain temps qu'on n'a pas parlé de sexe non plus. Je vous sens déjà frétiller d'impatience...

Commençons par le commencement, les doigts donc : ces petits boudins articulés qui équipent nos jolies mimines à raison de 5 par paluche en temps normal, sont probablement l'un des éléments les plus caractéristiques de notre espèce, surtout le pouce opposable d'ailleurs, bien que peu utile pour le curage de narine (trop gros), mais pratique pour l'utilisation du smartphone, et indispensable pour l'autostop, ou le catapultage de crottes de nez. D'ailleurs, ça se ressent même dans le langage puisqu'on ne compte pas les expressions faisant référence aux doigts :
  • "Se fourrer le doigt dans l’œil"
    Il y avait plus simple...
  • "Obéir au doigt et à l’œil"
    Schnell!
  • "Un doigt d'alcool"
    Qui peut conduire au doigt dans l'engrenage du reste.
  • "C'est mon petit doigt qui me l'a dit"
    ... et je lui raconte mes petits secrets.
  • "Doigt d'honneur"
    Je vois bien le doigt, mais je n'ai jamais compris ou était l'honneur...
  • "Le doigt dans l'engrenage"
    Enfin, ça commence par le doigt...
  • "S'en mordre les doigts"
    Ah? On peut déléguer?
  • "Des doigts de fée"
    Quand elle est facétieuse, elle fait des bibites.
  • "Être à deux doigts"
    ... de conclure par exemple. Sur un malentendu.
  • "Mettre le doigt sur quelque chose"
    "Ah, là je sens que je vais mettre le doigt sur quelque chose..."
  • "Ne pas lever le petit doigt"
    Trop fatiguant...
  • "Le petit doigt sur la couture du pantalon"
    Je... euh... Désolé.
  • "Montrer du doigt"
    Best. Example. Ever.
  • "Au doigt mouillé"
    "Bon, là, au doigt mouillé, je dirais qu'il va pleuvoir..."
  • "Connaître sur le bout des doigts"
    En espérant qu'ils soient propres tout de même.
  • "Avoir la bague au doigt"
    Comme le mariage. D'ailleurs y a aussi une histoire de gnomes...
Bon, ok, mais et l'étudalacon qui lie les doigts au sexe dans tout ça? Patience, j'y viens...

Déjà, dans un certain nombre d'expressions, le lien entre "doigt" et "sexe" est plus ou moins patent. Ainsi, le "doigt d'honneur" symbolise plus ou moins (plutôt plus que moins) le pénis imaginaire carré dans l'oignon de celui ou celle à qui on le fait, ce qui, outre son côté assez vulgaire évoque des pratiques sodomites (c'est donc une sorte d'insulte plus ou moins ouvertement homophobe). La bibite est aussi parfois désignée par l'expression "le doigt du milieu". Je passe sur les expressions imagées telles que "se palucher", "se mettre un doigt", etc... Et puis il y a toutes ces vieilles rumeurs entre taille de la zigounette et taille des doigts, ou le rapport entre son diamètre est celui du cercle formé par le pouce et l'index réunis...

Bref, il était temps que la science y mette les paluches fourre son nez. C'est à présent chose faite grâce à cette belle étude faisant un lien entre taille de certains doigts et fidélité dans le couple. Si si. Bon, ne cherchez pas, c'est surement encore un coup du brave chercheur qui nous avait déjà pondu cette étude ci, ainsi que cette autre et aussi celle-là. Oui, pour moi, c'est clair : Kevin a remis ça.

Laboratoire du docteur Kevin Tate DeNeuh, 11h21

–KEVIN!
*schbling*
–Merde, mon tube à essai... Brenda-chérie, ça va pas de faire irruption comme ça non? C'était un échantillon super rare : une cellule de cheveux de Kojac, merde... même pas eu le temps de faire l'analyse digitale...
Aussi rare que les poils des oeufs.

–Ranafout' ! Tu as oublié ton portable à la maison. J'ai consulté l'index...
–Et mon petit doigt me dit que tu as trouvé mon code les doigts dans le nez...
–Quand tu m'as passé la bague au doigt, tu m'a juré fidélité. Alors c'est qui cette Sandy qui t'envoie des sextos? Hein? HEIN?
–Argh... je vais me faire taper sur les doigts... euh... c'est rien.
–Rien? Tu me prends pour une buse? C'est ta maîtresse c'est ça? Salaud! Et à deux doigts de la St Valentin en plus! Goujat!
–Tu te méprends mamour... tu me connais sur le bout des doigts, il est virtuellement impossible que je te sois infidèle... tiens, regarde ma main, compare mes doigts.
–...
–Ah tu vois? Inutile de me montrer du doigt!
–Non, mais tu me prends vraiment pour un jambon?Tes doigts, tu devrais les croiser pour que mon avocat ne te laisse pas en caleçon US sur la rue du quai! Et ma main à moi, tu veux la voir de près ma main? 'spèce de salaud! *baffe*
*re-schbling*
–Rhaaa non, zut! Mon échantillon de matière cérébrale de Nabilla! Une exemplaire unique! Son analyse devait donner un coup de pouce à mes recherches...
Pour une fois qu'on avait isolé de la matière noire...

–Nabi...? Encore une qui passe dans ton lit dès que tu claque des doigts? Obsédé! Menteur! Traitre! Tu vas t'en mordre les doigts!
–Oh! Pouce! Tu sautes aux conclusions chérie. Tiens, lis donc cette étude menée avec doigté! Comme tu peux le voir, mon annulaire n'est pas plus long que mon index. Peut-être est-il même plus court. Je suis donc fidèle, c'est scientifiquement prouvé.
–Euh... mais euh... et les SMS de cette Sandy alors? Tu vas me faire croire que tu n'as pas mis le doigt dans l'engrenage.
–Quoi? Ça? Ah ah! Pffff! Non, mais... c'est la secrétaire de Brendon celle qui a les gros seins nous protège des maladies coronariennes. Et t'as vu la taille de son annulaire à lui. Pfff, il se la tape c'est évident. Il croit avoir un doigt droit de cuissage sur toutes les filles du labo. Cette gourde brave fille à l'indice lipidique du postérieur un peu trop bas s'est juste mélangé les doigts et gouré de n°... Ou si ça trouve, Brendon lui a filé le mien pour que sa femme ne mette pas le doigt sur quelque chose. Ah ah!
–Ah... bah... bon. Si c'est la science qui le dit alors... j'ai dû me fourrer le doigt dans l’œil...Oublie ça, faisons plutôt l'amour sauvagement! Je veux sentir tes doigts qui...
–YES! SCIENCE WINS! AGAIN!
Sacré Kevin... dès qu'il s'agit de science, toujours le petit doigt sur la couture du pantalon.

vendredi 12 décembre 2014

Iliade... quoi se poser des questions (Homère d'alors)

Aujourd'hui, on va causer Culture, qui est, rappelons-le, comme la confiture : moins on en a, plus on l'étale. Notons également que dans le mot "Culture", il y a "ture", ce qui tombe rudement bien. Et comme je voudrais élever un peu le niveau de ce blog, qui est parfois un peu au ras des pâquerettes (celles qui poussent en ce moment même dans mon jardin en ce beau mois de décembre), on va causer un peu de "L'Iliade".

–La société de Xavier Niel? La maison mère de Free?
Devant une telle inculture, elle a fuit : elle a tout compris!
Mais non! Pas Iliad, l'Iliade ! Je veux parler de cette histoire vieille d'environ 3000 ans, écrite par un certain Homère...
Homère, j'ai dit, pas Homer!
... et qui relate les derniers jours de la guerre de Troie. Si vous avez de vagues souvenirs de vos cours d'histoire, des notions de mythologie, ou que vous avez regardé Ulysse 31 à la télé quand vous étiez gnomes, ça doit quand même vaguement vous parler.

Bon, pour rappel, si l'on en croit Homère (et à titre personnel je pense que pépère devait quand même fumer un peu le tsatsiki), la guerre aurait duré 10 ans, et aurait commencé à cause d'une nana. Comme un mariage donc. Car oui, tout ce bordel, ces armées mobilisées, ces milliers de cocus soldats loin de leurs femmes et de leurs enfants, ces milliers  de morts, de blessés, d'estropiés... tout ça c'était parce que cette andouille de Ménélas s'était fait truander sa meuf Hélène par ce bellâtre de Pâris.

Pâris, c'était le fils de Priam, roi de Troie, qui avait été désigné comme jury d'un concours de greluches de miss pour choisir qui d'Athéna, Aphrodite et Héra était la plus belle des déesses. Mais Pâris étant juste con comme une bite (à moins qu'il ne fut un pauvre geek gravement puceau prêt à tout pour tirer son coup avec une fille comme on en voit que dans les magasines), il désigna Barbie-déesse Aphrodite qui lui avait promis la plus belle femme du monde en récompense. Et qui tint parole puisqu'il pu pécho tanquille (t'as vu?) la charmante Hélène, réputée plus belle femme du monde, et l'emmener avec lui dans sa cité ville de Troie. Notons que le GHB n'existant pas à l'époque, si l'officiel de la donzelle, Ménélas, parla d'un kidnapping, il semblerait bien qu'Hélène n'était pas qu'un peu consentante. Sûrement le charme sauvage du provincial. Ce qui fait donc du pauvre Ménélas l'un des plus célèbres cocus de l'histoire.
Document d'archive.

Comme on le voit donc, dans l'antiquité les concours de beauté ça foutait déjà le dawa dans la société. En même temps, force est de reconnaître que le principe même est assez foireux, puisqu'il s'agit de juger objectivement de quelque chose d’éminemment subjectif (car soumis à des codes culturels, et des stéréotypes sociaux) : la beauté physique. Il suffit de regarder les filles clonées qui se présentent au concours Miss France.

–Ouaih nan mais bon, elles ont des épreuves intellectuelles aussi. Un questionnaire du culture générale, tout ça...

On parle là d'un QCM dont la troisième question est :
Qui a écrit le livre «Merci pour ce moment»?
  •     Ségolène Royal
  •     Valérie Trierweiler
  •     Carla Bruni-Sarkozy
  •     Christine Lagarde

Je n'ai rien de plus à ajouter à ce sujet.

–Ouaih nan ok, mais bon, maintenant il y a plein de concours pour plein de types de beauté : miss France Agricole, miss Ronde...

Ça n'est pas parce qu'on multiplie les stéréotypes, que ce sont moins de stéréotypes. Si ces autres "concours" ont au moins le mérite de présenter une alternative à la dictature de la brindille écervelée (avec une mention spéciale pour le pseudo concours de miss France Agricole, pour lequel aucun critère physique n'était retenu : juste l'appartenance au monde agricole), ils n'en restent pas moins restrictifs. Le vrai progrès serait que :
  1. des femmes de tous physiques (petite, grande, grosse, mince,...) et de tous âges (jeune, mûre, décrépite...) se présentent au concours
  2. que la gagnante ne soit pas systématiquement la grande brindille blonde de 19 ans
Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos troyens. Grave vénère de s'être fait piquer sa chérie, ainsi que sa chaîne Hi-Fi et son Opel Corsa par la même occasion, par un simple facteur –car rappelons que Pâris était juste venu en ambassade à Sparte à l'origine– , le pauvre Ménélas rameuta donc tous ses potes des cités (son frangin Agamemnon, Achille, Ajax, Ulysse,...) grecques afin d'aller meuler derechef la tronche de l'inconvenant. Mais hélas pour eux, malgré l'aide des déesses Héra et Athéna (toujours vexées de n'être que première et deuxième dauphine), le siège de Troie durera tout de même 10 ans. Jusqu'à ce qu'une habile ruse d'Ulysse (sans doute inspiré par Athéna) ne permette aux grecs de pénétrer la cité troyenne par derrière fourberie : le fameux Boeuf Cheval de Troie.
Quel déconneur ce Ulysse!
Notons donc que cette toute première utilisation d'un "cheval de Troie" fait donc de l'ami Ulysse le tout premier hacker de l'histoire.

Petit détail amusant pour conclure :  Hélène, donc était réputée d'une grande beauté. En Grèce (pays méditerranéen donc). Il y a 3000 ans (époque ou les femmes étaient considérées comme "belles" lorsqu'elles étaient plutôt plantureuses donc). Alors quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les réalisateurs de cinéma s'obstinent à la faire incarner par des actrices blondes, aux yeux bleus (limite nordiques les nénettes), et épaisses comme des brins de scoubidou? Hein? Pourquoi? Y avait pas de brune dispo?
Euh, t'es sure que t'es grecque toi?

"–Bonjour, j'ai le type méditerranéen. Si si, chuuut."

mardi 12 août 2014

L'accouchement sans douleur

–Inspiratioooooon, et... allez ON POUSSE!!! Allez allez, faut que ça sorte. J'ai pas que ça à faire alors il va falloir accoucher M. Papa Hérisson!
–Vous en avez de bonnes vous... je contrôle pas hein! Ça vient tout seul ou ça vient pas!

Comme vous vous en doutez, aujourd'hui on va parler accouchement, et plus précisément de la façon dont moi j'accouche. Je parle bien sur de l'accouchement d'une note de blog, qu'allez-vous donc imaginer?

J'ai en effet été invité par la sympathique Mia Wallace pour son projet destiné à connaître les sources d'inspiration des ses collègues blogueurs et blogueuses. Je me vois donc contraint de m'exécuter et de vous révéler mes secrets. Je vous invite donc à me suivre :

Dans la tête de Papa Hérisson
Clairement, ça n'est pas mon meilleur profil...
On est prié de s'essuyer les pieds avant d'entrer. Vous excuserez le bordel ambiant, je n'ai pas eu le temps de ranger...

Pour mieux comprendre, nous allons solliciter les explications de notre expert : Michel Chevalet.
Michel Chevalet de Torture
[Michel Chevalet] : Bonjour. Alors, un article de Papa Hérisson, comment ça marche? Et bien c'est très simple. Tout comme dans la fusée Ariane, il y a plusieurs étages : le lanceur, qui fournit l'idée de base, c'est l'é-ner-gie qui permet à la fusée "Article" de dé-co-ller littéralement. Ensuite, il y a les boosters, qui ajoutent des idées secondaires, des vannes pourries et des digressions apportant la poussée supplémentaire pour la mise en orbite de "l'Article". Et enfin, il a la coiffe, "l'emballage" de texte truffé de fautes d'orthographe et d'images honteusement volées ou détournées sur la toile, composant "l'article" proprement dit. A quoi il faut ajouter bien sûr les antennes des réseaux sociaux permettant de prévenir les lecteurs de la mise en orbite.
Ok, donc ça va encore être un article sur le sexe...



Merci Michel, pour ces explications. Rejoignons tout de suite nos envoyés spéciaux du futur du temps X, Grégor et Ichka Bouktémoche en direct du centre spatial de Kourou (en Guyane) nerveux du courroux (dans la tête de papa Hérisson) pour l'interview du chef de projet.
Grégor et Ichka, lors d'une conférence à Menton.
[Ichka Bouktémoche] : Bonjour Gregor...
[Grégor Bouktémoche] : ... et bonjour Ichka!
[IB] : Et bonjour à Papa Hérisson, chef de projet dans la tête de Papa Hérisson.
[Papa Hérisson] : Bonjour Grégor, bonjour Ichka.
[IB] : Tout d'abord merci de nous recevoir, mais pouvez-vous commencer par nous expliquer pourquoi Courroux?
[PH] : Facile : je suis un hérisson, donc assez gronchon par nature et souvent courroucé par tout un tas de choses. C'est donc logiquement le centre nerveux le plus spacieux et le mieux équipé.
[GB] : Avec votre aide, nous allons essayer de comprendre comment se fait la naissance d'un article. Alors dites nous, d'où vient l'idée initiale?
[PH] : Oh ça, c'est encore le plus facile. De tout ou presque. De mon quotidien, de l'actualité, de mes lectures, de mes pérégrinations sur la toile, d'autres blogueurs qui me taguent, de choses que je vois en me baladant, de discussions avec des collègues ou des amis, de mes chats... C'est souvent des trucs qui m'énervent, et en particulier la bêtise humaine. Ou les chats. Autant dire que les idées ne manquent pas. Le plus dur n'est pas de trouver l'idée de base mais la façon de l'aborder : et ça c'est un travail d'équipe.
[IB] : Et toutes ces idées aboutissent-elles à un article?
[PH] : Non, évidemment. Certaines idées sont mortes-nées : je n'arrive pas à trouver comment les aborder. Certains articles sont en cours d'écriture depuis plus d'un an et n'avancent pas... Des fois une idée déboule et fait que je mets en standby un article en cours d'écriture, que je reprends la semaine qui suit... ou beaucoup plus tard. Ou jamais. Sans compter que j'ai une fâcheuse tendance à la procrastination, qui fait que si je ne produis pas un article quand j'en ai l'idée, il a des chances de ne jamais voir le jour.
[GB] : Vous vous autocensurez parfois?
[PH] : Non. Je me réserve le droit d'aborder n'importe quel thème. C'est mon blog et j'y écris ce que je veux sans me restreindre : de la critique sociologique à la fiche culinaire en passant par un tutoriel sur l'élevage des pingouins si ça me chante. Seul le ton des articles est uniforme. Et j'essaie aussi de rester à peu près tous publics.
[GB] : Vous parliez de travail d'équipe, vous n'écrivez pas seul alors?
[PH] : Non car (pour paraphraser belle-maman) je ne suis pas tout seul dans ma tête. Mais c'est moi le chef. Du coup, lors de la rédaction d'un article je fais un brainstorming avec mon équipe de moi-même pour déterminer comment l'idée de base va être maltraitée. C'est un peu comme un conseil des sinistres ministres : certains d'entre moi sont spécialisés dans des domaines précis. Lorsqu'il n'y a pas consensus, c'est alors moi qui tranche, puisque je reste le chef. Il m'arrive même de m'engueuler, mais en général je ne m'en veux pas très longtemps et je finis par me pardonner.
Oui, le ministère de la Jeunesse et des Sports est à l'abandon. Que voulez-vous, la vieillesse est un naufrage...
[IB] : Euh...vous êtes sous traitement pour ça?
[PH] : Ça n'est pas pathologique. Enfin je ne crois pas... Bon, en tout cas je ne suis pas dangereux. Ceux qui prétendent le contraire finissent par sécher dans mon grenier de toute façon.
[IB] : Pouvez-vous nous en dire un peu plus?
[PH] : Bien sûr :  "un peu plus".
[IB] : Non... je veux dire, à propos de "ces autres" dans votre tête?
[PH] : C'est schématique. C'est plus un cheminement de pensée qui me permet d'explorer les différentes facettes d'un sujet, sous plusieurs angles. Bon, prenez la présente interview par exemple : c'est surtout une astuce littéraire pour aborder les choses de la façon qui me convient, en donnant l'illusion d'un dialogue. Vous n'existez pas réellement. Et une fois l'article terminé, vous disparaitrez dans le néant d'où vous venez, comme dans un trou noir...
[GB] : C'est troublant...
[PH] : Je ne vous le fais pas dire. Quoique : si, en fait. Et merci pour ce jeu de mot moisi.
[GB] : De rien.
[IB] : Non mais sérieusement, vous prenez des trucs quand même?
[PH] : Pas depuis que j'ai arrêté de renifler la colle Cléopâtre à l'école primaire. Juste du café. Avec deux sucres s'il vous plait.
[GB] : Admettons. Cependant, vous publiez environ un article par semaine, souvent assez long. Peut être avez-vous une muse?
[PH] : Une muse? Vous voulez parlez de ces greluches à moitié nues qui ont de l'air dans le cerveau, qui passent leur temps à glander en racontant des conneries, et qui sont censées inspirer les artistes? Non, sérieusement, je ne regarde pas la télévision, et et surtout pas les émissions de téléréalité. A mon avis c'est plus une distraction qu'autre chose... chez moi il y a bien maman Koala, mais elle se ballade (trop) rarement à poil à mon goût, et elle glande rarement. Du reste elle dit des choses bien trop profondes pour être une muse...
La Nabilla de l'époque s'appelait probablement Terpsichore. Terribles les ravages de la colle Cléopâtre...
[GB] : Ok, alors d'où vous vient cette productivité?
[PH] : Je fonctionne beaucoup par associations d'idées, surtout si elles sont foireuses et qu'elles me font marrer. Et je fais énormément de digressions, du coup ça meuble pas mal. Et puis certains d'entre moi ont de la culture. Des rumeurs insistantes affirment que j'aurais fait un deuxième cycle universitaire en sciences (mais ce sont surement des médisants qui racontent ça). Et je lis pas mal. Des livres, des conneries sur internet, etc... En plus j'adore m'écouter penser.
[IB] : Et d'un point de vue pratique, comment écrivez-vous l'article?
[PH] : Une fois que j'ai une idée, je fais souvent quelques recherches sur le thème choisi. Même si je le connais bien, ça peut permettre de savoir ce qui se dit à ce sujet et d'avoir éventuellement des opinions contradictoires sur la question. Puis je tape mon texte. Au kilomètre, dès que j'ai un peu de temps (ça peut même être dans un simple fichier Notepad au boulot parfois, mais chut, ne le répétez pas, ça pourrait m'attirer des ennuis). En général j'écris une bonne tartine, puis je fais autre chose, puis je reviens dessus et je modifie des trucs. Des fois je change l'ordre de certains paragraphes, j'enlève des phrases, j'en ajoute, j'en modifie la tournure... souvent à plusieurs reprises, jusqu'à ce que le texte me semble fluide et me convienne. Je ne fais jamais de plan avant, et il m'arrive souvent de me lancer sans savoir où je vais : ça vient tout seul. Puis, quand je suis satisfait, je colle ça dans mon brouillon et je le mets en forme. Et enfin, je peaufine en ajoutant les images (et leurs légendes), les liens, des bonus plus ou moins cachés, sous forme d'info-bulle (le texte qui apparait sur un fond jaune clair quand on met le curseur sur un élément) au niveau des liens et des images. Si j'ai le temps et que je suis d'humeur, il peut aussi m'arriver de mettre des dessins de ma composition. Ou même des images qui bougent. J'ai même mis une chanson de ma composition une fois... une occasion rare pour mes lecteurs (ceux qui ne sont pas malentendant bien sur) d'entendre ma superbe voix, semblable à celle d'un baryton tuberculeux sous LSD.
[GB] : En gros, vous voudriez nous faire croire que vous pouvez écrire tout seul un article par semaine sur n'importe quoi, et en en mettant une tartine en plus?
[PH] : Oui probablement.  Mais ça parlera d'à peu près tout sauf du thème de base. Soyons clair : je n'écris jamais un article parce que je le dois (raison pour laquelle je ne fais pas de billet sponsorisé), mais parce que j'en ai envie et que j'ai des choses à dire, même si elles sont stupides.
[GB] : Et ça vous rapporte combien?
[PH] : Que dalle. Je n'ai intégré aucune publicité rémunérée sur mes pages, et je ne fais pas de partenariat commercial. J'écris pour le plaisir. Bon évidemment, je pourrais retourner ma veste si un riche mécène décidait soudain de me couvrir d'or (ceci est un appel du pied). J'ai des convictions mais tout a un prix. Et sinon, j'écris car j'aime être admiré et encensé pour mon esprit brillant et percutant... mais sur ce point je reste un peu sur ma faim : j'ai trop peu de commentaires dithyrambiques pour satisfaire mon ego, et aucune lectrice en pâmoison devant mon génie (incompris) ne m'a jamais proposé le mariage. Pour ceux qui ne comprennent pas les allusions subtiles, je vais être plus direct : commentez! Flattez-moi! Wesh t'as vu, lâche tes coms!
[IB] : Hem. Pour conclure, une astuce à donner à ceux et celles qui seraient tentés par l'aventure du blogging?
[PH] : Y a pas de miracle, comme le dit mon père : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément (il parait, c'est Gogole™ qui me le dit, que ça serait du Nicolas Boileau à la base... ok, si Gogole™ le dit...). Sinon, les gifs animés de chaton peuvent permettre de noyer le poisson, mais ça ne marche qu'un temps.
Tentative désespérée et pitoyable de masquer le vide sidéral de ce billet.
[GB] : Et bien merci papa Hérisson...
[PH] : On vous en prie.
[IB] : ... et faites vous soigner. Franchement!

Epilogue
–Félicitation M. Hérisson, c'est un article de blog! Et il fait... ah oui, 1942 mots, et 8 pages dans un traitement de textes quand même. Un beau bébé!
–Fastoche. La prochaine fois je le fais sans péri...
–Sans péridurale?
–Non, sans périphrases : inutile de tourner autour du pot. Bon, vous pouvez me recoudre maintenant? Je déteste avoir la boite crânienne ouverte aux quatre vents comme ça...
–Bon... on va mettre un peu de colle Cléopâtre hein...

Cet article vous a plu? Il participe à l’événement interblogueurs « Comment je trouve l’inspiration pour mon blog » organisé par Mia de Trucs de Blogueuse. Si vous aimez mon article, cliquez pour voter sur ce lien.


Nota Bene : toutes les images présentes sur cet article sont libres de droit, ou m'appartiennent.

jeudi 10 avril 2014

Questions existentielles...

Sur internet, et entre autres les réseaux sociaux, il existe un certain nombre de "plaies". Je ne parle pas de vulgaires bugs et autre failles de sécurité, pas plus que des problèmes de respect de la vie privée (mes amitiés à l'agent Johnson de la NSA qui s'est vu attribué la tâche ingrate de lire toutes les conneries que je peux publier). Je parle de Plaies au sens biblique du terme : le truc qui pourrait te faire croire en l'existence de Dieu. Ou du Diable. Ou du grand Architecte de la Matrice.
"–Tu ne peux pas lutter Neo, j'ai inventé les lolcats!
–Damned, je suis feinté!"
Comme les Plaies d'Egypte, on en compte dix :
  1. Les virus : adware, malware, troyan et autres Windows qui vous pourrissent la vie. On se demande même parfois s'ils ne sont pas créés par les fabriquant d'antivirus histoire de justifier leur business.
  2. Les pirates : hackers black hat, crackers... bref tous ces gens pour qui les arcanes du web n'ont plus de secrets, et qui n'ont aucune difficulté à pirater votre compte Facebouc dont le mot de passe "123456" vous semblait déjà compliqué à retenir de votre côté...
  3. Les skyblogs, forums doctissimo et autres pages de blogueuse mode.
  4. Le spam : de la pub en (mauvais) anglais vous proposant du viagra à prix cassé, au mail du fils de l'ancien premier ministre africain Mamadou S'Quetum Koné qui a besoin de votre aide pour sortir son héritage du pays en utilisant votre n° de compte bancaire moyennant une commission faramineuse, ce sont tous ces messages qui polluent quotidiennement votre boite mail.
  5. Les trolls : vous visualisez les bancs de l'opposition à l'Assemblée Nationale (quelle que soit  la majorité ou l'opposition du reste) ? La même chose, mais sur internet : des gens qui passent leur temps à balancer des petites phrases polémiques dans le but de pourrir le débat, et qui y prennent un malin plaisir.
  6. Les Mèmes : généralement une image ou un photo (détournée) reprise massivement sur les réseaux sociaux. Exemple. Mais il peut aussi s'agir d'un texte, comme les "Chuck Norris facts" par exemple. Si ça peut être rigolo (comique de répétition) à petite dose, vous êtes toutefois en droit de lapider à coup de figues molles tous ceux qui en abusent un peu trop.
  7. La règle n°34 : si quelque chose existe, il y en a une version pornographique sur internet. Exemple.
  8. Les chaines de mail du style : "La petite Wynona Theresa Fischer (WTF) âgée de 5 ans depuis 1998 est atteinte d'un syndrome extrêmement rare qui nécessite la greffe d'un anus en téflon suite à au vol de son rein dans un hôtel miteux à la sortie d'une boite de nuit, opération extrêmement coûteuse. Caramail™ (qui va bientôt rendre votre compte Facebouc payant) a accepté de verser la somme nécessaire si ce mail fait 666 fois le tour de la terre. Envoie ce mail à 40.000 de tes contacts dans les 10 secondes en tournant autour d'une 4L avec l'index gauche sur le nez tout en pensant à la femme que tu aimes, sinon un opossum épileptique géant blanc foncé viendra manger ta famille en noyant des chatons demain à 16h66.     P.S. : n'oubliez pas de faire attention aux canettes de Caca Colé contenant de la cocaïne dans les boutiques de fringues, les cabines d'essayage sont piégées et vous risquez de vous retrouver dans un harem ou fin fond du Boukistan, avec une seringue dans les fesses pleine de virus du SIDA. Bisous, topette!"
  9. Les PPS avec des paysages de plages et de forêts photoshopées accompagnées d'un joli texte cucul-la-praline et d'une musique d'André Rieu, ou de gifs animés qui clignotent, ou encore de chatons (peuvent se retrouver en chaîne de mails, voir ci dessus). Notez que je soupçonne ces diaporamas de contenir des images subliminales horrifiques destinées à rendre fou.
  10. Les billets de blog avec une liste de questions et où l'on tague d'autres blogs : principe qui consiste à répondre à un défi ou des questions et à passer la patate chaude à un ou plusieurs autre blogueurs. Encore une forme de chaîne, mais plus insidieuse...
    Exemple de PPS cucul. Imaginez la même chose avec de la flute de pan en fond sonore.
Là, je me suis fait taguer par Audrey et Christophe du blog "Privatebebe". Autant vous dire, que je n'ai pas l'intention de...

–Dis donc papa Hérisson, et ça? Et ça là? C'est pas des tags par hasard? Et tu veux nous faire croire que tu ne touche pas à ça?

Hum. Oui. Bon. Je reprend.

Là, je me suis fait taguer par Audrey et Christophe du blog "Privatebebe". J'ai pas trop envie de me retrouver confronté à un opossum géant albinos ou un dinosaure bleu, du coup, j'ai décidé de répondre à leurs questions. Je reprend donc les règles du jeu :

  1. Répondre aux 11 questions que le tagueur t’as posé (Purée! Et pourquoi pas 36 aussi?)
  2. Écrire 11 questions pour les blogs que tu vas taguer
  3. Sélectionner 11 9 blogs et mettre leur lien dans ton article (J'en ai pas trouvé plus de 8 alors bon...)
  4. Informer les 11 blogs que tu les as tagué (Tient, je vais une chaîne de mails pour ça... Avec un joli PPS de chatons qui clignotent)
  5. Ne pas taguer un blog qui t’as tagué (Ok, c'est réglo : pas le droit de toucher son père!)
  6. Écrire les règles dans son article (Bon, ça c'est fait!)
  7. Partager l’article et le tag avec les 11 autres blogs (Ça serait pas un truc vaguement filou pour se faire de la pub et attirer des visites ça par hasard?) 
  8. Interdiction de lapider celui qui vous tague (celle-là elle est de moi, je préfère prendre les devants...)
Allez zou, c'est parti.

1. Question de parents : Si tu étais président(e), quelle serait la première loi que tu ferais voter ?
►Une loi d'exception qui m'accorderait les pleins pouvoirs, sans restriction ni limitation de durée. Oui, ça sera une dictature, mais ça sera la mienne. Accessoirement il faudra bien ça pour réussir à remettre un peu d'ordre dans tout ce foutoir. Ensuite,  je légaliserai la PMA, la GPA, et l'adoption simplifiée pour tous (homos ou hétéros) : juste pour faire chier Civitas et la Manif' pour tous. Puis je lèverai une taxe sérieuse sur les transactions financières histoire de financer pour de bon les trucs importants comme, au hasard : l'éducation, la santé, les aides sociales, l'environnement, la recherche...Au passage, les opposants (en particuliers les anciens dirigeants politiques) seront mis à contribution : je les ferai parquer sous bonne garde dans des champs d'éolienne, histoire qu'ils puissent continuer à brasser de l'air de façon productive.
Et maintenant, ça va chier...

2. De parents : Est-ce que tu crois aux extra-terrestres ?
► Sachant que notre seule galaxie compte entre 200 et 400 milliards d'étoiles, que les récentes découvertes laissent à penser que plus de 50% d'entre elles disposent d'un système planétaire, et que l'univers visible compte au minimum 100 milliards de galaxie (la notre étant de taille moyenne) : ça nous fait tout de même 15000 milliards de milliards de systèmes planétaires dans l'univers au minimum (15 suivi de 21 zéros!!!). Même en supposant que chaque système planétaire ne comporte pas nécessairement une planète habitable, ça serait quand même malheureux que le vie ne soit apparu que sur Terre. La bonne question serait plutôt : "Crois-tu à l'existence d'une vie intelligente sur Terre?", ce à quoi je répondrai que j'ai de sérieux doutes...
On voit bien que c'est un fake : photo floue, sujet impossible à identifier clairement. Surement un reflet de Venus sur un ballon sonde.

3. De parents : Quand le téléphone sonne, tu es heureux(se) ou angoissé(e) ?
►Ni l'un ni l'autre, je suis "Humide" puisque le téléphone sonne toujours lorsque vous vous trouvez dans le bain/sous la douche. Ce dernier point a d'ailleurs inspiré l'un des énoncés du théorème de Claude François : "Tout corps plongé dans un liquide reçoit un coup de téléphone.", d'où le terme "allo" lorsqu'on décroche, déformation syntaxique de "à l'eau" et signifiant que l'appelant nous fait chier à notre appeler pendant nos ablutions quotidiennes.
"–Nan mais à l'eau quoi... le shampoing se rince à l'eau!"

4. De parents : Qu’est-ce qui te fais le plus rire dans la vie ?
►Généralement, mes propres conneries (oui, je suis un peu imbu de moi-même). Sinon les chatouilles.

5. De parents : Qui a trouvé le prénom de ton(tes) enfant(s) ? Papa ou Maman ?
► Maman Koala pour l'idée de base, mais l'idée finale était un consensus, dans les deux cas.

6. De parents : Par amour, tu serais prêt(e) à accepter quelques petites infidélités ?
► Je ne suis pas "propriétaire" de ma compagne. L'exclusivité par principe est une absurdité, une résilience culturelle judéo-chrétienne. En outre, les sentiments n'ont que faire des principes : on ne choisi pas de tomber amoureux de quelqu'un d'autre. Donc, partant de cela, oui je serais prêt à l'accepter. D'ailleurs les anciens amants de maman Koala en train de sécher au grenier vous confirmeront que je suis très ouvert d'esprit à ce sujet.

7. Question d’enfants : Et pourquoi les riches des pays riches ne donnent pas un peu d’argent aux pauvres des pays pauvres ?
► Parce que l'argent ça ne se mange pas... vaut mieux leur filer à bouffer. Mais sinon je crois surtout que les riches ont peur de devenir pauvre en donnant leur argent aux pauvres. Notons qu'à l'inverse, les pauvres n'ont pas peur de devenir riches en donnant leur argent aux riches.

8. D’enfants : dis…tu sais d’où elles viennent les étoiles filantes ?
► Oui bien sur : ce sont des extra-terrestres qui balancent leurs crottes de nez lumineuses sur Terre, mais chuuut! Il ne faut pas le dire aux savants, ils croient que ce sont des cailloux qui tombent tout seuls dans le ciel... n'importe quoi!
Hé les dinosaures! Matez un peu celle-là, elle va déchirer sa race!

9. D’enfants : Et pourquoi même si on n’est pas du tout timide, on a peur de dire à notre amoureux(se) qu’on l’aime ?
► De peur qu'il/elle ne réponde la même chose : c'est un coup à finir avec la bague au doigt accompagné d'un ribambelle de gnomes cette histoire.
Je n'invente rien, il y a de très bons documentaires (bien qu'un peu longuets) qui parlent de ça...

10. D’enfants : Et pourquoi la vache qui rit, elle rit ?
►  C'est un rire sardonique de méchant de film : elle sait de quoi se compose son fromage, du coup ça la fait marrer qu'on en file aux enfants. Ceci étant, je la crois un peu misanthrope... et je ne serais pas surpris qu'elle fomente un plan machiavélique pour détruire l'humanité. D'ailleurs on notera fructueusement qu'elle est de la même couleur qu'Orangina Rouge (réputé méchant), et qu'elle ressemble furieusement à "Dark Maul" (en français = "Sombre Moule")... si ça c'est pas une preuve.
"–Mouahahahaha! Je vous détruirai tous!"


11. D’enfants : Et pourquoi ça sert d’aller à l’école puisque tôt ou tard on sera mort ? 
►  Euh... ah ouaih... pas faux. D'ailleurs, patron ? Vous avez une minute? En même temps... c'est à l'école, tagadagada, qu'on apprend les bétises! ♪♫

Voila pour mes réponses.

Du coup, voici mes questions  :
  1. Mironton ou Barjabulle ?
  2. C'est qui le plus fort entre Chuck Norris et Vladimir Poutine ?
  3. Pourquoi les biscuits mous deviennent-ils durs alors que les biscuits durs deviennent mous ?
  4. Pour protéger les arbres, tu serais prêt(e) à manger des castors ?
  5. A ton avis, pourquoi Superman porte-t-il son slip au dessus de son pantalon ?
  6. D'où viens ton pseudo sur internet ?
  7. Quelle est ta couleur préférée ?
  8. Sérieusement ? Non mais... c'est une vraie couleur ?
  9. Qu'est-ce qui est long et dur et que les femmes n'ont pas ?
  10. 1515 ?
  11. En supposant que tu fasse partie des deux derniers humains sur Terre avec une célébrité, laquelle choisirais-tu pour t'aider à repeupler la planète ?
(Et si vous êtes sages et que vous me le demandez gentiment, je vous mettrai mes réponses à mes propres questions en commentaire).

Et du coup, je vais taguer :
Bon. Ça c'est fait. Donc pour aujourd'hui, il me reste encore à : écrire 14 mails de fils du premier ministre de Côte d'Ivoire, faire 8 PPS avec des chatons, allez troller sur Rue89...

samedi 5 avril 2014

Et mes galettes? C'est du poulet?

Si il y a bien un truc qu'on aime pas dans la famille Hérisson-Koala, c'est bien le gaspillage. Surtout au niveau alimentaire. Plusieurs raisons à cela :
  1. Par principe moral : c'est vexant de jeter de la nourriture, alors que certains crèvent de faim dans le monde (et pas besoin de chercher loin, on en trouve en France, les restos du cœur sont là pour le prouver).
  2. Par principe écologique : produire pour jeter, c'est gaspiller des ressources au delà du produit jeté lui-même.
  3. La nourriture, en général, on l'a payée (et deux adultes + 2 gnomes en pleine croissance, ça bouffe croyez-moi!). Alors si c'est pour la mettre à la poubelle, ça fait mal au porte-monnaie, d'autant qu'il n'est pas très garni.
  4. Les poubelles, on les paye (chez nous, il y a un forfait au nombre de poubelles ramassées : le moins tu sorts ta poubelle, le moins tu payes). On a déjà payé pour la bouffe, alors repayer pour qu'elle aille à la poubelle, ça fait doublement mal.
  5. Ça montre qu'on a mal géré ses achats et la préparation de ses repas (bon, on ne peut pas toujours prévoir au mieux : des fois il suffit de tomber malade, ou d'avoir un imprévu et ça fout le brol).
Du coup, avec le temps, on a appris à rationaliser et optimiser certains achats de nourriture, de manière à avoir peu ou pas de perte. L'un des meilleurs exemples est le poulet. Chez nous, à quatre dessus, un poulet de taille moyenne fait trois repas (voire quatre s'il est assez gros) :
  1. La viande (blanc et pattes), éventuellement en couscous (sur un ou deux repas selon la taille du bestiau)
  2. La carcasse en bouillons avec quelques légumes et des pâtes
  3. Les restes de carcasse en galette (j'y viens derechef)
Et avec ça, il ne reste que les os : bien rentabilisée la cocotte donc.

Pour la viande et le bouillon, je ne vous explique pas, vous connaissez surement déjà. Pour les galettes, voici ma recette.

Etape 1 : choisir le poulet

POULET : Nom commun
Singulier Pluriel : poulet poulets

poulet /pu.lɛ/ masculin (équivalents féminins : poulette, poule)

►Petit du coq et de la poule, plus âgé que le poussin, avant d’être adulte.
     Au village, vivre avec nouveau parmi les racontars des femmes, écouter tout le jour les piaulements des dindes et des poulets, les bêlements des moutons, cela l’attirait peu.— (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
►(Cuisine) Viande de jeune poule ou jeune coq destiné à l’alimentation humaine.
     Je vais faire du poulet rôti.

Le poulet (Gallus gallus domesticus) est un gallinacé, c'est à dire une variété de piaf à viande blanche et à petite cervelle. Un truc à plumes quoi!
Il y a bien des plumes, mais ça n'est pas du poulet, c'est de la poule (non pas le commando femen svp! Pas taper!)
Le poulet, même bio, est généralement élevé exclusivement au grain (bio le cas échéant). Sauf que le poulet n'est pas un granivore, c'est un omnivore, qui ne rechigne pas sur la viande. Normal quand on sait qu'il descend en ligne directe des carnosaures, et en particuliers des allosaures...
"Non mais allosaure quoi!"
Mais si! Les allosaures voyons! Le plus connu d'entre eux est le grand Tyrannosaure Rex, celui qui bouffait tout le monde et vous foutait la trouille dans "Jurassic Parc".

Bref, laissé en liberté, outre le fait qu'il se fera lui-même bouffer par un renard fissa, il se nourrira d'un peu tout ce qu'il trouve, dont une large proportion d'insectes et de vers de terre. De la viande on vous dit. Les particuliers qui ont des poules leur donnent d'ailleurs souvent à finir certains restes (têtes de crevettes, épluchures de légume, gras de viande, coquilles d'huitre, etc...), ce qui leur convient très bien (parait qu'il vaut mieux éviter les charcuteries et le fromage quand même, le sel leur est nuisible). D'ailleurs si vous avez des poules (ou connaissez des gens qui en ont) en semi-liberté et que vous mangez leurs œufs, le goût, la couleur et la texture du jaune sont assez différents de ceux d'une poule, fut-elle bio, du commerce. Question d'alimentation.


Personnellement, je préfère chopper un bon poulet, un peu rustique (limite sauvage) avec pas trop de gras : le genre qui a gambadé quoi! Pas le truc d'élevage intensif qui pouvait joyeusement s'ébattre dans une cage de 30 cm². Idéalement bio, histoire de ne pas se bouffer trop d'antibiotiques et d'hormones. le truc du genre qui s'est un peu musclé quand même.
Peut-être un peu trop rustique là...

Etape 2 : dépiauter la bête
Je passe sur l'étape de la cuisson et du mangeage de la viande, je pense que vous n'avez pas besoin d'aide pour ça.
Donc, logiquement, là, il vous reste une carcasse, avec encore un peu de viande blanche accroché aux os. C'est l'étape la moins ragoutante : il va falloir y mettre les doigts pour essayer d'en récupérer le maximum (et c'est encore à mains nues qu'on y arrive le mieux). Petit conseil :  ne tardez pas trop après avoir mangé le poulet pour cette étape, la carcasse va se dégrader assez vite, même cuite, et risque vite de ne plus être mangeable. Si tout va bien, de petits bouts de viande en tout petits bouts de viande, vous devriez réussir à récupérer 150 à 300g (laissez tomber les tendons, ils pourront passer en bouillon).
Ce que vous n'arrivez pas à récupérer, ou qui ne sera pas mangeable directement (os, tendons, gras, bouts de viandes irrécupérables) : vous le collez dans une cocotte minute avec un peu d'eau, et vous faite un bouillon, qui pourra se marier avec quelques légumes et des nouilles par exemple.

Etape 3 : préparer les galettes
On va accommoder ces petits morceaux de viande tout riquiqui, de manière à en faire des galettes à base de poulet assez savoureuses. Pour cela, il va vous falloir :

Ingrédients :
- Les restes du poulet que vous venez de récupérer
- Des flocons d'avoine (100 à 300g)
- Une gousse d'ail
- Une ou deux échalotes (selon la taille)
- Herbes aromatiques (ciboulette, persil, basilique) de préférence fraîches
- Epices : sel, poivre, coriandre, origan, etc (un peu ce qui vous plait en fait)
- 2 œufs (prévoyez en trois si les œufs sont très petits, ou que vous avez récupéré une bonne quantité de viande, ou un seul si à l'inverse vous avez peu de viande)
Ouaaah! C'est beau comme une photo avec un filtre instagram.
L'ingrédient secret :
- L'armagnac (N.B. : du cognac peut faire l'affaire, ou autre chose selon ce que vous avez sous la main, mais je vous recommande quand même un truc un peu goûtu...) apportera une petite saveur supplémentaire qui vaut le détour. Et ça aidera vos gnomes à bien dormir.

► Préparation :
- Passez les restes de poulet au mixer avec l'ail et les échalotes.
- Découpez finement les herbes (moi je met ça dans un verre et j'y vais aux ciseaux... paraît même qu'il existe des ciseaux exprès pour), et ajoutez les.
Gloubiboulga
- Salez, poivrez, et ajoutez les épices à votre convenance.
- Cassez un œuf (jaune+blanc) dans le mélange et mélangez. Puis ajoutez des flocons d'avoine en continuant de mélanger jusqu'à obtenir une pâte assez compact (ni trop collante, ni trop sèche). Recommencez avec le deuxième œuf (voire le troisième si nécessaire).
Gloubiboulga encore, mais plus pâteux.
- Ajoutez une petite rasade (un bouchon) d'armagnac pour le goût et mélangez encore un peu.
- Formez des petites galettes (format steak haché), soit avec les mains (beurk!) ou à l'aide d'un cercle à pâtisserie de petit diamètre (ça permet de faire de belles galettes bien rondes et de contrôler l'épaisseur). Pas trop épais : ça aura plus de mal à cuire.
Gloubiboulga mis en forme.

- Faites dorer à la poêle avec un peu d'huile d'olive (pour cuire l’œuf quoi... le poulet est déjà cuit lui).
Tadam! Des galettes de gloubiboulga poulet. Succès garanti avec les gnomes.
- Servez, avec des petits pois-carottes par exemple, et un peu de ketchup (sinon c'est un chouïa sec)
- Régalez-vous en pensant : "Merci papa Hérisson!"


Epilogue
Pour voir l'épilogue, cliquez ici :
 Papa Hérisson dessine