vendredi 24 juillet 2015

Des capes et des pets

L'autre jour, mes gnomes ont été invité à l'anniversaire d'un copain de classe, célébré dans un parc à l'occasion d'un pique-nique, au cours duquel ils devaient venir déguisés. En super-héros. Et là, ami lecteur, il te faut te rappeler que je n'ai pas d'antenne télé, et que mes gnomes ne visionnent donc que ce que je veux bien leur montrer. Grosso modo, nous en sommes à la reine des neiges...
Des fois, ça fait envie...
Autant vous dire donc, que lorsque j'évoque le terme de "super héros" avec mes gnomes, ça leur parle à peu près comme si je leur causais d'intrication quantique des particules subatomiques : ils ont beau être plutôt intelligents (normal ce sont mes enfants), ils en sont encore au stade où ils se marrent quand on prononce "crotte de nez" quoi...

Du coup, il a bien fallu :
  1. leur faire un cours accéléré sur ces êtres merveilleux que sont les super héros
  2. leur fabriquer les costumes idoines

Allez, je vous résume :

1. Comprendre les super héros, c'est super facile (c'est comme facile, mais avec une cape)

Le super héros donc, c'est un être pas banal, généralement doté :
  • de superpouvoirs divers et variés
  • d'un costume improbable aux couleurs généralement criardes
  • de sérieux problèmes de confiance dans le couple
  • d'un QI d'huitre
  • et d'un puissant complexe du sauveur.
Cet individu hors normes passe ainsi le plus clair de son temps à sauver (par ordre d'importance croissante) :
  • la ville
  • le monde
  • l'univers
  • ses miches
  • les unaïteud stétsse of américa
  • sa meuf ou son mec (selon)
  • le bon goût vestimentaire 
de différentes menaces plus ou moins crédibles, telles que :
  • supervilains (l'équivalent méchant du superhéros donc)
  • invasions extraterrestres
  • vils terroristes
  • criminels sans scrupules
  • ses propres conneries
  • blogueuse mode...

Prenons quelques exemples.

►Superman
Superman est un extraterrestre humanoïde gominé à gros pectoraux (supergirl aussi, mais pas pareil...) venu de la planète Krypton. Il a atterri enfant et été recueilli par un couple de fermiers du Kansas : Jonathan et Martha Kent. Il passe son temps à sauver la ville de Métropolis de diverses menaces, grâce à ses pouvoirs (super-force, vol, yeux laser, etc...). Notons que Superman porte un costume du plus bel effet bleu et rouge avec une cape (conçu par sa mère). Sa poitrine étant ornée d'un gros "S" comme Superman. Pour qu'on sache que c'est lui, et qu'on ne le confonde pas avec son alter égo, le journaliste Clark Kent qui est aussi son identité secrète.
Ah oui, c'est sur que c'était pas évident...

Alors oui, bon, je sais, les puristes me diront que le "S" ne signifie pas Superman, mais "Kal El" en kryptonien, ce qui est le nom extraterrestre de Superman. Il se ballade donc en permanence vêtu d'une sorte de pyjama sur lequel son propre nom est inscrit en gros. Les kryptoniens doivent être sujets à des problèmes d'Alzheimer, ou je ne sais pas... ou alors, il avait juste été envoyé sur Terre par son père, Jor El, en colonie de vacances (marquage des vêtements obligatoire donc). Dommage que ce dernier n'ait pas pensé à prévenir son fiston pour les bizutages dans les dortoirs : Batman étant redoutable au jeu du tirage de slip, cela explique sans doute une autre bizarrerie dans la tenue vestimentaire de notre héros.
"–Ah la vache! T'abuses là quand même...
–Et ouaih... silent but deadly!"

Accessoirement, je pense qu'en kryptonien, "Kal El" doit se traduire par "Grosse Buse", rapport à l'intelligence limitée de notre héros. Vous allez me dire que pour affirmer cela je me fonde uniquement sur le film "Man of Steel" chroniqué ici par notre Odieux Connard national, mais non, je ne l'ai même pas vu. En fait, il suffit de voir, tous supports confondus (films, BD, séries télé, etc...) avec quelle constance notre héros persiste à attirer les pires emmerdes sur notre pauvre planète. A ce state, on ne sait plus s'il est juste maladroit ou s'il a la poisse. Notons d'ailleurs qu'en Turc, son nom signifie "Main Gauche", ce qui est véridique. Je rappelle en effet que ce (super)mec a :
  • une force surhumaine
  • la capacité de voler
  • une peau résistante aux balles
  • des yeux produisant des faisceaux laser (sympa pour les soirées disco ou les concerts de Jean-Michel Jarre)
  • un souffle surpuissant et glacial (utile dans les maisons de retraite en période de canicule)
  • la vitesse d'une balle
  • le QI d'une moule
Et il se sert de ses pouvoirs pour... rien.Si, arrêter quelques pauvres braqueurs de banque à Métropolis, chercher des noises à un riche industriel (Lex Luthor) ni plus ni moins pourri que des milliers d'autres et sauver régulièrement les miches de sa copine Barbie Journaliste (véritable piège à emmerdes). Sans compter tous les supervilains qu'il draine dans son sillage, et qui veulent conquérir/détruire la terre.
Ah bin c'est du propre! C'est comme ça qu'on refait le monde? Autour du comptoir?
C'est pas comme si avec ses pouvoirs, il pourrait je ne sais pas moi...
  • renverser les dictateurs coupables de crimes contre l'humanité
  • lutter contre le réchauffement climatique
  • stopper les marées noires
  • déposer des icebergs dans les zones désertiques
  • collecter des preuves contre les multinationales qui détruisent l'environnement
  • balancer les stocks d'armes et de déchets nucléaires directement dans le soleil
  • réussir la mayonnaise à coup sûr
Je passe évidemment sur le fait que ce génie pense réussir à cacher son identité secrète de Clark Kent juste en retirant ses lunettes et en mettant un peu de gel capillaire. En même temps, vu que personne ne semble se rendre compte de ce subterfuge en carton, on peut en conclure que si la kryptonite tombée sur terre affecte le physique de Superman, elle agit surtout sur le cerveau des pauvres terriens, devenus d'un coup très très cons. A commencer par Barbie Journaliste qui ne se rend compte de rien alors qu'elle lui roule des galoches sous son apparence de Superman et bosse avec lui sous son identité de journaliste. C'est pas Loïs Lane qu'il fallait l'appeler, c'est Dori la dorade.
"–Némo? C'est toi?
–Ah ouaih quand même... je vais pouvoir me mettre aux lentilles de contact je pense."


J'imagine que, si Superman existait dans la réalité, ça donnerait quelque chose de ce genre :

"Tout de suite, nous rejoignons notre envoyé spécial en direct de Smallville. Smallville où vit d'ailleurs l'un des derniers bouilleurs de cru de l'Etat du Kansas.
–Oui, bonjour Jean-Pierre Pernaut. Je suis en effet à Smallville, près de Smallville pour être exact, devant la ferme de Jonathan et Martha Kent, parents adoptifs de Clark Kent, alias Superman donc, reconnu hier par des collègues de travail. Bonjour Martha Kent! Que pouvez-vous nous dire au sujet de votre fils, Superman ?
–Je... mais... non enfin! Mon fils c'est Clark. Il n'a rien a voir avec Superman, d'ailleurs, il porte des lunettes...
–...
–Et il ne met jamais de gomina dans ses cheveux. Il n'y a aucun rapport entre mon fils et Superman! Ce sont des allégations mensongères!
–... Je vois. Donc : diriez-vous que si Superman est un peu con-con, c'est en grande partie lié à votre éducation?
–Plait-il?
–Et bien oui : il utilise ses pouvoirs à tort et travers, menaçant par exemple le consortium LexCorp™ qui emploie des milliers de personnes à travers le monde, et est un leader mondial des hautes technologies, travaillant même avec le Pentagone? Ou alors faut-il penser que votre fils tente de mettre en péril la défense nationale pour le compte de Krypton ?
–Mais... mais enfin! Non, c'est... Superman tente juste de rétablir la justice et...
–D'accord. Un commentaire, monsieur Kent, sur la déclaration faite ce matin par le Secrétaire à la Défense?
–Euh...
–Pour rappel il a déclaré qu'une unité spéciale de l'armée avait été équipée d'armes à base de kryptonite, et que, je cite : "On ne peut pas tolérer que le représentant d'une espèce extraterrestre, peut-être hostile, réside sur le sol américain en toute illégalité sans réagir. Ce monsieur se faisant appeler 'Superman', et usurpant l'identité du citoyen américain 'Clark Kent' sera donc conduit à Guantanamo, où il sera interrogé afin de déterminer si son espèce représente une menace. le cas échéant, les mesures adéquates seront prises."
–..."

Bon, du coup je ne suis pas sur que mon P'tit Prince ait bien pigé le concept. A priori il a surtout retenu : cape+costume rouge et bleu+héros. Ce qui en toute logique donne ça :
Rends-toi Lex Luthor, j'ai des pépites de chocolat!
Du coup, il était partant pour un costume de Superman. Mais avec une épée. Bon, ok...


►Batman
Batman occupe une place particulière parmi ses congénères en spandex. En effet, il fait partie des rares super héros qui ne disposent d'aucun superpouvoir. A part sa carte American Express Platinum. Enfin si l'on considère que le fait de dilapider son héritage familial en voitures coûteuses, gadgets divers et tenues moulantes de mauvais goût, tout en se couchant à pas d'heure après avoir fréquenté des individus douteux, le tout agrémenté le plus souvent d'interventions de la police, est un superpouvoir. Mais dans ce cas, Paris Hilton peut aller enfiler son costume de superhéros direct.
Mettons que je n'ai rien dit...
Batman donc, c'est en réalité Bruce Wayne, milliardaire playboy, grand patron de Wayne Industries. Tout jeune, alors qu'il mangeait encore ses crottes de nez, petit Bruce a vu ses parents se faire descendre par un malandrin dans une ruelle sombre, tant il est commun pour les milliardaires de s'y promener sans escorte. Suite à cela, prostré chez lui, il marchera malencontreusement dans une grotte (ça nous arrive à tous) remplie de chauves-souris, et se dira que ça serait une bat-idée de dérouiller les vilains façon Bruce Lee en se déguisant en rongeur volant.
"Allez! Viendez les méchants! Je vais vous détruire moi!"

Oui, je sais : moi aussi je soupçonne qu'Alfred avait dû lui filer une dose un peu trop forte de Ritaline®. Car oui :  Bruce Wayne est hyperactif. En tout cas, je ne vois pas d'autre explication au fait que le petit Bruce arrive à suivre un entrainement rigoureux de ninja-béret vert-illusionniste en parallèle de son Master en gestion à la Business School d'Harward (bin oui, vous n'imaginez pas qu'on devient PDG d'un consortium international avec juste un BEPC, même si on hérite des parts dans la société de papa). Notez qu'on l'a échappé belle... imaginez que Bruce se soit cassé la margoulette dans un terrier de ragondins, Ratman aurait semé la terreur chez les vieilles à cheveux bleus de Gotham City, qui craindraient que le justicier masqué aux longues incisives ne refile la leptospirose à Kiki, leur caniche.

Visiblement, ce problème d'hyperactivité ne se résoudra pas à l'âge adulte, puisque notre ami Bruce Wayne arrivera à gérer sa double vie de PDG le jour/justicier la nuit en restant frais comme une jeune fille plongée dans une cuve de Narta® malgré ses deux minuscules heures de sommeil quotidiennes, et ce sans recourir à une intraveineuse de café.

En général, Batman est un superhéros plutôt apprécié du public, parce que :
  1. il est Dark! Et ça, c'est grave le swag.
  2. il n'a pas de superpouvoir, donc on peut s'identifier à lui et s'imaginer maraver les affreux comme il le fait (fastoche : il suffit de suivre un entrainement de ninja. Un tuto sur Youtube devrait faire l'affaire...)
  3. il est riche
  4. il est Dark! Et ça, c'est grave le swag.
  5. son goût prononcé pour les tenues en cuir noir et son air sombre amène à penser que ce "M. Wayne" pourrait bien être connu sous un autre nom auprès d'une certaine Anastasia Steele...
  6. il est considéré comme un superhéros crédible. Dark, mais crédible. Mais dark.
Alors bon, pour la crédibilité, j'ai quand même des doutes, car dans le monde réel, je pense que ça donnerait quelque chose comme ceci :

"Monsieur Wayne?
–Oui Alfred?
–Le commissaire Gordon souhaite vous voir...
–Ah? Bon, faites le entrer.. Bonjour commissaire, que puis-je pour vous?
–Bonjour M. Wayne, ou devrais-je dire... Batman?
–Oh oh oh! Vous êtes drôle commissaire... moi? Batman? Voyons, que me dites vous là? C'est n'importe quoi... d'où tenez vous ça?
–En faisant notre travail de police : le labo a retrouvé et identifié des "résidus biologiques" comportant votre ADN suite à votre dernière "confrontation" avec Catwoman.
–He he... hem... euh, il doit surement s'agir d'une erreur...
–Je ne crois pas non. De toute façon, avec le fait que vous avez toujours pléthore de gadget coûteux et autres véhicules hors de prix, et ce malgré leur destruction fréquente, il nous a été facile de déduire que vous disposiez de gros moyens financiers. Nous avons demandé au fisc de croiser les données sur des mouvements de capitaux suspects. Ça ne nous laissait que trois possibilités : Joseph Blatter, Paris Hilton et vous-même. Or la bat-mobile ne ressemble ni à un ballon de foot, ni à la voiture de Barbie. La conclusion était évidente.
–Euh... c'est Alfred!
–Le vieux domestique tout sec de 80 piges là ? D'ailleurs ça me fait penser que l'inspection du travail veut vous causer à se sujet. Non, sérieusement M. Wayne...
–Je vois, je vois... beau travail commissaire. Et en admettant... vous vouliez me voir pourquoi? Pour me remettre une médaille?
–Non. Je vous mets en état d'arrestation M. Wayne...
–Quoi? Mais attendez, on est dans le même camp! J'arrête les criminels moi aussi!
–Faire le kéké en spandex, j'appelle pas ça faire le boulot de la police. Il y a des lois, il y a des règles M. Wayne. En les transgressant, vous nous compliquez singulièrement la tâche. A votre avis, comment croyez-vous que des types comme le Joker passent leur temps à revenir ?
–Euh... je pensais qu'ils s'évadaient d'Arkham...
–Pas du tout : leurs avocats se font un plaisir de les faire remettre en liberté pour vice de procédure. Bon allez, tournez-vous que je vous passe les menottes...
–Et non! Vous ne m'aurez pas comme ça! Bombe de fumée ninja! Mouahahaha!
*pouf*
*bzzzzzzt*
–Raaaaahrgh!
–Et oui M. Wayne, nous aussi on a nos gadgets. Les électrodes qui viennent de se planter dans votre croupion appartiennent à notre taser dernière génération. L'Electrocutor 20 000®. Pour 20 000 volts. Tiens Bob, remets en donc un coup pour rigoler...
*bzzzzzzt*
–Yaaaarhgh!
–Ah zut... Alfred, allez donc chercher une serpillière, je crois que votre patron a eu un petit accident... il faudrait nettoyer ça avant que la tache ne s'incruste dans le tapis. Et tant que vous y êtes, ramenez-lui donc un slip et un pantalon. Bon, allez zou les gars, on le menotte serré et on l'embarque. Les avocats de Wayne Industries vont pouvoir justifier leur salaire indécent."

Bon, en tout cas Batman, ça semblait convenir à Xéna, qui a donc opté pour ce costume. Enfin Batgirl du coup. Même si je soupçonne que c'est plus le côté chauve-souris/je joue à cochon pendu qui l'a tentée, que le côté superhéros à proprement parler.

Pour info, si vous souhaitez en savoir plus sur la vie privée des Superhéros, je vous invite à consulter l'excellent site Sticky pants (anciennement "le lycra ça colle"). Par contre, c'est un peu NSFW... à éviter avec les gnomes.


Bon, on aurait aussi pu aborder le cas de Tony Stark/Iron Man et de son complexe du tunning, ou de Catwoman, la femme-chat qui, comme son nom l'indique, occupe son temps à se passer la patte derrière l'oreille, à laisser ses poils sur le tapis, et à rouler des galoches à Batman/Bruce Wayne juste après s'être lécher l'a... ahem. On va s'arrêter là hein.

2. Tutoriel : toi aussi, déguises-toi en superhéros

Bon. Pour les costumes, voyons le matériel utilisé :
  • un t-shirt bleu
  • un t-shirt noir
  • un pantalon bleu
  • un pantalon/legging noir
  • un masque/lunette de batman (déjà en stock, mais un truc en carton imprimé peut faire l'affaire)
  • un vieux plaid polaire rouge
  • un vieux drap en satin noir
  • du papier d'imprimante pour transfert
  • un fer à repasser
  • un peu de gel (perso, j'ai utilisé du gel d'Aloe Vera que j'avais sous la main)
Tout d'abord, j'ai recherché sur internet les "logos" de Superman et Batman, avec une assez bonne résolution. J'ai détouré, puis "retourné" les symboles en question avec 'toshop (retourné, car sur le papier transfert, il faut imprimer à l'envers pour que l'image finale soit à l'endroit).


Découpage des logos, positionnement sur les t-shirts, et passage au fer à repasser en suivant les indications. Remarque : n'hésitez pas à choisir des symboles plutôt pétants en termes de couleur, car le fait de les transférer sur des t-shirts colorés plutôt que blancs va pas mal ternir leurs couleurs (par superposition des couches).

Découper le drap et le plaid à la bonne dimension, et, si besoin, faire un point de couture au niveau de l'encolure pour que la cape tienne toute seule (sinon, une épingle à nourrice peut faire l'affaire).


 Et surveillez bien vos gnomes quand ils portent leurs capes, c'est un coup à se pendre ces trucs là!


Pour le P'tit Prince, un peu de gel d'Aloe Vera permet de reproduire la merveilleuse coupe de cheveux gominée de Superman avec sa p'tite mèche.

Et voilà le travail!
La crème de la Justice League of Trifouilli-les-oies



Pour la petite histoire, seuls nos gnomes sont arrivés costumés. Mais la plupart des autres ont fini déguisés à leur tour (après récupération de costumes par les parents) en... Spiderman. Oui. Il devait y avoir 3 Spiderman en plus de notre Superman et de notre Batgirl.

–Bon, mais... dit donc Papa Hérisson, au final, le superhéros le plus fort, c'est lequel?

Fastoche : c'est Mythomane le plus fort!

vendredi 10 juillet 2015

L'arme à l'œil

Les êtres humains sont fascinants! Si si! Ne serait-ce que pour leur extraordinaire inventivité, qui semble ne connaître aucune limite, lorsqu'il s'agit de trouver un moyen efficace de trucider son prochain, et de le faire souffrir. Et en plus, merveille de la société de consommation, plus on se trucide à grands coups d'armes sophistiquées, plus ces dernières deviennent bon marché. Il suffit de voir le succès de la kalach' : environ 100 millions d'exemplaires en circulation dans le monde, soit environ une kalach' pour 60 habitants sur terre...

Je ne sais pas vous, mais moi la prochaine fois que je me retrouve avec plus de 58 personnes autour de moi, je prends la mienne : je préfère être celui qui tient le flingue que celui qui se prend une rafale dans le croupion. C'est d'ailleurs ce qui a poussé les américains à faire le second amendement à leur constitution concernant le droit à porter des armes. Enfin, c'est soit ça, soit une fascination morbide pour la roulette russe.
"Tu vois, le monde se divise en deux catégories mon ami :ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent.Toi, tu creuses."
Bon le problème avec les armes, c'est qu'en général ça tue des gens, et pas toujours les méchants (sauf à supposer que Cabu avait quelques cadavres dans son placard, le coquinou). Et je ne parle même pas des accidents qui font qu'on a plus de chances d'être blessé/tué par son propre flingue que par un psychopathe tatoué aux yeux injectés de sang (bien que cette description puisse probablement s'appliquer à pas mal d'ados un lendemain de soirée...). Du coup, plus il y a d'armes en circulation, plus les chances de se faire trouer la peau sur un malentendu augmentent.
Bien sûr, aucun lien avec cet autre graphique... Non. Aucun.

Et puis, je suis de la génération Mac Gyver, alors du coup, c'est vrai que les armes à feu, j'aime pas trop ça finalement : c'est lâche, gourmand en munitions, ça peut s'enrayer, et ça ne demande aucune subtilité. Tout le portrait des racailles incultes se réclamant soi-disant d'une religion.
Saletés d'incultes! Ou saletés d'un culte, comme vous préférez.
En effet, rien ne vaut la satisfaction de maraver les malandrins au corps à corps, avant de traîner leur cadavre encore chaud dans votre grenier pour un séchage en règle.
Mac Gyver? Non violent? Juste parce qu'il n'utilise pas d'arme à feu? Ah ah ah!
Bref, autant vous dire que chez nous, les gnomes n'ont pas été tellement sensibilisés aux armes, à part éventuellement par le biais de dessins animés présentant de tels ustensiles.
Un flingue qui fait peur.
Aussi, lorsque dernièrement, Xéna a commencé à traverser sa période peur du noir/des monstres sous le lit, j'ai été bien embêté lorsqu'elle m'a réclamé je cite "un pistolet à monstres". On a bien tenté de lui expliquer que les monstres craignaient les chatouilles et les chaussettes sur le nez : ça n'a duré qu'un temps. Et la chaussette de combat ayant montré ses limites (Xéna est passée maître dans l'art martial du Chaussette Kun Do), la course à l'armement a donc dû reprendre. Ne pouvant me résoudre à équiper ma princesse guerrière d'un truc en plastique bas de gamme du commerce ou d'une imitation trop proche d'un vrai pistolet, et la choupette refusant de se limiter à une épée à 4 mains en mousse, il m'a donc fallu me creuser la tête.
Le quoi? Le centre de gravité? Bah, c'est très surfait...

Seule solution, lui fabriquer l'objet de ses rêves. Problèmes :

  1. quel aspect lui donner?
  2. comment lui donner la capacité de lancer des projectiles?
  3. quel type de projectile ? (chaussette?)
  4. comment faire pour que ça reste sans danger?
Et bien la réponse à ces questions se trouve dans le tutoriel ci-dessous (je me permets d'emprunter à Paf-le-Paf son expression de tutokitu, fort adaptée en l'espèce) :

Tutokitu : le Patator® 2000 de chez Acme™ Papa Hérisson

Pour fabriquer un Patator® 2000, il vous faut :

  • du bois (pour ma part, une vieille chute de contreplaqué de 20mm)
  • un tuyau en pvc (chute de tuyau de gouttière de 80mm en l'occurrence)
  • des vis
  • de la peinture en bombe (optionnel, mais ça rend mieux)
  • des ballons de baudruches (genre ballons de fêtes d'anniversaires, je suis sur que vous en avez qui trainent)
  • des œufs kinder (les anciens : les emballages jaunes qui ressemblent à des Minions) pour les munitions
    Ça fonctionne. La preuve...
En outillage :

  • une bonne scie maniable et fine (genre scie à guichet si vous avez)
  • une visseuse/perceuse
  • de la toile émeri (papier de verre)
Et voici comment on procède :

  1. tracer au crayon le contour de la future crosse du patator (de préférence adapté à la taille de main du gnome).Vous pouvez éventuellement emprunter le Browning "baby" de votre dealer de schnouffe préféré comme modèle.
    Évitez juste de prendre le 44 magnum de Dirty Harry comme gabarit, votre gnome aura du mal à tenir le bidule.
  2. découper la forme.
    My name is Bond, Jean Bond.
  3. bien poncer les bords afin de rendre la prise en main confortable.
    A défaut d'être poli, il sera poncé.
  4. découper le tuyau de pvc (25 à 30 cm de long, mais je pense qu'on peut faire moins... disons que c'est bon compromis entre efficacité et aspect "menaçant").
    Après, vous pouvez la jouer "lance-rocket" si ça vous chante, mais j'ai peur que vous perdiez en efficacité.
  5. percer deux trous dans le tuyau à l'aplomb de la future position de la crosse (attention, juste d'un côté, de l'autre, côté qui sera vissé, de simples pré-trous suffiront)
    ♪♫J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous♫♪
  6. peindre les éléments à l'aide de couleurs criardes pour effrayer l'ennemi (technique dite de "Goldorak").
    Astérofulgur!
  7. assembler les éléments en vissant le tuyau à la crosse (le tournevis ou la visseuse passera par les trous fait précédemment).
    Faut pas croire, c'est cogité tout ça!
  8. prendre un ballon de baudruche non gonflé, faire un nœud au niveau de la valve, et découper l'autre extrémité.
    Et couic!
  9. L'enfiler à l'arrière du tuyau.
    C'est facile, c'est comme une capote. Comment vous dites? D'habitude c'est plus petit? Ah non, je ne vois pas...
  10. Prendre votre plus beau feutre pour y inscrire le nom de l'objet de goût que vous venez de créer.
    Nom clairement abusif, puisque l'objet est incapable de lancer une patate. Trop lourd.
  11. Tadaaaam! Vous voilà détenteur d'un Patator®2000. Placer un œuf kinder dans le bidule, tirer sur la valve du ballon, viser, relâcher, et hop.

Merci qui? Merci Papa Hérisson!

vendredi 26 juin 2015

Espèces d'ordures!

Ordures! Déchets humains! Rebuts de la société de consommation! Saloperies! Détritus...
"Moules à gauffres, bachibouzouks!"

–Naméo Papa Hérisson!!! Çavapatatête des fois? Qu'est-ce qu'il te prend d'un coup de balancer des insultes comme ça?

Non ami/e lecteur/trice, contrairement à ce que tu pourrais penser, je n'ai pas succombé à mon tour au syndrome Kevin de la Tourette dont les gnomes sont parfois atteints... Je ne suis pas non plus en train de t'insulter comme du poisson pourri, car si tu es en train de me lire, ça dénote déjà d'un bon goût certain et d'un sens de l'humour subtil et raffiné (poil aux pieds!). En fait, je reviens tout juste de vacances (oui, je sais, je les prend tôt, mais je m'en étais déjà expliqué ici) en Vendée, et je me contentais de te relater ce que j'ai eu l'occasion de rencontrer sur les plages.
Ah... je crois que j'aperçois du sable...

Car oui, les plages (vendéennes en l'occurrence, mais ça n'est sans doute guère mieux ailleurs, bien que je me sois laissé dire que les plages bretonnes sont plus propres...) sont de vrais dépotoirs. Canettes de bière, sacs plastiques (beaucoup), déchets plastiques divers et variés (du morceau de filet de pêche en nylon, aux bouteilles de soda, en passant par les morceaux de polystyrène et fragments de bouée canard), emballages de barres chocolatées, couple exhibitionniste en train de se turluter en public, piles usagées, et j'en passe et des meilleures. Bon, l'honnêteté m'oblige à dire que c'est plus propre en saison. Enfin, d'une certaine façon : bin oui, tourisme estival oblige, il y a plus de détritus, mais en revanche le ramassage par les services de voiries est plus rigoureux.
On vous aura prévenu : les couches de vos gnomes nous emmerderons pour 450 ans environ...

En tous cas, une ballade sur la plage au petit matin est le meilleur moyen de constater que les humains sont des porcs égoïstes l'humanité produit moult déchets, et qu'une partie non négligeable de ceux-ci se retrouvent dans la nature, et en particulier dans l'océan. Il paraitrait même qu'il existe maintenant des continents de plastique! En même temps, ça n'est guère étonnant, lorsqu'on voit la quantité de déchets que j'ai ramassé sur la plage de St Jean-de-Monts en seulement 10 minutes de ballade, sur une surface d'environ 200m sur 10m. Et encore, j'ai pas creusé.

Il faut croire que pour beaucoup de gens, se débarrasser de ses ordures dans une poubelle représente un jeu d'adresse visiblement trop compliqué. Ou alors qu'ils n'ont pas compris que la poubelle c'est le gros bidule rond ou carré qui contient un sac, et pas ce qu'il y a autour. Mais c'est vrai que c'est compliqué...
Ah bin oui, dis donc, c'est plus petit! Donc moins facile... pis des fois elle au moins à pfffou, 10 ou 20 mètres!
En même temps, ne nous voilons pas la face : tous les déchets qui jonchent la plage n'ont pas été laissé sur place. Certains sont amenés, peut être de fort loin, par les courant marins qui charrient les poubelles épaves du monde entier. Il y a une certaine poésie à se dire que le tampon hygiénique sur lequel tu viens de coller ton peton potelé sur une plage française a peut-être été jeté négligemment au Brésil ou en Chine (par où il n'est pas arrivé à pied...). Enfin poésie... c'est peut être un grand mot. Disons... ironie alors? Non plus? Bon, ok, OK : c'est juste de la connerie.
"Made in china?"
D'autant que les questions d'écologie, de sauvegarde de l'environnement, de gestion des déchets, on est quand même vaguement en plein dedans, et que, objectivement, ce genre de spectacle, ça débecte un peu tout le monde :
"Tiens!? Quel drôle de coquillag... ah bin non, c'est un plug anal. Au temps pour moi."

A l'évidence, tout cela devrait amener une sérieuse interrogation sur :
  • la réalité de la gestion des déchets (dans notre pays ou ailleurs)
  • les mesures pédagogiques pour sensibiliser la population à cette question.
Et de ce point de vue, force est de constater qu'il reste encore énormément de progrès à faire. Prenons la base : l'enlèvement des ordures ménagères et le tri sélectif. La loi de juillet 1992 a posé les bases : les collectivités locales sont obligées de pratiquer la valorisation des déchets, la réduction des tonnages et depuis 2002 d'abandonner la mise en décharge des déchets ménagers. Le tri sélectif est donc pratiqué désormais à peu près partout : soit par un enlèvement direct de poubelles triées individuellement, soit par le biais de cuves de tri collectives dont les emplacements sont saupoudrés dans les communes, soit par un tri à postériori (pratiquement jamais, car trop coûteux à mettre en place).

Techniquement, si les collectivités locales (communes ou communautés de communes hein... car c'est plus facile de faire des cochonneries gérer tout ça en groupe) sont donc soumises à l'obligation légale de pratiquer le triolisme sélectif, la loi ne leur impose pas de processus déterminé.Oui, parce qu'en France on aime les choses simples et pratiques : chacun se démerde comme il veut à la one again. Asterix spirit, village gaulois, toussa. C'est donc aux communes de choisir le mode d'action (individuel ou collectif) à sa sauce. Et en toute logique, c'est un grand festival de n'importe quoi de compétition, tant les personnes qui décident quoi faire n'y bitent rien la plupart du temps. A moins qu'elles ne soient simplement manipulées par les grands acteurs privés du secteur (comme par exemple Vérolia® ou Sistita®) dont la probité légendaire force le respect au moins autant que celle d'un Balkani, et qui héritent souvent de délégations de service public bien juteuses, merci au revoir madame. Le grand gagnant n'est donc généralement ni l'environnement, ni le budget communal, ni même le simple bon sens.
Les ordures ménagères, c'est un peu le mythe de Sisyphe actualisé.

Du coup, il est probable que ces dernières années vous ayez connu des changements d'organisation et/ou de tarif au niveau de l'enlèvement des ordures ménagères, simplement en raison de l'évolution de la loi. Dans ma cambrousse par exemple, tout ce bazar a été confié à un syndicat intercommunal, qui a tout changé en mettant en place des bacs de tri collectifs en lieu et place des cagettes individuelles utilisées jusque là. On va dire que c'était pour rationaliser les coûts... sauf qu'au final, ça nous revient plus cher à nous. Je suppose donc que le coût est bel et bien rationalisé, mais juste pas à notre échelon à nous. Dommage. Au final, a donc été mise en place une "Redevance incitative", sous forme d'un forfait incluant un certains nombre de levées (celles en plus étant facturées). Retenez bien le terme choisi, je vais y revenir.
Ni une pipe d'ailleurs.

En toute logique, le Syndicat Intercommunal a donc investi à fond un peu pour encourager un tri efficace et une réduction des déchets, en faisant de la pédagogie intensive avec les usagers par le biais... d'un vague courrier explicatif, sans doute rédigé initialement en Sanskrit, et traduit grâce à Gogole™ Translate. Non, mais je suis vache, y avait des dessins explicatifs. Enfin, un ou deux schémas réalisés sous Paint® quoi. Ok. Admettons, avec internet de nos jours, même si le débit moisi de notre commune indique que la ligne téléphonique utilisée a dû être posée pendant la guerre... enfin la guerre mondiale... enfin la première j'entends, il est facile de se renseigner sur les bonnes pratiques de tri et de réduction des déchets. Ce que nous fîmes avec motivation, maman Koala s'inscrivant depuis sur à peu près tout ce qu'internet doit compter de communautés écolo-bio-zéro déchet. Et le résultat ne se fit pas attendre : non seulement notre volume de poubelle a fondu, mais nous sommes même parvenus à être en dessous du nombre de levées du forfait. Tant mieux puisque la première année, le dispositif prévoyait un remboursement des levées non effectuées.

Deuxième année du dispositif : le Syndicat décide de diminuer le nombre de passages des éboueurs (le ramenant à un par quinzaine au lieu d'un par semaine), ainsi que le nombre de levées inclus dans le forfait (de 24 à 15, soit une dizaine de moins d'un coup). Mais sans diminuer le montant de la Redevance Incitative. Ok, why not, même si ça commence à faire un peu mal au rectum. La tête dans le guidon, nous réduisons encore notre production de déchets (autant le dire, on aimerait bien arriver à zéro, même si c'est quand même chaud patate) : compostage, sac réutilisable, achat en vrac. Bingo : nous sommes à nouveau sous le seuil minimum du forfait. Et là, Redevance Incitative oblige (tout le monde pige bien le terme incitatif? C'est bon? Je continue?) ils nous remboursent donc... zob.

–Zob?

Zob. Que dalle. Rien. Nada. Peau d'balle. Walou. Zéro remboursement. En cette deuxième année, si tu fais mieux que ce qu'on t'impose en terme de réduction, tu as droit à une image panini et une tape sur dos rien du tout. Oh mais voilà qui est super incitatif dites donc! Maman Koala, qui n'a pas sa plume dans sa poche, décide donc de s'en ouvrir au Syndicat en question, qui en substance, lui a répondu que oui,  mais non, c'est comme ça, et que si elle est pas contente c'est pareil, pis que de toutes façons c'est pas possib' que tu ne produises pas de déchets et picétou, et que rembourser les levées non effectuées ça risquerait d'encourager les dépôts sauvages et la fraude, et que du coup, c'est un peu louche qu'on ait si peu de levées et oh dites donc. Alors qu'à l'évidence, leur dispositif dans lequel les éboueurs ne passent plus qu'une semaine sur deux, pas du tout. Ok, les mecs, changez rien, on vous kiffe. Si, quand même, éventuellement, pour le prochain support pédagogique, je suggère l'envoi d'un film informatif sur cassette VHS. Suffit de recycler une vieille vidéo d'entreprise, ça devrait le faire. Ça envoie du rêve.
Message à caractère informatif.
Précision : la loi prévoit certes une TEOM (Taxe sur l'Enlèvement des Ordures Ménagères), exigible dès lors que vous vivez dans une commune, au même titre que la taxe foncière par exemple, que vous fassiez appel au service d'enlèvement des ordures, ou pas. En revanche, la redevance imputable à l'utilisation du service est bien distincte, et ne peut être exigée si l'usager ne fait pas appel au service d'enlèvement. Manifestement, chez nous, le Syndicat fait un peu l'amalgame entre les deux... Dommage car la réduction/valorisation des déchets est un bel objectif.

Vous pensez que cet exemple d'incompétence est rare? Détrompez-vous. En Suisse par exemple, un usager  très impliqué dans la réduction de ses déchets (recyclage, compost, etc), s'est vu menacé par sa commune car... il n'avait pas sorti une seule poubelle depuis le début de l'année. C'était donc forcément un fraudeur. Logique : quand t'es premier de la classe, t'es toujours suspect de tricherie. Pis d'façon, si tu produis pas de déchets c'est que tu consommes pas et que t'es un mauvais citoyen qui ne participe pas à l'économie.C'est quand même marrant cette tendance des autorités à voir les citoyens comme des ennemis et des présumés coupables de fraude, plutôt que comme des alliés objectifs à impliquer intelligemment lorsqu'il faut s'attaquer à ce genre d'enjeux...

Bon certes, il est sans doute illusoire de penser que tout le monde s'impliquerait à fond et qu'il n'y aurait aucune triche, mais j'ai la faiblesse de penser qu'il est plus efficace de responsabiliser les gens en les encourageant et en les impliquant, que de les infantiliser en les matraquant d'interdits, de taxes, et de procédures crétines administratives absconses. Un peu comme les gnomes en fait. M'enfin moi, je dis ça, je dis rien hein...

Tiens, au fait, figurez-vous que pendant mes vacances, je me suis rendu sur la grande plage de St Gilles Croix-de-Vie, et que là, accroché à une poubelle, se trouvait un grand seau en plastique équipé d'une sangle, vous proposant de mettre à profit une ballade sur la plage pour ramasser quelques détritus. Initiative privée d'un membre de la Surfrider Foundation, je le précise. Et bien j'ai eu du mal à remplir le seau : la plage était moins crade que celle de St Jean de Monts. Lien de cause à effet, je ne sais pas : ça reste une goutte d'eau propre dans un océan de déchets, mais bon, c'est un peu le principe du colibri de Pierre Rabhi, si chacun fait sa part, ça ne peut pas faire de tort. Et ça donne le bon exemple. Comme quoi...
#seauplagepropre
En plus c'est une idée applicable partout : forêt, mer, montagne... Tiens d'ailleurs : vous partez en vacances bientôt? Que diriez-vous d'acheter/récuperer un grand seau en plastique, de prendre votre plus beau feutre, d'y inscrire le petit texte qui va bien, et d'accrocher le seau près d'une poubelle publique, dans un endroit que vous aimeriez voir propre ? Ça pourrait être une idée sympa à populariser et pas trop coûteuse non?