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jeudi 24 octobre 2013

Brouillon de culture

Vous connaissez tous cet aphorisme en forme de vanne de cour de récré : "La culture, c'est comme la confiture. Moins on a en, plus on l'étale!" (la mienne s'étale très bien, merci, mais je ne me fais aucune illusion quand à mon degré réel de culture). Vous l'aurez compris, on va parler culture (et médias) aujourd'hui.
Etant donné que je n'ai pas la télé, je vais donc pouvoir faire preuve d'une mauvaise foi définitive concernant ce média particulier (ceci étant, lier culture et télévision, c'est déjà audacieux finalement).
Là Coco, on tient quelque chose d'énôôôrme!
culture /kyl.tyʁ/ féminin
5. (Figuré) Application que l'on met à perfectionner les sciences, les arts, à développer les facultés humaines.

    Notre homme était un officier supérieur à la retraite qui cachait, j'allais l'apprendre assez vite, une fine culture littéraire derrière son côté scrogneugneu. — (Georges-Noël Jeandrieu, La société Jupiter, p.115, Éditions du Seuil, 1988)
    La culture, c’est ce qui relie les savoirs et les féconde. — (Edgar Morin)

    C’est pour ça : j’lis jamais rien. C’est un vrai piège à cons c’t’histoire-là. En plus j’sais pas lire. — (Perceval, Kaamelott, Livre I, Le Chaudron Rutilant)

Une chose que j'admire chez mon père, et plus généralement chez les personnes de sa génération, c'est sa culture générale. Bon vocabulaire, belle écriture, bonne capacité de calcul mental. Il a des notions de latin, de bonnes connaissances en histoires... tout cela sans être élitiste ni prout-prout-ma-chère. Bref, à sa mesure, c'est un homme cultivé. L'enseignement, sans doute beaucoup plus strict à son époque, y est certainement pour beaucoup.
Bien sur, les temps changent. Les méthodes d'éducation et les programmes scolaires évoluent, et nous progressons chaque année en améliorant les méthodes pédagogiques, grâce à des études pertinentes, permettant de forger les moutons cerveaux des génies de demain.
Allô, nan mais allô quoi! Le latin ça sert à rien, les latins ils sont tous mort depuis avant que j'suis née, han!
Chaque nouvelle circulaire de l'Education Nationale est une perle de plus sur le chapelet des conneries accumulées depuis 30 ans des réformes faisant de l'école française un modèle d'absurdité et de gabegie d'efficacité.
...
...
Ok, bon. Donc de ce côté là, la culture, c'est parti un peu en cacahuète. Heureusement, le cercle familial reste un endroit privilégié pour développer la curiosité des jeunes et ainsi forger les esprits des futurs Voltaires (et Zadig probablement), Hugo, Gilles de Gennes... grâce aux formidables supports culturels que sont télévision et internet. Et là, attention, ça ne rigole plus! Déjà, avec les émission d'actualité, on va titiller votre intellect et vous pousser à vous interroger sur des sujets brulants aussi sérieux et importants que :
  • "l'affaire Evra" : pour rappel, un footballeur millionnaire, qui balance à la télé des vannes sur des consultants football millionnaires de la télé, fouyaya! Pfouu, c'est grave dites!
  • "l'affaire Leonarda" : pour rappel, une gamine sans papiers dont la famille n'arrive pas à s'intégrer et qui a été reconduite à la frontière. Comme des milliers d'autres. Celle-là devait avoir un truc spécial. Ou pas.
  • "l'affaire NSA" (c'est moi, ou la mode est aux scandales dont l'intitulé commence par "affaire" et se termine par "a" ?) : pour rappel, la NSA, une agence d'espionnage, a espionné les gens. Du jamais vu.
  • "l'affaire Miley Cyrus" (celle qui tire la langue quand elle se fait prendre) (en photo bande de petits dévergondés) : pour rappel, une starlette chanteuse nana avec une tronche assez quelconque qui remue les lèvres pendant la diffusion d'une bande-son contenant une vague chanson, a exécuté des pas de danse sexuellement connotés lors d'une émission télé. Quelques jours après, elle diffuse un clip ou on la voit danser à poil, léchouillant une boule de démolition de bâtiment (qui n'en demandait pas tant), le tout pour faire parler d'elle. Opération réussi donc.
  • "l'affaire "la vie d'Adèle"" : pour rappel, les actrices principales du film qui a remporté la dernière Palme d'Or, faisant ainsi leur renommée, sont allées cracher dans la soupe auprès des médias histoire de dire tout le mal qu'elles pensaient du réalisateur du-dit film sans lequel bon ok quand même ça n'aurait pas été aussi réussi mais bon voilà quoi. Film tiré d'une BD mais dont ni les actrices, ni le réalisateur ne vont trop parler, histoire qu'elle ne leur vole pas la vedette hein... c'est pas comme si l'auteur (Julie Maroh) était finalement à l'origine de la success story par l'histoire qu'elle a imaginé...
La guerre civile en Syrie? Ouaih, mais... non. C'est pas un sujet trop porteur vous voyez. La situation réelle à Fukushima? Ouaih, mais bon... c'est à dire qu'Areva/EDF paye des pages de pub tu vois, et du coup bon... faudrait pas vexer l'annonceur, surtout que bon, le nucléaire, c'est un peu délicat comme sujet, personne n'y bite rien, et d'ailleurs les zexperts disent que les centrales françaises sont parfaitement sures.
Travailleur du nucléaire hautement qualifié, en train d'emballer des déchets nucléaires pas dangereux du tout.

Notez que je parle des émissions d'actualité télé, mais sur les sites d'info en ligne, ça n'est guère mieux.

Heureusement, il reste les émissions de divertissement qui permettent de découvrir des artistes aussi intéressant que Sébastien Patoche (et son tube "Quand il pète il trou son slip"... non, pas de lien de redirection, n'insistez pas, je me sens déjà assez sale comme ça).

Hum.

Bon, c'est pas grave, grâce à internet, vous allez pouvoir accéder à... Facebouc©. Et aux lolcats. Ou à ça.

Sinon, vous pouvez toujours lire un bon bouquin.
Non, mais... sérieusement?

Tient? On avait pas encore touché le fond?
Bon, heureusement, tout n'est pas perdu : nos élites montrent la voie en faisant preuve d'une exemplarité qui force le respect.
Comment ça "pas frais" mon poisson?
Qui m'a collé un pub pour Flanby© là? Ah... non, pardon, c'est le président de la république.

Ok. Maintenant j'ai peur. Ce culte de la médiocrité me semble particulièrement néfaste, d'autant qu'il s'auto-entretient comme un cercle vicieux. Les directeurs des programmes/rédacteurs en chefs/webmasters/éditeurs/etc disent que "les sondages montrent que c'est ce que veulent les gens!", mais si on ne propose que du médiocre, le nivellement se fera forcément par le bas.

Ceci dit, c'est peut être voulu?

Je terminerai donc sur quelques citations (histoire de paraître cultivé) :

"Du pain et des jeux du cirque" disaient les romains (qui n'étaient quand même pas des moitiés de couillon, puisque je rappelle que leur empire a perduré la bagatelle de 5 siècles).

"Regardez ce que fait ma main!" disent les illusionnistes pendant que de l'autre ils vous subtilisent votre calbute.

"Plus le mensonge est gros, plus il passe." Joseph Goebbels.

"L'ignorance du peuple nous garantit de sa soumission." Catherine II de Russie.

mercredi 28 août 2013

Mélange des genres

Avertissement : contrairement à ce que le titre de cette bafouille pourrait laisser penser, il n'y aura aucune référence ici au mariage pour tous.

L'autre jour, j'ai reçu un courrier publicitaire de ma banque, le Crédit Matué, qui me proposait une offre mirifique de téléphonie avec smartphone inclus, le tout ne coûtant qu'un bras.
Toi aussi, tu pourras sourire avec l'air niais avec nos mobiles.
Ma première réaction fut : "Flute... une pub en papier glacé cartonné, impossible d'allumer la cheminée avec... zou, au recyclage!". Ma seconde : "Euh minute... des téléphones? Attend... c'est pas une banque le Crédit Matué à la base?".

Bon, déjà moi, les téléphones portables, surtout les smartphones, c'est pas ma tasse de banania.  D'ailleurs mon téléphone portable est une antiquité datant de RamsesII (ce qui explique sans doute les hiéroglyphes inscrits sur la coque, que j'ai librement traduit par "Made in Egyptia", mais qui signifiaient peut être "zut à celui qui l'a lu").
C'est plus un téléphone portatif que véritablement portable en fait...
Il faut dire que j'habite un minuscule village, charmant au demeurant, en pleine cambrousse (donc : + de vache au m² que d'antenne au km²), et juste derrière une superbe église du XVIème siècle, plutôt massive, qui bloque à peu près tout ce peut exister en matière d'ondes nocives :
  • radiations en provenance de Fukushima
  • radio ou télé diffusant du Justin Bieber
  • onde sonores venant du parc de la mairie (pratique lors de la fête du lancer de motte de paille ou du festival du catapultage de cochon... dommage que le rassemblement de l'amical des motards  à grosse cylindrée se fasse dans le champ voisin)
  • réseau de téléphonie portable
Du coup, mon portable est en général éteint, ou déchargé, donc éteint (si j'ai oublié de l'éteindre et qu'il a cherché son réseau comme un gland pendant trois plombes). Fondamentalement, je ne suis pas technophobe : j'ai rien contre les smartphones (même si je soupçonne que pour la plupart des gens, cet appareil est aussi indispensable, en terme de rang social et d'utilité réelle, qu'un rectum doré à l'or fin). Pour en revenir à mon cas personnel : disposer d'un de ces gadgets coûteux et fragile ne présenterait donc qu'un intérêt restreint puisque je ne pourrais m'en servir chez moi (pas de réseau) et que cela m'est interdit sur mon lieu de travail.
Allô! Non mais allô quoi! T'es un geek et t'as pas de smartphone?

Mais revenons à notre publicité, et allons au delà de l'aspect essentiellement technique, pour nous concentrer sur le contexte. Or donc, une banque se met à vendre du téléphone portable et des forfaits. Je suis le seul que ça choque? Ok, le Crédit Matué n'en est pas à son coup d'essai : ils faisaient déjà assurance en plus. Mais à la limite, ça peut encore se justifier compte-tenu des parallèles entre les deux activités :
  • Principe d'un banque : vous convaincre de la nécessité de leur confier votre pognon, dont l'accès vous sera alors facturé, et qui sera utilisé inconsidérément par la banque en investissements douteux et autres transactions boursières hasardeuses, dans le but (théorique) de disposer au final à la fois de votre pognon et de celui des autres.
  • Principe d'une assurance : vous convaincre de la nécessité de leur payer une somme prohibitive en échange de la vague assurance (d'où le nom), sur laquelle vous pouvez généralement vous asseoir au final, de vous la restituer en cas de pépin. Cet argent sera utilisé par l'assurance en investissements douteux et autres transactions boursières hasardeuses, dans le but (théorique) de disposer au final à la fois de votre pognon et de celui des autres.
Plus qu'un slogan, un mode de pensée.
Notons que ces principes ont été développés par la jurisprudence récente, qui nous montre que si la banque (ou l'assurance) fait une gosse boulette qui risque de la mettre sur la paille, les pertes sont alors mutualisées par la collectivité. Comprendre : tu vas payer pour leurs conneries (cf. : affaire Crédit Lyonnais, affaire Kerviel, faillite de Dexia, etc...). L'idée directrice étant la suivante : on fait les cons avec ton fric, donc si on se plante, c'est toi qui paye.
Tandis que si la banque (ou l'assurance) engrange des bénéfices colossaux, ces derniers sont bien évidemment privatisés. Comprendre : tu peux te brosser pour récupérer le moindre kopeck, même sous forme d'une baisse de tes frais. On a réussi à faire fructifier ton flouze, donc on engrange les bénéfices. On peut résumer ça à la formule : pile je gagne, face tu perds.

Bizarrement, par contre, si toi tu es financièrement dans la mouise en difficulté (par exemple à découvert), la banque va commencer par t'enfoncer t'aider en te collant des "frais de commission d'intervention" (un terme technique désignant une taxe sur les emmerdes). Si ça ne suffit pas et que tes ennuis perdurent, la banque transmettra amicalement ton dossier à la Banque de France (pour ton bien), qui te placera de façon fort paternaliste en interdit bancaire, voir sous tutelle : sorte de fatwa bancaire consistant à dire que la banque sait mieux que toi comment gérer ton argent (cf. : affaire Crédit Lyonnais, affaire Kerviel, faillite de Dexia, etc...) et que du coup elle va te dire ce que tu as le droit d'en faire ou pas.
Jérôme Kerviel va t'apprendre à dépenser intelligemment, malandrin!


Bon. Banque ET assurance, pourquoi pas... mais opérateur mobile, je m'interroge...

– Non, mais en fait, ça se tient : souvent le forfait d'un smartphone est accolé à un crédit déguisé pour l'achat de l'appareil à tarif raisonnable!

D'accord. Alors, déjà "raisonnable", ça veut pas dire que ça coûte moins cher : juste que au lieu de payer un bras d'un coup, tu paye deux bras, mais étalé sur deux ans. C'est le principe du crédit, ne croyez pas que les banques soient des organisations philanthropiques! Ensuite, si les banques commencent à commercialiser tout ce qui est (ou peut être) adossé à un crédit, on peut aller très loin.

Petit exercice d'anticipation :

Nous sommes en France en 2025, sous la présidence de Jean Sarkozy (élu en 2022 contre le sortant Manuel Valls). Le gouvernement, dirigé par Mickaël Vendetta, lutte vaillamment contre la crise et le chômage (on ne change pas les valeurs sures). Le ministre de l'intérieur, Steevy Boulay, tente quant à lui de circonscrire courageusement la criminalité galopante.Comme on le voit, rien de bien neuf sous le soleil.
Oh le beau gouvernement!

De son côté, papa Hérisson a maintenant quatre enfants. Oui, quatre. Bon, honnêtement, la quatrième c'est accidentel. Le préservatif Créditmatuex™, trop fin à cause d'une économie de matière première, n'a pas tenu ses promesses : le cours du latex avait beaucoup monté en raison d'une bulle spéculative (qui a éclaté depuis, elle aussi). Et malheureusement, la pilule du lendemain des laboratoires Créditmatis™, produite en Mandchourie avec des matières premières moldaves contenant du cheval OGM (suite à l'opération fructueuse d'un trader bien intentionné), n'a pas tenu toutes ses promesses non plus. Enfin bref, ça pourrait être pire... papa Hérisson a des amis qui avaient des problèmes de fertilité et sont allé à la clinique privée spécialisée Saint Bénéfice du Créditmatué™ pour une PMA. Maintenant ils ont sept enfants. Une portée de labradors nains. Une amusante confusion avec un lot destiné au laboratoire vétérinaire Créditmator™.
En attendant, quatre enfants, dont deux ados en pleine croissance, il faut les nourrir, et croyez-moi : ça bouffe. Alors papa Hérisson va faire les courses au Créditmarché™ le plus proche, accompagné de Xéna (la cadette), l'aîné étant en phase "C'est bon, lâche moi!", et le puiné et la benjamine un peu trop jeunes pour le transport sécurisé des victuailles fragiles (genre les œufs Créditmatine™). Vous noterez au passage que papa Hérisson et maman Koala sont de vrais pros, puisqu'ils ont deux garçons et deux filles, assurant ainsi la parité parfaite de la famille. On est doué ou on ne l'est pas.
Papa Hérisson parcourt donc les rayons en remplissant le chariot, vaguement aidé par une Xéna peu concentrée, casque de Crédimapod™ vissé sur les oreilles. Bon, papa Hérisson ne dit trop rien, elle n'écoute pas toutes ces merdes modernes du label Créditmusik™ à base "d'intelligences artificielles" sorties de IA Académie (télécrochet diffusé sur FranceCréditTV™) et qui ne doivent leur succès qu'à leur participation à la BO de blockbusters du jeu vidéo comme GTA trentedouze, Call of Duty quarantequinze, ou Angry Birds contre les lapins crétins vingtseize. Elle préfère les vieux classiques (des trucs qui passent sur CréditNostalgie™ comme Justin Bieber, Superbus ou Benjamin Biolay).
Passage en caisse automatique (bin oui, vous voudriez pas qu'on paye quelqu'un pour faire un boulot que vous pouvez faire vous-même gratuitement)(enfin non, pas gratuitement d'ailleurs : vous payez pour ça). Et là, ça se gâte. Y a des trucs qui bipent bizarre. Papa Hérisson, méfiant, se dépêche de payer et d'entasser la marchandise en sac. Direction la voiture (une Peugeoyokia-CréditCar™ en leasing). Brusquement, surgissent trois vigiles de la Créditsecu™.

– Assuré CréditSanté™ n° 41815162342, veuillez nous suivre.
– Enchanté assuré machin-chouette,moi c'est papa Hérisson. Veuillez tailler la route.
– Non, vous êtes l'assuré n° 41815162342, veuillez nous suivre.
Vous êtes un peu sourd ou un peu con, ou les deux, veuillez foutre le camp. Primo, je ne suis pas un numéro, je suis un Hérisson libre! Et secundo : je ne signe aucune pétition sur un parking, n'achète rien aux vendeurs à la sauvette, ne répond jamais aux sondages, ne crois ni à Jéhovah ni à Krishna ni à Rael ni au Monstre en Spaghetti volant, et vous n'arriverez jamais à me faire croire que vous êtes des écolières en train de vendre des brioches pour financer un voyage scolaire.
– La caisse automatique nous a signalé que vous aviez pris des tablettes de chocolat.
– J'ai également pris une boite de flageolets et des rouleaux de PQ... la caisse ne vous a pas envoyé de faire-part? Étrange...
– Votre dossier médical stipule que vous avez un léger excès de cholestérol et une prédisposition génétique au diabète. Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais la ministre Nabila Benatia a fait passer une loi suite aux émeutes déclenchées par les paysans bio du plateau du Larzac en 2022. La loi du 30 février 2023 stipule, je cite : "Non mais allô quoi! En cas de menace, telle que définie par les autorités sanitaires, envers la santé d'un assuré, la rétention du ou des produits alimentaires concernés avant ou après leur acquisition est autorisée. Bisous. Lol." Pâte de cacao, beurre de cacao et sucre font partie des substances qui vous sont interdites, assuré n° 4815162342. Remettez-nous ces tablettes.
– Donc, pour résumer, vous voulez me chiper mon choco que j'ai déjà payé, sous le fallacieux prétexte que ça serait mauvais pour mon cholestérol?
– C'est une rétention de marchandise, telle que définie et autorisée par la loi. Afin de protéger votre santé malgré vous monsieur.
– Par pure bonté d'âme, évidemment, et pas parce que l'assurance espère ainsi s'épargner des frais de remboursement de soins...
Forcément, quand on parle de chocolat, Xéna se réveille.
– Papa? Il raconte quoi le pingouin là?
– Que pour avoir notre chocolat, il va falloir lui passer sur le corps ma chérie.
– Ah... bah il suffisait de demander.
On ne plaisante pas avec le chocolat dans la famille Hérisson!
– Et maintenant, on fait quoi papa?
– Aide-moi à les plier dans le coffre s'il-te-plait, j'ai le dos en compote.
– On va les faire sécher au grenier?
– Franchement, ça m'étonnerait... quand ta mère saura qu'ils voulaient nous truander le choco, je pense qu'elle va en faire de l'engrais pour le jardin. Maman Koala ne plaisante pas avec ça.

Bon, évidemment, c'est très exagéré : en réalité le chocolat n'est pas nocif vis à vis du cholestérol, au contraire. Mais bon, c'est une fiction hein... Quelque part, ce mélange d'activités me fait penser à tous ces produits "2 en 1", "3 en 1" qu'on essaie de nous fourguer. Prenez votre smartphone qui vous a coûté un bras et vous sert de téléphone-appareil-photo-lecteur-mp3-mp4-agenda-sextoy-console-de-jeu-accessoire-de-mode. Vous n'êtes pas un peu enquiquiné si on vous le chaparde ou qu'il décide de piquer une tête dans la cuvette des WC ? (je ne veux pas savoir ce que vous faisiez avec)
Le smartphone de Mac Gyver.
Ou encore :  les combo "télé-lecteur-DVD-Blue-ray", ou les combo lave-linge/sèche-linge. Le jour ou l'un des composants tombe en panne, il ne vous reste qu'à vendre un rein pour remplacer tout le bouzin. De façon générale, gardez à l'esprit que tout produit étiqueté : "chiffre-en-autre chiffre" est une sorte d'arnaque institutionnalisée par les services marketing.
Une arnaque de sinistre mémoire...
Et que dire des équipement "tout compris" comme par exemple les cuisines toutes équipées? Votre four tombe en panne, pas de problème il suffit de le changer monsieur... vous avez combien sur vous? Juste vos bras? Ah bin ça tombe bien dites donc. Aller voir la concurrence ? Ah ah ah! Nos fours s'encastrent au millipoildu, vous ne trouverez aucune autre référence compatible. Alors ces bras... vous préférez payer en plusieurs fois?

Bref, j'arrête là ce chapitre : vous aurez évidemment compris que le but final est que vous l'ayez dans le c...
Finalement, y a une certaine cohérence dans la démarche...