vendredi 5 décembre 2014

Les F.E. de l'amour

Vivement qu'ils sortent une version stable. Sinon faut passer sur du libre... c'est souvent moins bogué...
Lorsque je ne me pique pas de sociologie de comptoir (je vous laisse la méditer quelques secondes celle-là)... j'aime bien partager mon ignorance crasse mes idées d'une folle pertinence sur tout un tas d'autres sujets aussi divers que variés. Alors aujourd'hui, j'ai troqué ma choppe mon costume de sociologue du bar PMU de Petaouchnok-les-Ombrelles pour un divan de sexologue de machine à café, afin de vous aider à éviter les F.E. (Fatal Error) de l'Amour. Plusieurs raison à cela :
  1. le sexe c'est vendeur, et donc, pas le jeu des mots clés, cela devrait m'amener des lecteurs particulièrement nombreux (je n'ai guère de doutes, vu que certains arrivent déjà ici par des recherches aussi incongrues que "la farine pour grossir les fesses", "montre moi tes nene" ou encore "histoire érotique une femme devenue femen zoophile de force". Si si, authentique. Notez qu'au moins maintenant, ils auront de bonnes raisons d'atterrir ici.)
    Certaines choses n'ont pas attendu le popotin de Kim Kardashian pour casser internet.
  2. le sexe ça concerne un peu tout le monde. Inutile de le nier, je sais que beaucoup de mes lecteurs sont des lectrices, et que nombre d'entre elles ont un ou des enfants : ça fait un bail que plus personne ne croit à l'immaculée conception bande de petite friponnes!
    En outre chacun sait bien que la Génèse c'est que des conneries puisque le monde à été créé par le Monstre de Spaghettis Volant!
  3. au delà de la seule dimension "sexe", nombre de couples connaissent à un moment ou à un autre de petits soucis/de gros désaccords/des faits divers sordides/des conflits sanglants (rayez la mention inutile), que quelques bons conseils, généreusement offert par votre serviteur, totalement ignare en matière de thérapie de couple, permettrait éventuellement sur un malentendu certainement de désamorcer.
    Ça va bien se passer ce moment vous allez voir... je vous propose de coucher vos motifs de désaccord par écrit...
  4. parler d'esprit de Noël au moment des fêtes, et d'amour à la Saint Valentin, c'est d'une banalité affligeante. Je préfère parler d'amour maintenant, c'est plus original (bon, pas tant que ça finalement...).

Car oui en fait, c'est plus d'amour que de sexe qu'on va parler (bon, ok, comme vous insistez un peu, on va aussi parler de sexe. Mais juste un peu.). Et autant le dire, le sujet n'est pas simple, car il y a probablement autant de façons d'être amoureux qu'il y a d'amoureux. Et d'ailleurs si j'avais la formule magique de l'amour, je ferais de la radio ou de la télé, je vendrais des bouquins, je serais multimillionnaire, on me surnommerait Dr. Love ou un truc du genre, et je passerais sans doute une partie de mes journées à me repoudrer le nez à la coke en participant à des orgies sexuelles au milieu de blondes siliconées dans un vieux manoir qui... Euh...  non attendez... ça c'est un autre truc, je mélange. Bref.

Il y a quelques années, la chanteuse-mime Axelle Red (qui fait donc parti d'un mouvement musical comprenant également Etienne Daho et Carla Bruni) chantait ceci (tendez bien l'oreille):

♫♪ Gna gna gna gna quelques temps
La passion s'affaiblit
gna gna gna apparemment
Et maman m'avait dit: ralentis
Désir ou amour gna gna gna gna un jour ♪♫

En montant un peu beaucoup le son, en supprimant les parasites sonores, et en appliquant quelques filtres bien sentis, on obtient à peu près ceci :
♪♫ Il parait qu'après quelques temps
La passion s'affaiblit
Pas toujours apparemment
Et maman m'avait dit: ralentis
Désir ou amour tu le sauras un jour
♫♪

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est pas faux. Déjà le désir (sexuel donc) est bel et bien dissocié de l'amour. Mais pas trop. Mais un peu quand même. Enfin, ça dépend des gens. Déjà ça semble dépendre pas mal de si on est un homme ou une femme. Mais pas toujours. Rhaaaaa! Bon, disons qu'on peut avoir l'un sans l'autre et inversement, mais que c'est quand même vachement mieux s'il y a les deux, et picétou!

Techniquement, on va en fait distinguer "amour romantique", "désir sexuel" et "attachement". Tout d'abord parlons de...


L'amour romantique

Si l'on en croit certains anthropologues, c'est un phénomène assez ancien, généralisé, et qui traverse les époques et les civilisations.
Ici représentée une histoire vieille comme le monde : Grünteo et Grüliette.
Biologiquement, il s'agit d'un mécanisme assez complexe, qui met en œuvre plusieurs zones du cerveau, et mobilise différents neurotransmetteurs : dopamine (hormone de l'euphorie et de la prise de risque), noradrénaline (hormone de l'excitation, liée aux mécanismes de la récompense), sérotonine (hormone régulatrice de l'humeur)... Ce qui fait ressembler le cerveau d'un amoureux transi à celui d'un camé en plein trip, avec les mêmes mécanismes de dépendance (besoin de se procurer son "fix" retrouver l'objet de son amour régulièrement) et les mêmes conséquences funestes en cas de manque (dépression, agressivité, suicide, meurtre, se gaver  de Häagen-Dazs® en écoutant du Barbara Streisand en boucle,...).

D'un point de vue évolutif, le but serait de motiver les sujets à se concentrer sur un seul partenaire (fut-il en totale inadéquation), afin de concentrer leur attention et leurs ressources en faveur de leur progéniture commune. Ce mécanisme se traduisant par le développement d'une grande confiance, et d'une importante empathie doublée d'un lien émotionnel fort avec le partenaire. Une sorte de syndrome de Stockholm donc, pouvant conduire à des actes désespérés tels que le mariage.
La nature est parfois une garce.
L'amour romantique s'accompagne souvent (mais pas toujours) de...


Désir sexuel

Il naitrait apparemment dans le cerveau limbique. Oui celui-là même des hippopotames rouges et du complexe de la pétoche. Encore lui. Décidément, il nous fera chier jusqu'au trognon celui-là. Logique : c'est un instinct naturel! Dont le but est rien moins que motiver les troupes à perpétuer l'espèce. C'est donc bien un mécanisme vital du point de vue de l'évolution et de la survie. Biologiquement, c'est assez essentiel.

Le désir a pour but de déclencher l'excitation sexuelle, mécanisme physiologique préalable à la mise en œuvre de l'acte reproductif dans de bonnes conditions (érection pour les mâles, lubrification pour les femelles). Logiquement, le cortex préfrontal, siège des fonctions cognitives, est là pour modérer les signaux parfois intempestifs de ce gros obsédé de cerveau limbique, et éviter que le sujet ne saute sur tout ce qui bouge (ou ne bouge pas). Mais des fois, ça déconne.
Coucou les filles!
Notons à ce sujet que l'excitation peut naître de causes purement mécaniques, sans que le désir soit présent : ça n'est donc absolument pas un consentement tacite, qu'on se le dise.

Bon, sinon vous pouvez toujours vous croire au dessus de ça (espèce supérieure, conscience, civilisation, bla bla bla...), mais quand on voit une boutique de fringues à l'ouverture des soldes, les files d'attentes devant un Apple Store ou un ciné lors de la sortie d'un nouveau Starwars, ou les commentaires sur les articles parlant d'Ebola, on se dit quand même que le chemin parcouru depuis que l'humanité est descendue de son arbre ne doit guère dépasser le périmètre des racines. Et que vu la couche bien épaisse que certains semblent tenir, on doit encore se prendre pas mal de pommes sur la gueule manifestement. Et pas des petites.
(excellent documentaire sur les soldes, de la non moins excellente Marion Seclin –aka Mady)

Et si on suppose que vous êtes tombé amoureux, puis que sous l'effet du désir, vous avez copulé comme des macaques au mépris de toute prudence, logiquement, vous avez fini par concevoir des enfants, ce qui conduit logiquement à...


L'attachement

Il s'agit d'une pratique sexuelle impliquant des liens ou des entraves, souvent associée aux pratiques dites Sado-Maso (ou SM), et impliquant une relation dominant/dominé. Ce type de relation a été popularisé par un récent roman à succès.
L'attachement, c'est le ciment du couple.
Bon alors lui, c'est plus le troisième étage de la fusée vu qu'il arrive en général en dernier : c'est un mécanisme psychologique mis en place pour protéger l'éventuelle progéniture issue de l'amour romantique et/ou du désir sexuel, en créant un lien affectif envers le compagnon/la compagne et surtout les descendants qui constituent la perpétuation de votre patrimoine génétique commun, et donc de l'espèce. Ce lien est destiné à vous encourager à protéger l'objet de cette affection. C'est donc bien un mécanisme de défense, distinct de l'amour romantique et du désir. Notons que certaines personnes s'attachent assez facilement à tout et n'importe quoi pourvu que ça soit kawaï (terme technique en psychologie nespresso, qui désigne toute chose d'apparence gentille-mignonne-cucul comme par exemple un koala ou un chaton).
♥ ♥ Oooooooh! ♥ ♥

Bien. Sur la base de ces trois mécanismes donc, la plupart des gens ont la fâcheuse tendance à former des "couples", temporairement ou durablement. Voire parfois des "trouples", mais c'est plus rare, et ça part plus facilement en cacahuète. Voire des "grouples" mais là ça commence franchement à devenir compliqué, bien que les polyamoureux prétendent que ça marche... admettons. Enfin pour ma part, je me limiterai à des cas standard de "couple" (qu'ils soient homme-femme, homme-homme, ou femme-femme, car ça m'est égal et j'emmerde profondément les Manif' pour tous. Ça c'est dit.) vu que je manque de données sur ces autres relations originales.

Et s'il est un phénomène qui revient fréquemment (il existe des exceptions, mais elles sont tout de même rares), c'est donc celui dit de "l'usure du couple" (rien à voir avec les irritations dues à un excès de youplaboum dans les draps, y a des crèmes pour ça). Dans beaucoup de couples en effet, le lien qui unissait initialement les deux partenaire semble progressivement se distendre, jusqu'à parfois se rompre. Les causes peuvent être diverses :
  • simple disparition de la passion
    Notons quand même que madame tente de se motiver...
  • évolution différente des deux partenaires
    "–Ecoute... euh... je crois qu'on va en rester là hein..."
  • arrivée d'un enfant
    Et je ne parle pas des problèmes avec le cododo...
  • infidélité non tolérée d'un des partenaires (voire des deux)
    Y a pas de petit profit.
  • manque de communication
    Et dans "communiquer", il y a "commu"
  • lassitude liée à la routine
    "–Ecoute, j'en peux plus de cette routine chérie..."
  • inadéquation sur le plan sexuel
    "–Ecoute, il faut qu'on parle..."
  • tentative de meurtre d'un partenaire sur l'autre
    "Finish him!"
  • il n'y avait pas vraiment de couple, c'était juste de la schizophrénie
    "–Si si j'vous jure, il y a une femme qui parle dans ma tête!"
Bien sûr, chaque couple est différent, et devra donc trouver des solutions qui lui sont propres, selon le problème d'origine, mais on peut quand même essayer de dégager quelques généralités :

1. La communication

Je crois qu'ils essaient de communiquer...
Alors oui, je sais, dit ainsi, ça ressemble au bon vieux poncif des familles : "il faut du dialogue au sein du couple bla bla bla". Ouaih. Bin si on vous le répète, c'est que ça ne doit pas être totalement faux... Il est important de maintenir un échange, qui peut avoir tendance à s'amenuiser avec le temps.  Exemples :
  • "Ta journée s'est bien passée?"
  • "Qu'aurais-tu envie que nous prévoyons pour la Saint Valentin?"
  • "Alors? Comment va ta mère?"
  • "Chérie? Pourquoi as-tu rangé le facteur dans le placard de la chambre?"
  • "Et que penses-tu du Boson de Higgs?"
Vous pouvez même y adjoindre des mots doux et des petits surnoms charmants :
  • "He, passe-moi le sel ducon!"
  • "Tu n'as qu'à venir le chercher morue!"

Bon, sinon, vous pouvez aussi parler d'amour! Essayer de sauver la flamme vacillante de la passion, tel le courageux patriote se jetant devant le vil militant anarchiste en train d'uriner sur celle du soldat inconnu.

Et si vous voulez évoquer vos envies, les choses qui vous feraient plaisir, n'hésitez pas :
  • "On se fait un chinois ce soir?"
  • "Mon amour? Je crois que j'aimerais bien voter Jacques Cheminade, pour voir..."
  •  "Mon ange... j'aimerais bien tester quelque chose à trois avec le facteur..."
  • "Chéri, j'ai acheté un gode-ceinture king-size. Ce soir j'aimerais bien tester un truc..."

Par contre les filles, attention à ne pas être trop subtile. Car si de vagues allusions cryptiques paraissent limpides à la plupart d'entre vous, les mâles, quant à eux, sont un peu beaucoup plus basiques au niveau du logiciel, et ont parfois des difficultés à décrypter. La télépathie n'est pas fournie avec l'organe permettant de faire pipi debout. Je vous invite d'ailleurs à lire ce que CatMilf en dit sur son blog, elle l'explique sans doute mieux que je ne le ferais.
Bon après... faut pas forcément voir des allusions là ou il n'y en a pas aussi...

Ok. Donc communiquer c'est important, mais il est un autre élément à ne pas négliger, et qui l'est pourtant beaucoup trop souvent, je veux parler de ...


2. Se maintenir dans une démarche de séduction

Car quand on est un vieux couple, on a tendance à prendre cette situation confortable pour acquise. Alors on se laisse un peu aller : plus de resto (pas le temps avec les gnomes de toutes façons), plus de petit cadeau à l'improviste, plus de fleur, plus de surprise, plus de petits messages coquins, de petits mots doux. La nuisette en dentelle a été remplacée par le pyjama en pilou de chez Kiabi, le boxer "poutre apparente" Calvin Klein a laissé la place au slip kangourou Jean-Marie Bigard special edition deLuxe, et l'on hésite plus à lâcher des caisses sous les draps : c'est la fin du rêve et du romantisme. Bridget Jones s'est faite botoxer, et Mad Max a trop forcé sur la bouteille. Game over.
Oui, je sais, ça envoie du rêve...

Et bien là, moi je dis stop! Ok, vous avez conquis le cœur de votre moitié. Il y a longtemps. Mais ça n'est pas une raison pour vous arrêter là : continuez de le/la séduire. Pensez simplement à toutes ces petits attentions qui montrent que vous pensez à elle/lui :
  • vous êtes levé en premier? Préparez lui le p'tit déj'! Et tant qu'à faire, glissez-y un petit mot doux...
    C'est la minute Mac Gyver : un chalumeau, des outils de modelage, des tartines grillées, et hop : magie!
  • glissez lui de temps en temps un compliment sur son physique (oui, même si vous êtes une fille en couple avec un homme... nous aussi les hommes, nous sommes parfois des midinettes!)
  • je sais, il y a le boulot, les gnomes, les tâches ménagères, le chien à sortir (etc)... mais prenez quand même le temps vous faire un p'tit câlin, un p'tit bisou (d'autant qu'un baiser de 10 secondes permet d'échanger 80 millions de bactéries... non, mais n'ayez pas peur, c'est plutôt bénéfique pour votre santé, et ça vous permet d'accorder votre microbiote intestinal et de digérer les mêmes aliments... c'est-y pas cool?)
  • sortez de temps en temps la tenue sexy qu'il/elle adore et qui va lui faire dire "Graouuuu!"
    Waouh! Sexe tout ça!
  • dédiez-lui une page facebook pour lui prouver votre amour, ça aussi ça envoie du rêve.
Ok. Donc la séduction, c'est bien, mais il reste un autre sujet de désaccord fréquent...


3. Le sexe
Le pictogramme s'impose!

Car si en général le jeune couple s'adonne avec frénésie et passion au jeu de la bête à deux dos, il arrive parfois que la libido connaisse des ratés, ce qui peut créer un malaise dans le couple. Il existe diverses causes à ce phénomène :
  • chez les femmes, la pilule contraceptive (composée d'hormones donc) est souvent liée à une baisse de la libido, et beaucoup trop de gynécologues s'en contrefichent
  • la grossesse (chez la femme, à cause des hormones, mais parfois aussi chez l'homme traumatisé à l'idée de risquer de faire du mal au fœtus... je vous rassure messieurs, elle n'est pas si longue, quoi que vous pensiez).
  • la naissance d'un enfant (chez la femme, à cause des hormones et du traumatisme physique d'avoir démoulé un jambon d'environ 4kg par la choupinette, mais parfois aussi chez l'homme traumatisé d'avoir assisté à la naissance de l'alien l'accouchement... ne riez pas, ça arrive vraiment)
  • la présence de l'enfant (nuits courtes, odeur des changes, faire attention à ne pas faire de bruit pour ne pas le réveiller, toussa toussa...)
  • la routine qui tue le désir (on y revient)
  • l'apparence qui change et peut altérer le désir (embonpoint, perte des cheveux, vergetures, rides, etc...)
  • le manque d'effort pour se mettre en valeur et susciter le désir
  • un problème physique : absence d’érection, ou de lubrification (ce qui peut être douloureux), maladie...
  • etc...
La première chose à faire est, encore une fois, d'en parler à cœur ouvert, pour essayer déjà de comprendre la cause du problème :
  • "Oui, je comprends, la fatigue... mais bon, on pourrait essayer quand même de temps en temps..."
  • "Ah ok, donc c'est juste pour me protéger car tu as choppé le SIDA avec le facteur... ah ah ah, je comprends mieux!"
  • "Que... mais... tu as changé de sexe? Sans me le dire?"
  • "Ok, cododo, cododo, je comprends. Mais bon, il n'a qu'à regarder ailleurs pendant qu'on fait crac-crac aussi..."
    On va pas s'arrêter à ce genre de détails, franchement?
  • "Comment ça mes goûts en matière sexuelle ne te conviennent pas? C'est à cause du fouet, ou de la présence de mes potes Gunthër et Hans que tu dis ça?"
Une fois la cause établie, on pourra essayer de trouver une solution adaptée :
  • changement de contraception (préservatif, stérilet, gel spermicide, ligature des trompes, vasectomie, technique dite "des briques"...)
  • ouverture à de nouvelles pratiques pour briser la routine (arrêter la choucroute avant d'aller au lit, le missionnaire, le kama-sutra, S&M soft ou hardcore, échangisme, triolisme, onanisme...)
  • tentative de réveiller le désir (lingerie sexy, sport/musculation, visionnage de porno, envoi de sextos, dopage à l'ecsta et au viagra, utilisation de GHB...)
  • refiler les gnomes aux grands parents pendant un week end, histoire de pouvoir dormir 48h, se faire une orgie de sexe pendant 48h
  • faire une croix sur le sexe, le macramé c'est bien aussi

Bon ok, mais si les tensions dans le couple sont dues au faux pas de l'un des deux? Je veux parler de...

4. L'infidélité
"–Ah tient!? Bonjour factrice!"

Un problème vieux comme le monde. Alors déjà, je serais tenté de dire que ça dépend si vous vous étiez mis d'accord auparavant sur la question de l'exclusivité des partenaires sexuels. Ça peut sembler idiot, mais certains couples vivent parfaitement bien leur libertinage, ou le polyamour.

En second lieu, et à supposer que vous prôniez cette exclusivité donc, tout dépend si le fautif est un connard (comme le décrit là encore CatMilf) ou pas. Ou une connasse d'ailleurs, hein... ne soyons pas sectaires. Dans le cas contraire, je serais tenté de penser que n'importe qui est susceptible de fauter, le cul cœur a ses raisons que le cortex préfrontal ignore.

Les bonnes questions à se poser ne sont pas :
  • Comment a t-il/elle pu me faire ça? (Il vous faut un dessin?)
  • A t-il/elle pensé aux enfants avant de faire ça? (Pourquoi? Ils ont quelque chose à voir dans cette histoire?)
  • Fait chier, je l'avais vu avant lui/elle! (Trop lent petit scarabée!)
  • J'espère que lui/elle ne sait pas pour mes multiples aventures! (Faites ce que je dis...)
Mais bien :
  • Est-ce que ça change quelque chose à mon amour pour lui/elle?
  • Est-ce vraiment grave, à mon sens, qu'une telle chose se soit produite?
  • Est-ce que je peux continuer à vivre avec lui/elle après ça?
  • suis-je prêt(e) à le/la partager?
  • Mais alors quand je suis tombée enceinte... l'enfant était-il bien le mien puisqu'il avait déjà une maîtresse?
    Non mais ouaih... bonne question!

Bon mais alors, et si malgré tous ces conseils foireux magnifiques conseils, mon couple se sépare, que faire?

Vous pouvez toujours faire appel au magnifique site jerecuperemonex.com et à ses pertinents tutoriels... Non, je déconne, c'est mort. Passez à autre chose.

mardi 25 novembre 2014

La sale ère de la peur

Mesdames, messieurs... la France  a peur.
"Tremblez citoyens! La menace est à nos portes!"
Bon sang mais c'est pas banal ça, me direz-vous! Et de quoi-t-est-ce-donc que la France elle a-t-elle peur alors?

Je ne parle pas ici de simple phobies, que j'ai déjà abordé ailleurs...

Vous n'avez pas dû suivre l'actualité des dernières décennies derniers jours vous : la France a peur de tout. Si si, de tout, je ne rigole pas. Enfin si, je rigole, mais c'est un rire un peu jaune. Car il faut bien le dire chers lecteurs, s'il est un mot qui définit bien notre époque, c'est bien celui-ci : ANXIOGÈNE. Et j'ai parlé de la France, mais objectivement on n'est pas obligés de se restreindre : ça concerne une bonne partie du monde occidental, voire du monde mondial.

C'est sans doute pas pour rien qu'une large part de la population carbure aux anxiolytiques. Bon, en pure perte et avec des effets secondaires désastreux, mais c'est l'intention qui compte hein... Car oui, notre société est anxiogène, et les médias se font un plaisir de nous le rappeler en permanence :
Le problème, c'est que la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine… mène à la souffrance. Et donc...
"La peur est le chemin vers le côté obscur"

Il faut bien dire, et ça on en a déjà parlé avec les hippopotames rouges, qu'il semble considérablement plus facile de faire du ramdam (on dit du buzz parait-il quand on est dans la vibe) avec des "infos" qui se fondent sur de l'émotionnel, que sur des choses faisant appel à l'intelligence (par exemple une brave sonde spatiale qui se pose sur une comète. Ok, c'est pas un bon exemple car cette info là a bien fait le buzz justement... comme quoi).

Et sans surprise, la peur (comme l'envie dans le cas des hippopotames rouges), émane de ce brave cerveau limbique, et plus précisément du complexe amygdalien.
Également surnommé (par moi) : aire cérébrale de la pétoche.
A ne pas confondre avec les amygdales pharyngées qui n'ont rien à voir si ce n'est le nom. Notons que je soupçonne à titre personnel que les nerfs contrôlant vessie et sphincters doivent être branchés directement sur ce complexe amygdalien (de la même façon que les poils du rectum sont reliés aux glandes lacrymales) : ça expliquerait pourquoi on se fait dessus en cas de trouille bleue.

Bref. La peur est à l'origine un mécanisme de protection. L'organisme réagit de façon instinctive à une menace, en produisant de l'adrénaline (surnommée d'ailleurs l'hormone de la peur) pour diminuer le temps de réaction face à cette menace. Et c'est cette même adrénaline qui induit les symptômes cliniques de la peur : tremblote, augmentation du rythme cardiaque, écarquillement des yeux, respiration saccadée,...

Comme c'est un réflexe, ça court-circuite les processus cognitifs ordinaires : le corps réagit avant d'analyser précisément la menace. C'est le mécanisme de "réponse combat-fuite". Et ensuite seulement le cortex, cette grosse feignasse cet inspecteur des travaux finis, va faire son boulot en vérifiant si la "menace fantôme" justifiait réellement d'émettre ces petits bruits de pets liquides. C'est pour ça que ça marche à tous les coups, comme ces images animées qu'on trouve parfois sur les internet. Mais siiii, vous savez bien : ces images où l'on voit un truc style un gamin un peu flippant dans un décor sinistre, on vous demande de vous rapprocher de l'écran et de le fixer pendant 30 secondes, et là paf! Une image qui fiche la frousse apparait pendant une seconde.
Ça marche à tous les coups je vous dit!

En fait, techniquement, il conviendrait donc de se méfier des gens qui disent n'avoir jamais peur : soit ils mentent comme des politiciens, soit ce sont de dangereux psychopathes dont les mécanismes cérébraux sont totalement différents de ceux de l'être humain normal.
"–Ah ah ah, non mais tranquille... j'ai même pas peur d'une éventuelle enquête les copains!"

Le problème, c'est lorsque ce mécanisme naturel commence à être biaisé, soit par un dysfonctionnement interne (phobies, paranoïa, schizophrénie...), soit par des stimuli externes trompeurs (drogues, sons à basse fréquence, images subliminales, livres d'Eric Zemmour, rumeurs médiatiques, touïtes au sujet d'Ebola...).

Pour les causes internes hélas, il n'y a pas toujours de solution idéale : la psychiatrie et la neurologie proposent parfois des traitements ou des thérapies, plus ou moins efficaces, mais ces mécanismes sont encore mal connus, et les résultats incertains.

Pour les causes externes en revanche, il existe une parade absolue qui tient en 3 lettres : UFC!

–Euh... l'Union Fédérale des Consommateurs? Y a un dossier sur "Que choisir" ?

Non, pas du tout.

–Ah... alors peut être... l'Université de Franche-Comté? L'Ultimate Fighting Championship? L'Union des Forces de Changement?

Non. C'est biologique.

–Pfff... l'Urine de Fennec Concentrée? L'Unité Fourragère Cheval? L'Unité Formant Colonie?

Non, décidément vous n'y êtes pas. C'est :

Utilise ton Fucking Cerveau !!!!

Non, sérieux, utilise-le j'te jure!
Car oui, soyons clair, le seul intérêt de faire appel à vos bas instincts tels que la peur, c'est de pouvoir s'affranchir de toute réflexion construite de votre part, ce qui permet :
  1. de faire de l'audience à bon compte et de libérer du temps de cerveau
  2. d'en profiter pour vous placer quelques hippopotames rouges ("L'insécurité vous fait peur? Investissez dans une alarme!", "le popotin de Kim vous subjugue? Mangez des marshmallows!", "Peur des clowns? Votez pour l'Union des Minus Patibulaires / le Parti Sinistré, on les collera au gnouf"...)
  3. de manipuler l'opinion publique, et là plus c'est gros, plus ça passe (souvenez-vous!).
  4. d'abolir tout esprit critique (permettant de faire passer des lois liberticides, d'imposer des "mesures d'exceptions" qui deviennent bien vite la règle, de justifier le reniement à certaines valeurs...), c'est d'ailleurs très bien documenté, parait-il, dans le livre "La stratégie du choc" de Naomi Klein.
Règle n° 1 : On ne parle pas du Fight Club ne jamais croire ce qu'on vous dit sur parole.
–Mais alors, toi tu vas essayer de nous faire croire que tu n'as jamais peur papa Hérisson?

Non mais... vous comprenez ce que vous lisez? La peur est un réflexe! Naturel! Bien sûr qu'il m'arrive d'avoir peur. J'ai même parfois franchement les miquettes! Pire, je dirais que le fait de devenir père m'a sans doute amené à découvrir de nouvelles peurs : celles que l'on ressent pour la sécurité et l'avenir de ses enfants... Pour autant, ça n'est pas la peur en soi qui est mauvaise, c'est de se laisser dominer par elle, en permanence. La peur devrait être un sentiment temporaire, plutôt bref. Il n'est pas normal de vivre en état de peur permanente.

Sauf que justement, on rencontre de plus en plus de ces comportements collectifs, dans lesquels la peur est devenue le moteur quotidien. Pour différentes raisons d'ailleurs! Pour certains c'est :
  • un business : ils vivent de la peur qu'ils suscitent ou entretiennent chez les autres (mafia, terrorisme, prédicateurs de l'apocalypse/gourous de secte, concerts de Justin Bieber...)
    Faut reconnaître, ça fait peur quand même...
  • un mode de vie : toute leur existence tourne autour de la GPA (Grande Peur de l'Apocalypse) zombie/nucléaire/virale/céleste/théorie du genre... Pour certains de ces Survivalistes, cela peut d'ailleurs devenir un business...
    Sans compter le côté fashion à mort des tenues NBC et des M16...
  • une politique : l'essentiel de leurs convictions repose sur la peur de l'Autre, que cet Autre soit homo, étranger, musulman, juif, catho, séropositif, femme, obèse, clown, bimbo psychopathe armée d'un grand couteau...(rayer la ou les mentions inutiles, il est possible de cumuler plusieurs "bêtes noires").
  • Par exemple, cet homme à peur des bougn... auvergnats
Je vais vous dire : je crois sincèrement que notre monde crève de beaucoup de chose, mais s'il doit y en avoir une... une cause principale, initiale à tout cela, je suis bien persuadé que c'est la trouille. Notre civilisation est en train de crever... de trouille. Et je crois qu'on a sérieusement intérêt à stopper cette production mortifère d'adrénaline institutionnalisée si on ne veux pas qu'elle crève... tout court.

D'ailleurs, c'est bizarre comme notre espèce (soi-disant) supérieure est malgré tout toujours esclave de ces mécanismes émotionnels ataviques... Faut sans doute croire qu'on n'est pas si évolués que cela.

Tiens, peut être une piste pour conclure, sachez qu'une étude a montré que l'ocytocine (une hormone liée à l'altruisme, à l'empathie, et... au désir sexuel) avait tendance à diminuer l'activité du complexe amygdalien, et donc à diminuer le sentiment de peur. Moralité : pour lutter efficacement contre vos peurs, faites l'amour, pas la guerre! Ou alors faites des crêpes...
C'est pour une bonne cause : l'avenir de l'huma... des crêpes.

mercredi 19 novembre 2014

La vérité est tailleur, et mon tailleur est riche!

Donc la vérité devrait faire ma fortune.

Il y a quelques jours de cela, Sabine et associés a lancé un truc de ouf sur sa page. Je ne suis même pas sur qu'elle se doutait de l'ampleur que ça allait prendre. Du coup, j'ai décidé de prendre le train en marche et de vous révéler...

10 choses que vous ne savez pas sur moi…

... et qui vont vous faire une belle jambe. Notons que si vous lisez un autre billet de cette série, ça vous en fera deux et ça vous économisera le chirurgien esthétique, vous permettant ainsi d'aller vous la péter sur le dance floor en minijupe ras-la-touffe avec une paire de gambette à rendre Adriana Karambeu verte de jalousie. On dit merci qui?
Merci papa Hérisson!

Allez, on s'accroche bien à l'élastique de son slip, c'est parti!

1– Je ne supporte pas les objets pointus (même juste vaguement pointus : stylo, doigts, menton de frère Bogdanov, etc...) en direction de mes yeux. C'est phobique.
Ok, je vais plutôt regarder les yeux hein...

2– Enfant, j'ai été traumatisé par un épisode de "L'amour du Risque", dans lequel une psychopathe amoureuse de Jonathan tentait de tuer Jennifer à grand coups de couteau de cuisine king size. J'en ai longtemps fait des cauchemars.
Une série qui fait peur!

3– Je souffre du mal des transports depuis aussi longtemps que je me souvienne : les trajets en voiture ont toujours été ma hantise. Bizarrement, je n'en souffre pas quand je conduis. Et depuis que j'ai passé mon permis, ça peut aller aussi quand je suis passager à l'avant et que je regarde la route comme si j'étais au volant. En revanche, si je suis à l'arrière ou que je détourne le regard (pour lire, consulter une carte, râler contre les gnomes qui foutent le dawa à l'arrière, ramasser un doudou tombé, etc...), c'est radical : je suis malade.
T'as pas pris ta cocculine?

4– Je ne peux pas saquer les dogmes. Un dogme, c'est une affirmation gratuite, non démontrée, mais considérée comme incontestable. C'est donc un concentré de bêtise, de stéréotypes, d'idées reçues, d’arrogance, et de refus du dialogue. Mon antithèse quoi! C'est vrai en religion évidemment, mais aussi en politique, en société, et même en science! Alors même que la science, par nature, devrait cultiver le doute et rejeter tout dogmatisme, c'est très loin d'être le cas et on y trouve sans doute autant de dogmes que partout ailleurs. Et ça, ça m'énerve un chouïa...
Viens là le dogme que je te mette ta raclée!

5– Petit, je rêvais d'être savant fou. Bon, j'ai déjà des chats et un petit pet au casque, il ne manque qu'un plan machiavélique pour conquérir le monde. Et des sbires. Plein de sbires. À moustache si possible, je trouve que le sbire à moustache ça a un certain charme désuet. Par contre, ne comptez pas sur moi pour me faire avoir par le premier James Bond venu : pas de plan foireux et super-compliqué pour me débarrasser de lui, juste la bonne vieille balle entre les deux yeux par un sniper à 800m. Fou peut être, mais stupide : non.
Les sbires, c'est essentiel. C'est important de savoir bien s'entourer...

6– J'ai adoré "Le pendule de Foucault" de Umberto Eco. Je l'ai relu plusieurs fois. Ainsi que l'ensemble du cycle de "Dune" de Franck Herbert, "Le Seigneur des Anneaux" de Tolkien et "Le secret de Ji" de Pierre Grimbert. J'ai lu "Twilight" aussi. Et je... je... j'ai bien aimé. Je suis désolé. J'ai honte.
Jacques Dessange aime ça.

7– On m'a déjà proposé de faire un casting pour de la télé-réalité, un truc de rencontres/séduction façon "L'amour est dans le pré" à priori. Ah ah ah! Même pas en rêve! Non sérieux, j'ai mis des gens à sécher dans mon grenier pour moins que ça... Bon, c'était pas à "moi" personnellement, la proposition s'adressait à tous les membres de l'association de Jeu de Rôle que j'ai la folie l'honneur de présider. C'est bien connu : tous les rôlistes sont de jeunes geeks, puceaux, qui rêvent de se mettre en couple avec une bimbo en plastique écervelée qui maitrise la compétence backstab au level 10. Ou pas, puisque plusieurs des membres de mon asso sont en couple, voire ont des enfants. Et on compte un gros tiers de filles. Fumble pour l'agence de casting donc...
"Aaaah, pas de chance Kévin... fumble sur ton jet de Séduction! Tu vas donc quitter l'aventure!"

8– J'adore apprendre des trucs par sérendipité. Et j'adore le mot sérendipité, que j'ai d'ailleurs appris par sérendipité il y a quelques années de cela. Je trouve d'ailleurs que la fonction "article au hasard" de Wikipédia est une excellente source de sérendipité.
Bon, soyons honnêtes, la plupart du temps on tombe sur un article juste chiant.

9– Si je devais choisir un superpouvoir, je ne choisirais pas de voler. C'est moisi, banal, et c'est un coup à se viander un avion ou se prendre un drone dans le croupion. La super-force non plus. C'est trop commun! Et puis ça fait vraiment pouvoir de gros bourrin peu subtil, sans compter que ça se révèle finalement assez peu utile à part pour frimer. L'invisibilité non plus : c'est juste un pouvoir de gros lâche ou de pervers de vestiaire. L'immortalité... bof, j'ai peur que ça me pèse un peu, surtout vers la fin. Le déplacement spatio-temporel (téléportation), ça pourrait être sympa, mais ça me semble quand même vachement risqué. Non, le truc qui me botterait, ça serait un pouvoir de glossolalie. Pas la maladie hein, juste la capacité à parler (et même lire et écrire) n'importe quelle langue! Parce que déjà franchement, en terme de frime c'est la classe internationale. Ensuite, ça permettrait de décrypter des écrits anciens et de percer leurs mystères. En plus, parler une langue, ça reste le meilleur moyen de comprendre une culture, et donc de vivre en paix avec les autres (ou d'insulter leur mère dans un langage inconnu), ce qui est tout de même grave cool. Enfin, si jamais des extraterrestres débarquaient un jour, je serais à l'évidence l'homme de la situation pour leur parler.
Mais tout super héros à sa kryptonite. La mienne, c'est le Skyblog.

10–Maman Koala craque pour l'acteur Jensen Ackles :
Je ne vois vraiment pas ce qu'elle lui trouve...
 Si cet homme me lit un jour, je tiens à ce qu'il sache que je le méprise cordialement. Mais d'une force !!!

Hum... bon... psssst! Pssssssssst! Sérieusement... comment tu fais pour le six-pack là? Parce que moi, j'ai beau essayer de gonfler les abdos, ça remue juste un peu le gras...