Affichage des articles dont le libellé est épices. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est épices. Afficher tous les articles

vendredi 6 juin 2014

3 sera le nombre que tu compteras!

Il y a quelques temps de cela, la blogueuse Lise Desportes (qui tient l'excellent blog illustré Liliaimelenougat) a lancé (ou relancé) une polémique dans laquelle la violence des débats à relégué la question du Mariage pour tous au rang de banaledispute de cour de récré.
D'un autre coté ça n'était guère difficile puisque cette question était effectivement du niveau d'une dispute de cour de récré, avec des arguments du style :
–T'as pas le droit de te marier avec un autre garçon/une autre fille!
–Et pourquoi?
–Parce que!

Mais revenons à nos moutons.
Le débat initié par Lise était en train de tourner court, et une nette majorité se dégageait en faveur du 2 au détriment du 1. Mais vous commencez à me connaître, je suis plutôt du genre iconoclaste. Je ne pus donc m'empêcher d'intervenir dans le débat en jetant un pavé dans la mare :  3, ni plus ni moins. Je sais, c'est un parti pris audacieux quand on sait que cette question n'est peut être pas étrangère à pas moins de trois guerres entre la France et l'Allemagne, dont deux virèrent au conflit mondial. D'un autre côté, comment ne pas en vouloir à une nation capable de produire ceci :

Je crois sincèrement qu'il est vital de défendre farouchement ses valeurs dans un tel débat, et de faire triompher le bon sens et le bon goût contre l'obscurantisme. Alors oui, je maintiens mon affirmation : pour faire un bon hachis Parmentier, il faut faire 3 couches. Même les livres sacrés le disent :


La présente note est donc destinée à appuyer mon propos en vous présentant des arguments sérieux. En l'occurrence amis lecteurs, je vais vous révéler un secret qui ne se transmet dans la famille Hérisson que de père en fils, par une nuit de pleine lune au pied d'un chêne millénaire.
Bon, pour le problème de filiation, je ne peux pas faire grand chose hein...
Mais comme je ne peux pas décemment trahir ainsi un secret de famille, la recette que je vais vous présenter est en fait une variante :
Le Hachis Parmentier de Patate Douce

Testée avec succès chez nous, cette recette aussi saura régaler vos papilles. Voyons donc ce qu'il nous faut pour la réaliser.

Ingrédients (pour 6 personnes)
  • pleine lune (facultatif)
  • chêne millénaire (facultatif)
  • fils (facultatif)
  • 1kg de patates douces
  • 600g de viande de veau (ou d'autre chose, mais le veau se marie bien avec la patate douce)
  • 100g de mimolette + rappe à fromage
  • sel, poivre, épices, ail, échalotes, fines herbes et persil frais
  • huile d'olive
Outre son goût légèrement sucré, qui rappelle un peu la carotte, la patate douce est un légume très intéressant sur le plan alimentaire et diététique. Elle possède en outre un meilleur rendement que les céréales en culture, et ses feuilles peuvent être également consommées comme des épinards, contrairement à celles des pommes de terre qui sont toxiques. Il parait en plus que c'est assez facile à repiquer pour en produire dans son jardin... faudra que je teste.
Préparation (environ 1h)
  • déshabiller et laver les patates douces : c'est comme les gnomes, comme elles ont joué dehors, elles sont un peu crades
    La photo ne rend pas justice à la belle robe orange de la patate douce.
  • les débiter en petites dés et leur proposer un sauna gratuit pendant environ 20 minutes
    Au cuit-vapeur, ou à la cocotte hein... pas de préférence.
  • pendant ce temps, se débarrasser du cadavre planqué chez vous hacher votre viande si elle ne l'est pas
    Bon là c'est du porc et non du veau. C'était moins cher. Mais ça fonctionne tout aussi bien.
  • hacher une échalote (deux si elle sont petites) et deux gousses d'ail. Les échalotes vont tenter de vous tirer des larmes pour vous apitoyer : restez fermes! Sinon c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres.
    Passé au hachoir à viande.
  • couper fines herbes et persil. Non, aucune blague, ça serait un peu facile...
  • dans un wok ou un fait-tout, faire revenir la viande avec l'ail et l'échalote dans un filet d'huile d'olive : attention à ne pas la faire trop cuire : elle doit être encore rosée car elle terminera sa cuisson dans le plat. Y adjoindre les fines herbes et le persil. Saler et poivrer. Ajouter quelques épices à votre goût. Pour résumer : une ambiance chaleureuse, de la viande fraiche, des trucs qui piquent les yeux, de l'herbe et des poudres diverses... ça doit ressembler à ce qui passe dans l'autocar de tournée de Justin Bieber.
    A ce stade de la préparation le degré de cuisson doit être : "juste pas assez cuit".
  • passer les patates douces au presse purée. Vous pouvez y ajouter un petit peu de lait, ou de lait végétal, mais ça n'est pas obligatoire.
    Opération : Presse-Purée!
  • dans votre plat, disposer une première couche de purée
  • disposer une couche de viande
  • disposer une seconde couche de purée
  • rapper la mimolette et la disposer en surface
    Non toujours pas de chatons dans mes gifs animés. Mais vous pouvez imaginer que la viande hachée est du chaton si ça peut vous faire plaisir...
  • enfourner à 180° (thermostat 6) pendant environ 25 minutes
Nous avons donc bien trois couches! Cette disposition permet à la viande de rester tendre, et de ne pas se dessécher, tout en permettant aux arômes des herbes et épices de se diffuser de façon optimale. Et ça, c'est le secret d'un bon hachis parmentier.


jeudi 17 avril 2014

–J'aime pas ça! –T'as même pas essayé!

Ceux qui ont des gnomes (ou qui en en fréquentent, ne serait-ce que ponctuellement... autant dire la plupart d'entre vous je pense) ont surement déjà entendu cette petite rengaine :

–J'aime pas ça!

Brandie comme une excuse incontournable vis à vis de tout aliment –et plus généralement toute activité– que le gnome ne trouve pas "agréable", cette petite phrase peut se traduire en français (cf. dictionnaire Gnome/Français-Français/Gnome parut chez Harreu'h™) par : "On veut changer mes habitudes. J'aime pas trop beaucoup ça. J'ai même pas envie de faire l'effort d'essayer pour voir si ça me plait. Si on insiste, je vais faire un gros caca nerveux!"
Bien sur, toute tentative de raisonner/faire appel au bon sens/faire appel à la bonne volonté/culpabiliser/intimider à l'aide de phrases du style :
–Mais... comment tu peux dire ça? Tu n'as même pas essayé!
–Mais si tu vas voir, c'est bon!
–Allez... pour faire plaisir à maman/papa
–Les petits enfants africains qui meurent de faim, ils le mangeraient eux!
–Si tu ne mange pas, Leguman va venir t'en coller une! Et son pote c'est le père Noël!
est vouée à un échec plus ou moins cuisant.

Bien, sur, certains aliments sont plus répulsifs que d'autres. Pour l'exemple, citons en vrac :
  • Le choux-fleur
  • Les haricots-verts (plus généralement, tout aliment vert est considéré comme suspect par le gnome moyen)
  • La plupart des légumes (sauf les frites bizarrement)
Mange tes légumes! Sinon Leguman viendra te donner la fessée chenapan!
  • Les champignons (oh hé hein... y'en a qui sont dangereux, non mais ho!)
  • Le coquillages, et les fruits de mer, voire à l'extrême tout produit de la mer (ceci étant, vu la tronche d'un concombre de mer, ça peut se comprendre) 
Et si ça concerne des activités :
  • Faire une longue ballade. A pied. Oui, juste une ballade, sans jeux pour enfants, sans jouets, sans vélo, sans télé avec dessins animés...
  • Allez chez le médecin (oui, on parle bien du type qui va te coller sa seringue à l'aiguille disproportionnée pleine de vaccin dans le jambon, en ayant le culot de prétendre que "ça ne fait pas mal, alors rhooo bon arrête de pleurer comme une mauviette")

"–Penchez-vous en avant... toussez... attention, ça va piquer légèrement"
  • Avaler un médicament
  • Apprendre ses tables de multiplication/ses verbes irréguliers/ses déclinaisons latines
  • Aller chez tatie Carabosse qui fait des bisous qui piquent (les gènes de hérisson surement) et qui fait du choux à manger (berk!)

Bon, après, certains gnomes la brandissent plus que d'autre hein... Si je peux vous en parler en connaissance de cause, c'est non pas à cause de mes gnomes (même si ça leur arrive ponctuellement), mais parce que j'ai moi-même été un gnome très difficile sur le plan alimentaire, et qu'on a vite fait d'être considéré comme un extraterrestre lorsqu'on ne mange pas comme les autres (les entomophages et les vegans pourront vous en parler). Oui : j'ai été. Je ne suis plus. Car oui, on peut s'en sortir...

Réunion des AA (Autistes Alimentaires) du 34 noctembre 20XX :

–[parrain] Merci à tous d'être là, aujourd'hui nous accueillons un nouveau membre. Présente-toi au groupe je te prie...
–Alors déjà on va arrêter de se tutoyer, on a pas lapidé des skybloggeur ensemble...
–[parrain]Hem... oui bon...
–Alors : bonjour, je m'appelle Papa Hérisson...
–[groupe] Bonjour Papa Hérisson
–C'est un peu flippant votre truc quand même... bon, donc, je m'appelle Papa Hérisson et je suis Autiste Alimentaire...
–[parrain] C'est bien, déjà vous avez fait un pas en avant en acceptant de reconnaitre votr...
–Non euh... Arrêtez de m'interrompre, je vous promets : ça devient vachement malsain. Je pourrais vous péter les dents de dépit je crois.
–...
–Donc, je m'appelle Papa Hérisson et je suis Autiste Alimentaire. Mais ça va mieux, la semaine dernière j'ai mangé des petits pois-carottes, et hier des haricots verts.
–...
–Là c'est bon, vous pouvez y aller.
–[groupe] Bravo! *clap clap*
–[parrain] C'est bien Papa Hérisson, tu... euh... vous êtes sur la bonne voie. Maintenant, la prochaine étape, ça va être d'en prendre plus d'une bouchée. Et sans les trois tartines de pain beurré pour masquer le goût!
–Je... ne... NOOOOOOOOOON!
"–Je fais ce que je veux, t'es pas mon père!
–Puisqu'on en parle, justement..."

Oui, euh... non, pas de cette façon. En exclusivité, je vais vous livrer ma méthode infaillible contre le "J'aime pas ça".
"–Euh... ça dépend, les nouilles, ça compte comme un légume?
–Ok, ça va coûter cher."
Remarque : si vous avez coché "Vous êtes : Euh" et "Aimez-vous les légumes : non", vous n'êtes pas forcément difficile. Il y a en fait une chance non négligeable que vous soyez un hybride humain/réticulien (donc asexué) et que vous vous nourrissiez uniquement d'un liquide nutritif saturé d'enzymes et de protéines, absorbé à travers les pores de la peau. Cette envie irrépressible de mutiler des bovins et d'exterminer l'humanité que vous éprouvez en est également un symptôme. Où alors c'est juste que vous êtes complètement cintré.
Ça va bien se passer. Vous allez passer cette chemise... oui, je sais, les manches ne sont pas pratiques...

Mais avant, il faut bien comprendre ce que ressent un gnome difficile sur le plan alimentaire, et pour une fois je vais essayer d'être un peu sérieux. D'abord, mettons nous bien d'accord : je parle bien d'enfants difficiles, pas allergiques (ce qui est un autre problème). C'est à dire que ça se joue bien au niveau psychologique et non physiologique (même si à la marge ça peut déclencher des nausées et des vomissement par auto-conditionnement). Je suppose que dans une certaine mesure, c'est une forme de trouble alimentaire de nature psychologique qui se rapproche de l'anorexie ou de la boulimie (simple hypothèse, seul un psy pourrait le confirmer).

Il faut bien comprendre qu'être difficile n'est pas un choix délibéré. Tous petits, lors de la diversification alimentaire, les enfants refusent rarement de goûter un plat. En général, ça vient un peu plus tard, vers les 2-3 ans (la période du non) : je pense que c'est à ce moment qu'une partie du problème peut se jouer. Du coup, il faut le voir plutôt comme une (mauvaise) habitude qui s'installe dans la durée, et ce d'autant plus qu'elle est prise jeune, que comme un problème physique.

Ensuite il faut savoir que lorsque l'on prend conscience d'être difficile (généralement parce que les repas à l'extérieur sont un calvaire car peu de plats sont à votre goût), on le vit mal : honte, culpabilité, ressentiment, envie de violence, redroom, redroom... Cela peut rendre les interactions sociales compliquées car beaucoup de ces interactions se font autour d'une table (sortie restau, banquet de mariage, repas de réveillon, etc...). Cela peut d'ailleurs conduire à inventer toutes sortes d'excuses plus ou moins foireuses (pseudo allergie, sois-disant malade, risque de se transformer en gremlins, etc...) pour échapper aux repas, ou simplement aux très nombreux plats que l'on aime pas. Bref, c'est pas la joie. Alors, être difficile : est-ce une traversée du désert? Et pour s'en guérir : est-ce le chemin de croix?
"–Non mais c'est ok, avec beaucoup de pain, ça passe..."
Je le redis, pour moi c'est un trouble alimentaire, c'est donc surtout un comportement à corriger, ce qui est plus ou moins facile selon les individus. Disons qu'arrivé à l'âge adulte, c'est plus compliqué et ça nécessite un travail sur soi. Pour moi, la rencontre avec maman Koala (qui est un cordon bleu) a été décisive : c'est elle qui m'a petit à petit donné le goût des bonnes choses. A ce stade, pas vraiment de secret, c'est une question de volonté personnelle. Mais l'idéal est bien sur de ne pas en arriver là...

Alors, votre gnome est difficile et vous voulez connaître ma méthode infaillible pour y remédier au plus tôt? Alors faites chauffer la carte bancaire (Non, je rigole. Enfin, si vous avez des sous en trop, vous pouvez me faire un don quand même), et cliquez vite sur "Lire la suite".

samedi 5 avril 2014

Et mes galettes? C'est du poulet?

Si il y a bien un truc qu'on aime pas dans la famille Hérisson-Koala, c'est bien le gaspillage. Surtout au niveau alimentaire. Plusieurs raisons à cela :
  1. Par principe moral : c'est vexant de jeter de la nourriture, alors que certains crèvent de faim dans le monde (et pas besoin de chercher loin, on en trouve en France, les restos du cœur sont là pour le prouver).
  2. Par principe écologique : produire pour jeter, c'est gaspiller des ressources au delà du produit jeté lui-même.
  3. La nourriture, en général, on l'a payée (et deux adultes + 2 gnomes en pleine croissance, ça bouffe croyez-moi!). Alors si c'est pour la mettre à la poubelle, ça fait mal au porte-monnaie, d'autant qu'il n'est pas très garni.
  4. Les poubelles, on les paye (chez nous, il y a un forfait au nombre de poubelles ramassées : le moins tu sorts ta poubelle, le moins tu payes). On a déjà payé pour la bouffe, alors repayer pour qu'elle aille à la poubelle, ça fait doublement mal.
  5. Ça montre qu'on a mal géré ses achats et la préparation de ses repas (bon, on ne peut pas toujours prévoir au mieux : des fois il suffit de tomber malade, ou d'avoir un imprévu et ça fout le brol).
Du coup, avec le temps, on a appris à rationaliser et optimiser certains achats de nourriture, de manière à avoir peu ou pas de perte. L'un des meilleurs exemples est le poulet. Chez nous, à quatre dessus, un poulet de taille moyenne fait trois repas (voire quatre s'il est assez gros) :
  1. La viande (blanc et pattes), éventuellement en couscous (sur un ou deux repas selon la taille du bestiau)
  2. La carcasse en bouillons avec quelques légumes et des pâtes
  3. Les restes de carcasse en galette (j'y viens derechef)
Et avec ça, il ne reste que les os : bien rentabilisée la cocotte donc.

Pour la viande et le bouillon, je ne vous explique pas, vous connaissez surement déjà. Pour les galettes, voici ma recette.

Etape 1 : choisir le poulet

POULET : Nom commun
Singulier Pluriel : poulet poulets

poulet /pu.lɛ/ masculin (équivalents féminins : poulette, poule)

►Petit du coq et de la poule, plus âgé que le poussin, avant d’être adulte.
     Au village, vivre avec nouveau parmi les racontars des femmes, écouter tout le jour les piaulements des dindes et des poulets, les bêlements des moutons, cela l’attirait peu.— (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
►(Cuisine) Viande de jeune poule ou jeune coq destiné à l’alimentation humaine.
     Je vais faire du poulet rôti.

Le poulet (Gallus gallus domesticus) est un gallinacé, c'est à dire une variété de piaf à viande blanche et à petite cervelle. Un truc à plumes quoi!
Il y a bien des plumes, mais ça n'est pas du poulet, c'est de la poule (non pas le commando femen svp! Pas taper!)
Le poulet, même bio, est généralement élevé exclusivement au grain (bio le cas échéant). Sauf que le poulet n'est pas un granivore, c'est un omnivore, qui ne rechigne pas sur la viande. Normal quand on sait qu'il descend en ligne directe des carnosaures, et en particuliers des allosaures...
"Non mais allosaure quoi!"
Mais si! Les allosaures voyons! Le plus connu d'entre eux est le grand Tyrannosaure Rex, celui qui bouffait tout le monde et vous foutait la trouille dans "Jurassic Parc".

Bref, laissé en liberté, outre le fait qu'il se fera lui-même bouffer par un renard fissa, il se nourrira d'un peu tout ce qu'il trouve, dont une large proportion d'insectes et de vers de terre. De la viande on vous dit. Les particuliers qui ont des poules leur donnent d'ailleurs souvent à finir certains restes (têtes de crevettes, épluchures de légume, gras de viande, coquilles d'huitre, etc...), ce qui leur convient très bien (parait qu'il vaut mieux éviter les charcuteries et le fromage quand même, le sel leur est nuisible). D'ailleurs si vous avez des poules (ou connaissez des gens qui en ont) en semi-liberté et que vous mangez leurs œufs, le goût, la couleur et la texture du jaune sont assez différents de ceux d'une poule, fut-elle bio, du commerce. Question d'alimentation.


Personnellement, je préfère chopper un bon poulet, un peu rustique (limite sauvage) avec pas trop de gras : le genre qui a gambadé quoi! Pas le truc d'élevage intensif qui pouvait joyeusement s'ébattre dans une cage de 30 cm². Idéalement bio, histoire de ne pas se bouffer trop d'antibiotiques et d'hormones. le truc du genre qui s'est un peu musclé quand même.
Peut-être un peu trop rustique là...

Etape 2 : dépiauter la bête
Je passe sur l'étape de la cuisson et du mangeage de la viande, je pense que vous n'avez pas besoin d'aide pour ça.
Donc, logiquement, là, il vous reste une carcasse, avec encore un peu de viande blanche accroché aux os. C'est l'étape la moins ragoutante : il va falloir y mettre les doigts pour essayer d'en récupérer le maximum (et c'est encore à mains nues qu'on y arrive le mieux). Petit conseil :  ne tardez pas trop après avoir mangé le poulet pour cette étape, la carcasse va se dégrader assez vite, même cuite, et risque vite de ne plus être mangeable. Si tout va bien, de petits bouts de viande en tout petits bouts de viande, vous devriez réussir à récupérer 150 à 300g (laissez tomber les tendons, ils pourront passer en bouillon).
Ce que vous n'arrivez pas à récupérer, ou qui ne sera pas mangeable directement (os, tendons, gras, bouts de viandes irrécupérables) : vous le collez dans une cocotte minute avec un peu d'eau, et vous faite un bouillon, qui pourra se marier avec quelques légumes et des nouilles par exemple.

Etape 3 : préparer les galettes
On va accommoder ces petits morceaux de viande tout riquiqui, de manière à en faire des galettes à base de poulet assez savoureuses. Pour cela, il va vous falloir :

Ingrédients :
- Les restes du poulet que vous venez de récupérer
- Des flocons d'avoine (100 à 300g)
- Une gousse d'ail
- Une ou deux échalotes (selon la taille)
- Herbes aromatiques (ciboulette, persil, basilique) de préférence fraîches
- Epices : sel, poivre, coriandre, origan, etc (un peu ce qui vous plait en fait)
- 2 œufs (prévoyez en trois si les œufs sont très petits, ou que vous avez récupéré une bonne quantité de viande, ou un seul si à l'inverse vous avez peu de viande)
Ouaaah! C'est beau comme une photo avec un filtre instagram.
L'ingrédient secret :
- L'armagnac (N.B. : du cognac peut faire l'affaire, ou autre chose selon ce que vous avez sous la main, mais je vous recommande quand même un truc un peu goûtu...) apportera une petite saveur supplémentaire qui vaut le détour. Et ça aidera vos gnomes à bien dormir.

► Préparation :
- Passez les restes de poulet au mixer avec l'ail et les échalotes.
- Découpez finement les herbes (moi je met ça dans un verre et j'y vais aux ciseaux... paraît même qu'il existe des ciseaux exprès pour), et ajoutez les.
Gloubiboulga
- Salez, poivrez, et ajoutez les épices à votre convenance.
- Cassez un œuf (jaune+blanc) dans le mélange et mélangez. Puis ajoutez des flocons d'avoine en continuant de mélanger jusqu'à obtenir une pâte assez compact (ni trop collante, ni trop sèche). Recommencez avec le deuxième œuf (voire le troisième si nécessaire).
Gloubiboulga encore, mais plus pâteux.
- Ajoutez une petite rasade (un bouchon) d'armagnac pour le goût et mélangez encore un peu.
- Formez des petites galettes (format steak haché), soit avec les mains (beurk!) ou à l'aide d'un cercle à pâtisserie de petit diamètre (ça permet de faire de belles galettes bien rondes et de contrôler l'épaisseur). Pas trop épais : ça aura plus de mal à cuire.
Gloubiboulga mis en forme.

- Faites dorer à la poêle avec un peu d'huile d'olive (pour cuire l’œuf quoi... le poulet est déjà cuit lui).
Tadam! Des galettes de gloubiboulga poulet. Succès garanti avec les gnomes.
- Servez, avec des petits pois-carottes par exemple, et un peu de ketchup (sinon c'est un chouïa sec)
- Régalez-vous en pensant : "Merci papa Hérisson!"


Epilogue
Pour voir l'épilogue, cliquez ici :
 Papa Hérisson dessine