Bon. Vous l'avez sans doute constaté, il y a un peu de relâchement dans la fréquence de publication des articles dans ce noble lieu de débauche culture.
"–Ah désolé, je ne peux pas sauver le monde là, c'est l'heure de ma pause syndicale..."
Point de manque d'inspiration ou de problème de page blanche (j'ai d'ailleurs deux ou trois articles en cours de rédaction, dont la suite du dossier sur le nucléaire), juste un gros problème de procrastination manque de temps libre à cause d'une très légère surcharge sur le plan professionnel en ce moment. Car oui, il faut bien gagner sa vie, étant donné que si vos visites (d'ailleurs fort nombreuses) sur ce blog me permettent de gonfler mon égo démesuré, elles n'ont en revanche aucun impact sur le niveau de mon compte en banque...
Ça a l'air facile comme ça, mais c'est pas de tout repos...
En attendant, faute de nouveaux articles, profitez-en donc pour aller jeter un œil...
Oui... enfin ne le prenez pas au pied de la lettre quand même...
... sur les blogs de Papacube, E-Zabel, et Juliette Merris (y compris son site de vente de vêtements pour gnomes très jolis et de super qualité, j'en atteste personnellement, Josette la Chouette) que j'ai eu l'immense plaisir de croiser in vivo il y a quelques semaines, et qui sont vraiment super sympas IRL (il fallait que ça soit dit).
Et rassurez-vous : Papa Hérisson revient bientôt sur le devant de la scène...
Aujourd'hui, j'ai décidé de laisser la parole à un petit être de 1m02, qui met ses pieds où il veut et surtout dans la gueule. Un nabot opiniâtre, qui ne s'en laisse pas compter, et qui n'hésite pas à recourir à la force si nécessaire. Une petite personne qui obéit à un code très strict. Je veux bien sûr parler de...
"Où je veux mes pieds je mets, et dans la gueule surtout c'est!"
... ma fille : Xéna. Je te laisse la parole ma puce.
Bonjour tous les plein. Je m'appelle #censure#...
–Non, "Xéna" on a dit. Question d'anonymat ma choupette...
Oui, mais moi c'est #censure#! Pas "Xéna"! T'es bête papa... les gens ils vont pas comprendre après!
–Bin si justement vu que... Bon c'est pas grave, continue...
Bon, papa a dit qu'il fallait que je vous raconte ma philiso... ma philosi... mes idées. Il dit qu'il y en a des que ça pourrait aider pour leur vie de loup-zeur (je sais pas ce que c'est comme loup çui là). Il dit que c'est du "l'ail feu côte chine", ce qui veut rien dire. Des fois il dit n'importe quoi papa... Mais moi j'aime bien aider. Surtout que je suis super forte. Enfin sauf quand je suis fichue celle-là comme il dit, parce que ce gros fourbe de marchand de sable m'en a balancé une pleine poignée dans les nœils . Çui là, si j'le choppe, il va trop pleurer sa maman. Mais sinon, le reste du temps, j'suis super forte : j'arrive même à me suspendre pour faire le petit singe, comme Babouche. Du coup, je va vous expliquer comment ça se fait que je suis super forte. Comme ça après, toi aussi vous serez super forte. Mais moins comme moi quand même. Bon, je commence (papa il a dit qu'il allait m'aider un peu à motaliser. Ça veut dire qu'il va écrire des mots de grands sur quoi que je dis).
Xéna rule #1
"Un échec, c'est un succès en devenir."
Des fois, je veux faire des choses. Et pis des fois ça rate un peu. Alors je refais. Pis des fois ça rate encore. Mais en fait, plus ça rate, plus ça marche au bout d'un moment (papa il m'a dit que les "chats-doc" ils pensaient tout pareil! Même si je sais pas c'est quoi comme chats ces trucs là...). D'ailleurs, c'est comme ça que je sais faire du vélo sans les p'tites roues maintenant. Bon, des fois je tombe un peu encore, mais après je remonte sur le vélo, et je pédale bien. Même pas peur.
Rhaaaa, j'y étais presque ce coup-ci!
Xéna rule #2
"Ça n'est pas moi qui est trop petite, ce sont les autres qui se croient plus grands."
Mamie elle dit que "la bonne taille, c'est quand les pieds touchent le sol". Ça tombe bien, les miens touchent tout pile par terre, donc j'ai la bonne taille. Et pis si j'ai pas la bonne taille, j'ai un escabeau. Ou une chaise, ça marche aussi. Bon c'est quand même papa et maman qui sont les chefs, et c'est eux qui décident si j'ai le droit ou pas, mais sinon je suis pas trop petite. D'ailleurs, Kirikou il est tout petit aussi et il fait plein de choses quand même, comme courir tout nu super vite, se battre contre les vilains totems ou les bêtes sauvages tout nu et tout et tout. Et il est malin, comme moi. La preuve, moi aussi je cours super vite toute nue dans la chambre quand papa il veut me mettre en pyjama pour aller faire dodo.
"–Kirikou il a un couteau pointu... moi aussi je peux en avoir un, papa? –Même pas en rêve!"
Xéna rule #3
"Si quelqu'un me dit que je ne suis pas capable de faire quelque chose, je le fais quand même juste pour l'embêter."
De toute façon JE fais ce que JE veux! Épicétou! Des fois, papa il croit que je vais pas y arriver, et il fait des choses à ma place. Alors moi je fais la tête du koala fâché comme il dit, parce que je voulais faire TOUTE SEULE! Du coup je pleure un coup pour l'attendrir. En général ça marche, papa il me laisse faire après. Et si j'y arrive pas : hop, règle n°1. Mais des fois non, il me laisse pas faire quand même... p'têt parce que j'ai pleuré trop fort, et là du coup, papa il dit que je suis fichue celle-là et il me câline. Même si ce gros fourbe de marchand de sable il est pas passé. Bon, j'aime bien les câlins, mais je préférerais qu'il me laisse faire les trucs toute seule, je suis plus un bébé. Où alors il faut bien m'expliquer pourquoi je peux pas. C'est vrai quoi...
Gniiii! J'y suis preeeeeeesqueuh!
Xéna rule #4
"Être une fille ne constitue un handicap que pour faire pipi debout. Et encore."
C'est vrai que c'est pas bien clair ces histoires de filles, de garçons... j'ai pas tout compris, mais si c'est juste cette histoire de p'tit tuyau pour faire pipi debout, on s'en fiche un peu quand même, non? D'ailleurs, je peux faire pipi debout aussi si je veux. C'est juste que après il faut que je change de culotte et de pantalon, c'est pas bien pratique. Mais je vais vous dire un secret : les filles sont plus super fortes que les garçons en vrai. Mais faut pas trop le leur dire, parce qu'après ils sont vexés comme des poux, et que les poux c'est vraiment vilain, et que ça gratte... D'ailleurs, y a plein de chose que je sais faire, et que mon grand frère, lui il sait pas, et ça le rend un peu triste.
Je fais de la mécanique auto si JE veux!
Xéna rule #5
"Mes choix vestimentaires n'appartiennent qu'à moi. Je n'ai de comptes à rendre ni à la Société, ni à la Mode, ni à la Religion, ni même au bon goût."
J'aime bien le rose. Mais j'aime bien le bleu aussi. Les jupes et les collants c'est chouette. Et les pantalons c'est bien, ça protège les genoux. Les grosses chaussures à crampon, c'est pratique pour courir dans les flaques de bouillasse. Mais les petites chaussures à troutrou c'est joli. J'aime bien m'habiller de plein de façons différentes. Des fois, y a des gens qui croivent que je suis un petit garçon à cause de mes vêtements... ils sont un peu bêtes quand même, ça se voit que je suis une fille : je suis super forte. Ils sont quand même bizarres les gens à faire plein de simigr... samigr... à tortiller comme ça pour des vêtements. Ils voudraient pas m'interdire de m'habiller comme je veux non plus? Pffff. Sinon je m'en fiche, je courrai toute nue comme Kirikou.
Et les garçons ont pas de chance, ils se font moquer d'eux s'ils se mettent en jupe. Hi hi hi!
Xéna rule #6
"Les vrais amis vous soutiennent en cas de coup dur, il faut les choisir judicieusement."
Mon doudou à moi, c'est Pinpin le lapin. C'est mon meilleur ami, et je peux tout lui dire. Et quand je suis fichue celle-là, c'est lui qui me console. Je peux tout lui dire, il est toujours là pour moi. Enfin sauf des fois, il se cache : il est un peu coquin. En plus, lui aussi il est super fort : Boulette, le chien de papa, une fois elle a essayé de le manger. C'était vraiment pas mignon, papa il s'est fâché très fort.
Vilaine Boulette! Vilaine!
Maintenant, Pinpin il est un peu abîmé aux oreilles, mais sinon ça va, il s'est bien défendu. Et pourtant Boulette elle est drôlement super forte aussi.
Il est tellement fort Pinpin qu'il me défend contre les méchants quand je fais dodo.
Xéna rule #7
"Sois belle ou pas, mais surtout ne te tais pas."
Mon papa, des fois je l'appelle et il me dit "Oui ma galinette cendrée?". Alors je lui explique plein de choses, et des fois il me dit en rigolant que je suis un moulin à parole. C'est bête non? Parce que j'ai pas des ailes comme les moulins, du coup ça veut trop rien dire ça. Pis des fois, les grands ils m'écoutent pas, alors je suis obligée de me fâcher un peu parce que ça suffit bien mal! C'est pas poli de pas écouter quand quelqu'un parle, même si le quelqu'un est tout p'tit. Ce quoi que je dis, c'est pas moins intéressant que quoi que les grands ils disent des fois ret qu'on comprend rien hein! Et pis d'façon, le premier qui veut me faire taire je le mords. Na!
"Et alors là, Maël il m'a dit que la maîtresse elle avait dit que..."
Xéna rule #8
"On ne plaisante pas avec le chocolat."
Y'a des choses, on rigole pas avec parce que c'est super important. Et le chocolat c'est super important. D'ailleurs maman aussi elle le dit.Pour du choco, y a plus de choupette, y a plus de galinette cendrée, y a plus de fichue celle-là et de câlin qui tienne : c'est la guerre. Et là, tu dois te poser qu'une question : "Est-ce que je tente ma chance ?" Vas-y, tu la tentes ou pas ? Est-ce que tes oreilles peuvent supporter les 60.000dB que mes cordes vocales peuvent produire?
Ok, là, il ne reste qu'un seul carreau de chocolat. Ça va saigner...
Xéna rule #9
"Maman a réponse à tout. A défaut, demander à papa, qui transmettra la demande à maman."
Maman elle sait toujours, alors que papa, des fois il dit qu'il va demander à son ami gogole, ce qui ne risque pas d'être très malin comme réponse. Bon, d'accord, des fois je crois que maman elle pipote un peu mais c'est toujours mieux qu'une réponse de gogole. Et puis elle fait super bien les câlins-koalas maman. Et elle est presque aussi super forte que moi (c'est normal, c'est ma maman!).
"–Dis maman, comment on fait les bébés?
–Demande à ton père."
Xéna rule #10
"Ne jamais céder, c'est une marque de faiblesse."
Bon, papa il est pas trop d'accord avec celle-là : des fois il dit que je suis têtue comme dix p'tites mules, qu'il fait que j'apprenne à mettre de l'eau dans mon vin (alors que le vin, c'est un truc de grand... ça veut p'têt dire que je suis grande?), et que lui et maman vont devoir polir le petit diamant. Ils disent des trucs bizarres quand même. N'empêche que quand j'ai raison, j'ai pas tort, épicétou! Et même si j'ai tort, et bin j'ai raison quand même. Pis c'est pas ma faute, c'est parce que je suis fichue celle-là d'abord. Vivement que je suis grande, comme ça j'aura toujours raison d'abord! Mais bon, je finis quand même par demander pardon, sinon je risque d'être privée de chocolat (cf. règle #8). Bon, je vous laisse, faut que j'aille faire du vélo. Sans les p'tites roues... et ouaih! Pasque j'suis super forte!
Je ne PEUX PAS avoir tort. C'est mathématique.
Et voilà, j'espère que ces bons conseils vous seront utiles dans votre vie de looser. Enfin bon, n'oubliez pas quand même que ces règles vous sont fournies par un life coach de 3 ans et demi hein... nous déclinons donc toute responsabilité, bla bla bla...
(Message personnel à l'agent de la DCRI qui se tapera ce billet de blog à cause de l'algorithme un peu soupe-au-lait qui aura tilté sur quelque mot clé légèrement ambigu : j'espère que tu vas bien te marrer. En tout cas, vu le nombre de visiteurs Russes et Ukrainiens que j'ai chaque jour ici, tes potes du KGB du FSB ont l'air de s'y plaire.Spéciale dédicace à mon pote Vladimir : bisous mon gros nounours!)
C'est sur que ça a plus de gueule qu'un mec qui se fait chier dessus par un pigeon...
Communiqué du FLNC* (canailles hystériques)
(*Front Loquace des Nouveaux Chieurs)
Vous l'aurez certainement noté, la presse dite "parentale", ce sont généralement des mamans, qui s'adressent à des mamans. Et donc, si vous êtes un tant soit peu perspicace, vous aurez fructueusement remarqué que dans "parentale" il manque environ la moitié de l'équation.
Et bien nous, au FLNC, nous disons : STOP! Car :
Nous autres les papas, nous avons parfois aussi besoin de conseils (même si on fait nos kékés en prétendant que tout va bien : ces fichus mioches ne sont pas livrés avec le mode d'emploi).
Et nous pouvons aussi donner des conseils ("Non, là tu vois, à mon avis, le suppositoire se met de l'autre côté").
Nous aussi pouvons être des chieurs de mauvaise foi.
Nous aussi pouvons être gagas de nos gnomes dont les flatulences sonores nous collent pourtant la honte absolue dans la file d'attente au camion à pizza (d'autant que le délicat fumet d'icelles provoque des convulsions chez les personnes les plus fragiles de cette même file d'attente, comme par exemple les camionneurs et les vieilles à cheveux bleus).
Nous aussi pouvons nous extasier sur le design et la légèreté de ces poussettes aux allures de LEM, vraisemblablement conçues par la NASA (et dont le modèle premier prix coûte d'ailleurs environ la moitié du programme Apollo).
Nous aussi nous nous inquiétons pour nos gnomes lorsque ces derniers se réveillent en pleurant hurlant à 3h du mat' avec une fièvre à faire concurrence à la fusion du réacteur de Tchernobyl.
Nous aussi nous pestons contre ces ustensiles de puériculture mal pensés, bourrés de recoins à la con dont le concepteur n'a manifestement jamais envisagé qu'il serait utile de pouvoir les nettoyer facilement (c'est vrai qu'un gnome ça ne vomit jamais ni ne projette jamais de nourriture partout... non...).
Aussi, lorsque le magasine "Parole de Mamans" (au moins ils annoncent la couleur) m'a contacté pour me demander de faire partie des 6 papas et mamans sélectionnés pour effectuer les tests de produits dans leur numéro "best of" du mois de juin, je ne me suis pas tâté trop longtemps : pour une fois que les papas ont droit de l'ouvrir...
–Ouaih, enfin ça et le fait qu'on t'a promis que tu repartirais avec une valise remplie des trucs testés.
Oh alors là, franchement, ça serait mal me connaître...
Ceci est un intermède musical.
... d'autant qu'il faut tout de même se rendre à Paris (ce qui représente une certaine distance de ma cambrousse sauvage), et que les frais de déplacement sont pour ma pomme. Mais bon, "Parole de Mamans" et moi ne sommes pas de parfaits inconnus, ils m'ont même interviewé une fois...
Bref. Toujours est-il que je contactai la sympathique Henda, à la rédaction du magazine, afin d'avoir des détails, et que donc rendez-vous fut pris, billets de trains réservés, et grosse valise empruntée à belle-maman puisque Henda me confirma que je repartirais avec l'une ou l'autre babiole.
Petit aparté : notons au passage que le site de la SNCF est une grosse arnaque un vaste foutage de gueule. Outre son côté peu ergonomique et grosso modo aussi facile à décrypter qu'une notice IAVEKA™ traduite en moldave, le prix des billets affiché pour un trajet donné varie d'une consultation à l'autre (sur la même journée à quelques minutes d'intervalle je précise). En augmentant, bien sûr (passant donc du prix d'un rein sur le marché noir au PIB annuel du Burundi). Je soupçonne l'intervention sournoise d'un algorithme programmé pour augmenter subrepticement les prix lorsqu'un tarif est consulté, style : "Ah ah, tu veux te rendre là à telle date? Ce trajet t'intéresse? Mouahahaha! Banque donc pauvre pigeon!". SNCF : à nous de vous faire préférer le vélo.
Enfin bon, après avoir hypothéqué le foie de maman Koala, je me procurai donc les billets de train pour Panam afin de répondre à l'appel de "Parole de Mamans"...
A la guerre comme à la guerre...
Vis ma vie de blogueur testeur
►Mardi ►5h30 AM
Je chevauchais un ornithorynque garou avec mon djembé en compagnie de Grichka Bogdanov pour allez acheter des pamplemousses arc-en-ciel chez Jean-Pierre Bacri, quand subitement, au détour d'un lamantin du Périgord, je tombe sur Monica Bellucci, nue et offerte qui me susurre d'une voix suave :
– Xrrrrkzzzz'ktte rrrkhhrrr' zzzzzz!
– Xrrrrkzzzz'ktte rrrkhhrrr' zzzzzz!
Le radio-réveil est en train de crachoter une purée de parasites. A moins que ça ne soit du Zaz, j'hésite. Tandis que je tente péniblement d'émerger de ce merveilleux cet angoissant monde onirique dans lequel je me trouvais, maman Koala éteint promptement le bidule et me propulse hors du lit m'aide à me lever d'un violent coup de cul petit mouvement du fessier en me susurrant d'une voix suave :
Je traduis aussitôt par "Debout les campeurs et haut les cœurs! N'oubliez pas vos bottes, parce que ça caille aujourd'hui!". Mais à la réflexion c'était peut être "Allez zou, debout grosse feignasse! Bon courage je t'aime."... Toujours est-il que je me lève dans la pénombre de la chambre et me dirige vers la porte, non sans écraser mon petit orteil contre l'un des pieds de lit. J'étouffe un cri en mangeant mon poing droit. Je quitte la chambre, et y reviens à cloche pied après avoir marché dans le vomi de Chat n°2, afin de prendre une paire de chaussettes propre. Je parviens ensuite à descendre l'escalier furtivement, en mode ninja. Puis, arrivé au pied de l'escalier, Boulette (chien n°2) se jette sur moi pour me léchouiller, bousculant au passage la tour de CD qui s'effondre au sol presque sans un bruit de tonnerre. Presque. Venant d'en haut, j'entends la douce voix de ma chère et tendre : –Pffrrrrmm p! Mpf gna mpfaaa tchhhhh'ttt mpffffui?
Pouf!
Brave chérie : elle vient de me demander "Mon coeur! Est-ce que tout va bien?"... ou peut être "Dis donc! Ça ne va pas de faire tout ce barouf ?". Je ne sais pas trop.
Après avoir ramassé les CD éparpillés tout en repoussant le museau de mon chien, j'attrape ma pile de vêtem... j'attrape Chat n°3 qui dormait sur ma pile de vêtements propres préparés de la veille, le dépose sur le fauteuil, puis saisis ma pile de vêtement propre en me dirigeant vers la salle de bain. Étrangement, Boulette ne tente pas de me faire chuter dans l'obscurité. Bizarre... Je traverse la cuisine, froide, puis le petit couloir, glacial...
Winter Couloir is coming!
Je me déshabille, puis dispose mes vêtements sur le sèche serviette, afin de pouvoir me blottir dans des trucs chauds au sortir de la douche. J'attrape ma biscotte pour me raser. Mais... tient!? Où sont mes chaussettes ? Voyons, refaisons le film :
descente escalier chaussettes dans la main ► chien ► pouf ► ramassage CD ► déposage chat ►attrapage de vêtement...
Hum. J'ai dû poser les chaussettes en ramassant les CD. Et merde. Boulette. Ça explique qu'elle n'ait pas essayer de me faire choir. Je me précipite dans la maison, à poil. A travers le couloir glacial. A POIL BORDEL! Et à travers la cuisine froide. A POIIIIILEUH! Bingo! Boulette est en train de bouffer mes chaussettes. Après une brève course poursuite, je récupère mon bien, légèrement sérieusement baveux et un peu plus troué. Puis je retourne me raser avec ma biscotte et prendre ma douche.
►Mardi ►6h00 AM
Douché, écorché rasé de près et habillé en propre avec des chaussettes troutroutées comme disent les gnomes, je prépare ensuite mon petit déjeuner dans la cuisine. Après une intraveineuse de café, ça va mieux. J'avale mon petit déjeuner avec un lance-pierres, puis me prépare à partir :
Grosse valise à roulette : check
E-billet TGV (pour la modique somme de 'PIB du Zimbabwé'€) : check
Bouquin pour le train : check
Bracelets d’accu-pressure contre le mal des transport (oui, je souffre du mal des transports et je n'ai jamais trouvé de solution géniale... on m'a recommandé ce truc là, je vais tester) : check
Portemofeuille (oui, à 6h15 du matin, je n'ai plus de porte-monnaie ou de portefeuilles mais un portemofeuille, ce qui est bien commode, qu'on se le dise) : check
Quota de sommeil : pas check
Bon, tant pis pour le quota de sommeil, on fera sans. Démarrant ma Citreugeot B2, je me mets en route vers la gare. Il est 6h30.
►Mardi ►7h00 AM
J'arrive près de la gare. Gros avantage de la B2, c'est compact. J'avise une place de parking microscopique (mais gratuite) et parviens à y loger le véhicule. J'attrape ma valise et presse le pas vers la gare. 7h05. J'ai une confortable avance. J'en profite pour acheter des tickets de métro, puis je me dirige vers le quai où se trouve mon train. 7h10 : je suis à bord. 7h15 : le train s'ébranle. C'est parti pour 1h30 de trajet. J'enfile mes bracelets d'accu-pressure et somnole un peu en regardant le paysage. Pas de nausée... vers 7h45, je tente d'ouvrir mon livre et d'en parcourir quelques lignes : toujours pas de nausée. Yesss! C'est 'achement bien ces fichus bracelets! Bon, ça serre un peu le poignet mais sinon... Je suis joie! Je suis légèreté! Je suis zénitude! Je suis pas malade! Je suis exsangue des mains...
►Mardi ►8h50 AM
Le train arrive à Montparnasse. Je choppe ma valise et descends du train, puis me dirige vers le métro.
8h52 : je m'attends à croiser des militaires derrière chaque pilier du bâtiment, puisque le plan Vigicorsaire-Code-Cramoisi-Inferno-Mode-Expert-Maximum-Overkill est toujours actif. Mais non, rien, nib, que dalle, nada. Pas l'ombre d'un FAMAS ni même d'un pantalon de treillis!... Ah si! Là!
8h53 : ah non, au temps pour moi c'est le futal d'un punk-à-chien. 'fin bon, ça doit être tout aussi efficace contre les terroristes en même temps hein...
8h55 : je descends vers les couloirs du métro, composte mon ticket, passe le portillon... rhaaaa! Fichue valise! Je PASSE LE PORTILLON BORDEL DE BITE À COUILLES! *Plop* Je passe le portillon donc.
8h56 : ce délicat parfum si caractéristique du métro, fruit du subtil mélange en plein bouillon de culture pleine fermentation d'odeurs d'urine, de renfermé, de vomis, de sueur, de pollution parisienne, de fiente de pigeon, de liquide séminal, de pet, etc... assaille mes narines. Je vacille légèrement.
8h57 : je suis dans une sorte de grand hall, plusieurs couloirs s'offrent à moi, ornés d'inscriptions mystérieuses, telles que "Ligne 13 CHATILLON", "Ligne 13 ST DENIS" ou encore "Ligne 6 NATION". Je me sens comme Champollion devant une tablette ornée de hiéroglyphes. Ou plutôt une poule devant un I-pad : sur un malentendu, j'ai une chance d'atteindre mon but.
8h59 : Bon alors : je sais que c'est ligne 13 jusqu'à Saint Lazare puis ligne 3 jusqu'à Levallois... mais du coup, c'est ligne 13 vers "quelle direction"? Je scrute perplexe une carte du métro avant de me décider, puis me lance dans le dédale des couloirs vers le quai de métro voulu.
Alors voyons... "Chatillon"? "Saint Denis"?
►Mardi ►9h05 AM
J'arrive sur le quai du métro ligne 13 direction Saint Denis, bondé, avec mon énorme valise à roulettes. Le timing est excellent, un métro arrive dans la minute. Par contre, je ne m'explique pas les regards de haine que les autres usagers autour de moi me lancent... certainement une forme de mépris parisien vis à vis de mon allure provinciale. Histoire de faire couleur locale, je calque mon attitude sur celle des autres, et me mets à faire la gueule aussi.
Le métro arrive, bondé lui aussi. Bon je laisse passer celui-là. Le suivant arrive 2 minutes plus tard. Bondé également. Je me met en mode Tétris (voilà, maintenant vous avez la musique en tête pour une bonne semaine au moins. De rien, c'est cadeau.) et me faufile à l'intérieur.
Les piquants aident un peu à se glisser à l'intérieur...
9h25 : j'arrive à Saint Lazare. Je m'extirpe de la rame de métro en bousculant quelques passagers. Je sens le soulagement de ceux qui restent dans la rame... les braves gens : ils sont contents que j'ai réussi à attendre mon objecti... ah non zut, je ne suis qu'à mi-parcours. J'avise le panneau indiquant la ligne 3 et... fait chier : GALLIENI ou PONT DE LEVALLOIS/BECON? Bon, vu que je suis censé aller à Levallois, ça doit être direction Pont de Levallois. Enfin j'espère.
9h30 : mode Tétris de nouveau... j'ai la musique à l'esprit en permanence maintenant. Ces Russes sont vraiment redoutables en matière de tortures mentales. ♪Ta tatata tatata tatata tatata tatata tatata ta tata tataaaa a ♫
9h45 : arrivée à Levallois, je sors des souterrains du métro et retrouve enfin la lumière du jour. C'est joli Levallois, il y a une atmosphère qui... je... je... j'ai subitement envie de monter une caisse noire et d'établir des fausses factures, je ne sais pas pourquoi. Une atmosphère je vous dis...
Ta ta ta! Preum's!
9h50 : je téléphone à maman Koala pour la rassurer. Je dégaine donc mon portable téléphone portatif.
Oui, c'est un modèle à clapet, il est un peu ancien...
–Coucou ma chérie, c'est moi! –Xskkrrk skrrr skrrrrr zzzkrrrr! –Oui, le voyage s'est bien passé, je suis sur le pas de la porte là... –Krrrr krrrr kr krrr krkrkkrrrrrrr zzzzkr zkrrr krr... –Non, en effet la communication n'est pas très bonne, je crois que mon téléphone déconne un peu. –Rrrkr krrr krrkrrrr zkr! –Ah ah ah! En effet, c'est plus "le téléphone sans fil", c'est "le téléphone s'en fiche"! –Zkrrr k'rrrrrkr! –Oui, moi aussi zkrrr k'rrrrrkr!
9h55 : j'arrive à la rédaction de "Parole de Mamans"
►Mardi ►10h00 AM
Je suis accueilli chaleureusement par l'équipe de rédaction composée principalement de jeunes femmes au physique affolant charmantes au demeurant. On fait les présentations, puis Henda (qui m'a fait bizarrement penser à Christina Cordula, en plus sympa) me fait signer le contrat de cession de mon âme de mes droits d'auteur et droits à l'image avec mon sang. A peine le temps d'un café, et hop, on se met au boulot : aidé de deux jeunes membres de la rédaction, Alexis et Sixtine, ma mission est de tester tous les objets/produits/jouets/instruments de torture/etc présents dans la pièce où l'on m'installe et de rédiger un avis les concernant.
"–Ok, donc là, il va falloir se tirer les doigts du..."
Première constatation : elles ont manifestement pré-sélectionné des objets et des produits qui avaient des chances de convenir à mon coté chieur bobo-écolo-bio. C'est vexant : comment je fais pour gronchonner moi?
Deuxième constatation : on n'a que la journée pour tout tester?
Troisième constatation : la valise risque d'être un chouïabeaucoup trop petite...
Quatrième constatation : on n'a que la journée pour tout tester?
Je reprends un café.
►Mardi ►1h00 PM
Pause déjeuner autour d'un bon sandwich. On a dû faire un petit tiers des tests. Il va falloir mettre un bon coup de collier et accélérer la cadence.
"–Allez, allez! On se motive!"
Je profite de la pause pour rappeler maman Koala et les gnomes. Elle m'annonce que Boulette a mangé mes chaussons, une de mes paires de chaussures, une éponge et le tuyau d'arrosage... Brave bête.
►Mardi ►1h30 PM
Un p'tit café et hop, c'est reparti. La digestion aidant, l'ambiance se décontracte. Sixtine et Alexis me tirent le portrait à plusieurs reprises pendant que je fais le con teste les produits avec sérieux et probité.
"–Bon, la boule disco, check. On passe à la machine à mousse?"
15h00 : on rattrape gentiment notre retard, ça avance bien. Il nous reste quelques gros morceaux, dont des chasseurs TIE sièges auto futuristes.
15h30 : on commence a tester des trucs qui ressemblent à des modules lunaires de série de science-fiction : les poussettes. En vieux fan de Cosmos 1999 bon père de deux enfants, je gère correctement le montage-dépliage des bidules. Purée, qu'est-ce que c'est léger maintenant ces machins! Plus besoin de subir l'entrainement des forces spéciales américaines pour déplacer le bazar ou comprendre le mécanisme de montage...
Avant, il fallait s'entrainer pour utiliser une poussette. Mais ça c'était avant.
Encore un p'tit café pour la route... je commence à rigoler bêtement. Surement le café.
►Mardi ►5h00 PM
Bon! Les tests sont finis. Maintenant il va falloir faire rentrer tout ce bazar dans la valoche de belle-maman. Mouaih. On va être sélectif hein...
Oui, parce que là, on en a mis environ 1/5ème...
17h30 : en sélectionnant sévère, en virant les emballages, et en tassant bien, je fini par réussir à fermer la valise, gonflée à bloc. Il reste un gros carton qui n'aurait pas tenu dedans de toutes façons : tant pis, je le prends à la main.
♫ Oketi poketi ♪
17h40 : je prends congé de la charmante équipe de rédaction après un dernier café...
J'aurais peut être pas dû prendre autant de café...
17h50 : Alexis (qui a terminé sa journée) me raccompagne gentiment jusqu'au métro. C'est l'heure de pointe. Mode Tétris level maximum-overkill activé.
Bizarrement, je n'ai croisé aucun joueur de djembé ou de flûte de pan dans le métro à ces horaires là...
►Mardi ►6h30 PM
Arrivée à Montparnasse. J'ai environ 1h30 avant le départ de mon train (oui j'ai prévu large). Le changement de billet me coûterait un testiboule (d'autant que j'ai un billet de 1ère... et oui, à cet horaire, la différence n'était que de 3€). Je profite donc de mon temps libre pour trouver un restau et dîner avant mon retour. Tournant un peu autour de Montparnasse, je repère finalement un troquet typique (les serveurs ont l'air méprisant à souhait), et y passe commande.
Je suis finalement déçu : le repas est bon, le service rapide et les serveurs plutôt sympathiques. Raté pour le café parisien typique.
►Mardi ►7h30 PM
L'heure du départ approche. Je prend un café, l'addition, ma valise, mon carton, mon frigidaire, mon armoire à cuillère, mon évier en fer, et mon poêle à mazout ♫ ♪
19h45 : le train est à quai, je monte et m'installe. C'est spacieux la 1ère classe, et les fauteuils sont conforts. En plus, on n'a pas de siège voisin... on ne voyage pas avec la plèbe quoi. Je ne suis pas super cool de laisser la valise pleine et le carton dans l'espace dédié aux bagages, mais bon... pas le choix.
19h55 : le train démarre.
20h05 : j'ai un torticoli à force de tourner la tête pour surveiller l'espace bagage qui est derrière moi. Ma cassette valise! Où est ma cassette valise?
C'est MA valise!
21h30 : arrivée à destination. J'attrape mon précieuuuuuxma cassette ma valise, mon carton, mon frigidaire, mon armoire à cuillère, mon évier en fer, et mon poêle à mazout ♫ ♪
21h40 : je récupère ma voiture, entasse tout le bordel dedans comme je peux, et me voilà reparti pour ma cambrousse.
►Mardi ►10h10 PM
Arrivée chez moi. J'ouvre la porte... une femelle à poil et surexcitée se jette sur moi et m'enlace affectueusement. Je repousse donc Boulette, très énervée donc, me relève, et vais embrasser maman Koala qui se marre avant de lui raconter mes aventures...
Une contrepèterie? Dans le titre? Non... je ne vois pas... vous voyez le mal partout...
Ces moments passés ensemble étaient tellement magiques, qu'ils en avaient oublié à quel point ils pouvaient être fugaces. Lorsqu'ils étaient tous les deux, plus rien d'autre au monde ne semblait compter, pas même les avertissements de leurs proches. Ils se contentaient de hausser les épaules et de rire, avant de partir ensemble en courant comme des fous.
♪♫Chabadabada...♫♪
Chacun de ces moments volés au destin était comme le plus précieux des joyaux, comme le plus beau des trésors qu'on puisse trouver dans un de ces galions échoués au fond d'une mer bleu azur, au cœur des Caraïbes. Ils étaient si jeunes, si insouciants... comment auraient-ils pu se douter?
T'as de beaux yeux tu sais...
On aurait pourtant dû le leur dire : les histoires d'amour finissent mal... en général. Leur séparation était inévitable : il y avait trop d'obstacles sur leur route. Oh, il tentèrent bien de lutter contre la fatalité. Ils essayèrent bien de se rebeller contre l'inévitable. Ils firent tout leur possible pour contrecarrer l'ordre des choses... Mais ni l'obstination, ni la colère, ni les larmes ne purent y changer quoi que ce soit. Et c'est le cœur lourd qu'ils durent finalement se résoudre à ces adieux déchirants qu'ils refusaient de toute leur âme.
Ça a quand même plus de gueule qu'un gif de chaton non?
Le départ fut difficile, pénible, triste...
Mieux vaut partir en train, Car partir, c'est c'est crever un pneu.
Ce sont là ces moments que nous connaissons tous un jour, ces heures, ces jours où la tristesse semble insurmontable, et où les larmes emplissent nos yeux quoi que nous fassions.
–Malo... il est parti... –Bon, Xéna, je sais que c'est triste, mais ton copain Malo tu le reverra demain à l'école ma chérie. –Oui, mais il est parti... –Je comprends bien ma fille, mais il ne pouvait pas rester au parc indéfiniment, ses parents devaient rentrer chez eux préparer à manger, c'est pour ça qu'ils l'ont appelé... Et d'ailleurs, on ne va pas tarder à y aller nous aussi... –Oui mais Malo il est parti...
Bonjour tristesse...
–Mouaih. Enfin, il reste encore ton copain Victor hein... –*snif* Vic... *snif* Victor? –Oui. Juste là.
Oh! Mais alors...
Mais après la pluie, vient toujours le beau temps, et la tristesse finit par s'envoler, et la douleur avec elle.
Xéna est contente.
Enfin bon... temporairement.
–Xéna? Ma puce? Il va falloir qu'on y aille maintenant...
Mode madeleine : ON
Epilogue
Le lendemain, à l'entrée de l'école.
–Bon alors, tu es contente? Tu vas pouvoir retrouver ton copain Malo... –Non, mon copain, c'est Maël! Je l'aime! On va se marier quand on sera grands... –Que... hein? –Tient, bonjour Maël! :) –Bonjour Xéna! :) –Hum... bonjour Maël... :| –Bonjour papa de Xéna! :) –... et bienvenue dans la famille donc...
... et n'oublie pas que j'ai une arme, un pelle, et un solide alibi.
Avertissement : ce billet contient de vrais morceaux de nostalgie gnangnan et d'authentiques pépites de mauvaise foi enrobée de Cétémieuavan™. Peut également contenir des traces d'arachide enrobée de chocolat.
Il fut un temps glorieux, une époque bénie des dieux appelée "années 80".
Aaaah, les années 80...
En ce temps-là :
le mur de Berlin (pour les plus jeunes de mes lecteurs : sorte de mur de Gaza made in Germany, ou sorte de Mur, mais pas en glace) semblait inébranlable, et les méchants communistes d'URSS symbolisaient la menace suprême contre le monde libre
Les Marcheurs Blancs locaux étaient appelés "agents de la Stasi"
l'orgue Bontempi et Jean-Michel Jarre (pour les plus jeunes de mes lecteurs : sorte de David Guetta de l'ère Mitterrandienne, mais avec des lasers. Plein.) révolutionnaient le bruit la musique
Sorte de concert de Jean-Michel Jarre
Mac Gyver (pour les plus jeunes de mes lecteurs : sorte d'improbable croisement entre James Bond, et José Bové Nicolas Hulot, capable de transformer un mixeur, une paire de bretelles et un concombre en god-ceinture hélice de hors-bord) donnait envie à toute une génération de porter la mulette d'avoir un couteau suisse et de mépriser les armes à feu
Mac "Mulette de la Mort" Gyver
Goldorak (pour les plus jeunes de mes lecteurs : sorte de Vache-hilare® robotisée géante) anéantissait des hordes de Golgoths (robots) extraterrestres à grands coups de fulguropoings et de cornofulgur
Sacrée Vachekirak®
les téléphones portables étaient rares, chers, et ressemblaient à ceci :
Ok, c'est plus "portatif" que véritablement "portable" je suppose.
la France était à la pointe de la technologie grâce au Minitel (pour les plus jeunes de mes lecteurs : sorte d'ancêtre tout pourri de l'internet, le "36 15 ULLA" pouvant donc être considéré comme le vieil oncle consanguin de "Youporn")
Certains le voient comme étant à internet ce que la 2CV est à la C4 : un ancêtre. Personnellement, je le vois plus comme la Trabant : une vieille tante stérile.
Windaube n'existait pas (enfin pas vraiment, Windaube 3.1 n'étant sorti qu'en 1992), et donc les écrans bleus Windaube non plus
il y avait des Treets® et des Bonitos®
Fond dans la bouche, pas dans la main. Bon ok, un peu sur les hanches aussi...
"–T'as un gros nez monsieur! –Ah ah ah! Les enfants sont FORmidables!"
Et objectivement, vu ce à quoi les gosses des eighties (dont je fais partie) ont survécu, ils l'étaient probablement. Attention, ça ne veut pas dire qu'ils le soient resté! Beaucoup d'entre eux (dont je fais partie) sont probablement devenus de gros cons, grognons et misanthropes.
Mais hélas, cette belle époque est terminée :
l'indestructible mur de Berlin, symbole du communisme triomphant, a été réduit en morceaux, vendus fort cher et symboles du capitalisme charognard sans foi ni loi
Les morceaux avec graffiti valent plus cher il parait...
il y a eu Windaube 3.1®, Windaube 95® (de sinistre mémoire), Windaube Meuh®... et Micro$ot™ a tellement la trouille de sortir une bouse en "9" (comme les 95 et 98), que pour conjurer la malédiction éventuelle d'un potentiel Windaube 9®, il vont directement sortir Windaube 10® après Windaube 8®
plus de Treets® ni de Bonitos®, remplacés par des s'W et W
C'est renversant!
et surtout, surtout : les enfants ne sont plus formidables!
"–Bon écoute Charlie, la liberté d'expression a ses limites quand même..."
Et oui, les enfants de maintenant, c'est plus ce que c'était. De nos jours, les enfants sont blasés, pourris, gâtés. Aujourd'hui, les gamins se collent devant la télé à longueur de journée. Dans les années 80, si tu voulais regarder un dessin animé, fallait attendre les heures, voire les jours où ils étaient diffusés. Pis y avait qu'une télé : celle des parents, et tu pouvais toujours courir pour espérer mater tranquille les 5 minutes de Ulysse31 juste avant 20h pour peu que le JT de Mourousi ait une ou deux minutes d'avance.
Yves Mourousi : sorte de Claire Chazal de l'époque. En moins blonde, mais en plus journaliste.
Enfin, je dis qu'ils se collent devant la télé, mais en fait, ils sont plutôt penchés sur leur téléphone à longueur de journée. Dans les années 80, inutile d'espérer avoir son téléphone portable à 6 ans (d'façon t'a vu la tronche du bidule plus haut? Il t'aurait fallu une brouette pour trimballer le bouzin!) : tu collectionnais les images Panini et picétou.
Darwin, ce gros troll...
Et puis de nos jours, ils sont abreuvés de violence et de sexe partout, tout le temps... sur internet, à la télé, dans la rue. Dans les années 80, le monde était douceur, innocence et bisounours à part bien sûr les loubards, Rambo, Ken le Survivant, les affiches 4x3 avec des nanas à poil et les playmates de Collaro.
Tiens, prenons l'exemple de mes gnomes : en ce moment ils sont absolument horribles!
Xéna nous vrille les oreilles à la moindre vexation, préfère les vilains biscuits industriels aux délicieux gâteaux de maman Koala, veut qu'on s'occupe d'elle en permanence et toutes affaires cessantes, et refuse des plats qu'elle adorait jusqu'ici et qu'on préparait pour lui faire plaisir. Sans compter les caprices à géométrie variable de princesse à base de "j'veux faire toute seule!" mixé de "j'veux que tu m'aides!".
"Comment ça y a plus de nouilles?"
Et le P'tit Prince... parlons-en! En pleine phase "Kévin-de-la-Tourette" (syndrome fréquent à certains âges chez les enfants) il multiplie les gros mots ("caca", "pipi", "prout" et autres "caca boudin") et les vagues insultes ("t'es nul", "t'es moche", "patate pourrie"...) dans une recherche perpétuelle de la transgression et de la provocation. Et bien sûr, il conteste la moindre instruction donnée.
Un peu dark le P'tit Prince en ce moment (j'ai aussi hésité avec cette image)... "–T'es nul!"
Et bien sûr, ils passent leur temps à se chamailler pour un oui pour un non... Alors que, franchement, nous autres de la génération 80, nous étions des petits anges.
...
...
Mais si, mais si.
Tiens, d'ailleurs voilà que j'entends encore Xéna qui chouine... –Que se passe-t-il encore ma puce? –Mon doudou *xnirf*... mon doudou Pinpin *xnirf*... on ne le retrouve pas! –Allons allons, il ne doit pas être bien loin... –*snif* Ma... ma... maman elle a déjà cherché partout... *bouhouhouhouhou* –Je confirme... :( –Euh... et bien euh... on va... euh... chercher encore? Et... –Papa? –Attends P'tit Prince c'est pas trop le moment là... –Mais si papa! C'est parce que ma petite soeur Xéna elle est malheureuse, alors j'avais quelque chose pour elle. Tiens Xéna. Je te donne mon doudou pour remplacer Pinpin. Comme ça tu ne seras plus triste. Et moi, maintenant, je suis trop grand pour avoir un doudou. –... –... –*xnirf* Merci grand frère :')
Cet homme vient de rentrer dans... la quatrième dimension.
Purée! C'est malin ça! V'là qu'je chiale comme une midinette regardant la fin de "Titanic" moi (rapport au fait que cette andouille de Rose avait largement la place d'accueillir cet abruti de Jack sur son pu#@1µ de débris flottant)... Ils sont adorables. Et mignons. Et horribles. Et ignobles. Ils sont adorribles! Ils sont mignobles!
P.S. : rassurez-vous, on a finalement retrouvé Pinpin. Et là ils se battent la trottinette. Tout est redevenu normal.